Elle s'appelle Ruby (2012) : le test complet du Blu-ray

Ruby Sparks

Réalisé par Jonathan Dayton
Avec Paul Dano, Zoe Kazan et Chris Messina

Édité par 20th Century Fox

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Le 18/02/2013
Critique

Calvin est un romancier à succès, qui peine à trouver un second souffle. Encouragé par son psychiatre à écrire sur la fille de ses rêves, Calvin voit son univers bouleversé par l’apparition littérale de Ruby dans sa vie, amoureuse de lui et exactement comme il l’a écrite et imaginée.

Little Miss Sunshine, le premier long métrage du couple Jonathan Dayton et Valerie Faris, avait été l’un des grands succès surprises de l’année 2006, rapportant 100 millions de dollars (pour un budget de 8 millions) et attirant plus d’1.1 million de spectateurs en France.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux réalisateurs auront mis du temps avant de revenir derrière la caméra puisque six années se sont déjà écoulées. Pour l’occasion, ils mettent en scène un scénario amusant teinté de fantastique écrit par Zoe Kazan, comédienne déjà aperçue dans La Dernière piste de Kelly Reichardt et Les Noces rebelles de Sam Mendes, ici premier rôle féminin et révélation d’Elle s’appelle Ruby. Film sur l’inspiration, l’art, l’angoisse de la page blanche, Elle s’appelle Ruby est également une histoire d’amour inspirée de l’ancien mythe de Pygmalion, où l’auteur tombe amoureux de sa création, ici un écrivain qui voit l’un de ses personnages fictifs prendre vie.

L’acteur qui donne la réplique à Zoe Kazan est Paul Dano, qu’on ne présente plus (The Girl Next Door, There Will Be Blood), déjà présent dans Little Miss Sunshine… et compagnon de Zoe Kazan. Il est certain que le charme pétillant et le naturel des interprètes font beaucoup dans Elle s’appelle Ruby.

Si le film n’est pas dénué de menus défauts, problèmes de rythme dans la deuxième partie, lourdeurs (la visite chez les parents, la fête chez Steve Coogan), ce petit film se laisse agréablement regarder, sans prise de tête. Une fantaisie arty typique du cinéma indé américain, autrement dit classique mais efficace, avec un soupçon de francophilie renvoyant à la Nouvelle-Vague.

Généralités - 3,0 / 5

Le visuel de la jaquette diffère de celui de l’affiche du film qui était nettement plus attractive. Le menu principal est classique, animé et musical.

Bonus - 2,0 / 5

5 modules, chouette ! Oui, mais non. Car en réalité, les documentaires (l’histoire, les comédiens, l’écriture du scénario, le tournage à Los Angeles, le couple à l’écran) regroupés atteignent péniblement les 20 minutes. Ensuite, les propos de l’équipe se révèlent trop entrecoupés d’extraits du film (toujours les mêmes d’ailleurs) pour gagner un peu de temps. De plus, tout le monde raconte l’histoire du début à la fin (ou presque), quelques rares images du tournage parviennent à s’immiscer mais demeurent trop subliminales.

L’interactivité se clôt sur la bande-annonce.

Image - 4,0 / 5

La promotion HD d’Elle s’appelle Ruby sied à merveille aux couleurs acidulées de la photo signée Matthew Libatique, prolifique chef opérateur (collaborateur attitré de Darren Aronofsky), qui trouvent un nouvel éclat. Certes, les séquences tournées en extérieur profitent de l’encodage AVC en mettant en relief les arbres et les parcs de Los Angeles, mais les nombreuses scènes en intérieur témoignent de baisses de la définition qui occasionnent un piqué moindre et une perte des détails. L’image est immaculée, les contrastes corrects, mais nous avons plus l’impression de visionner un DVD sensiblement amélioré plutôt qu’un Blu-ray proprement dit. Notons qu’il s’agit d’un master américain et que les dialogues en français sont sous-titrés en anglais sur l’image.

Son - 4,0 / 5

La version originale (DTS-HD Master Audio 5.1) met KO la piste française (DTS 5.1). Cela est d’autant plus frappant sur la spatialisation musicale. La bande-originale fait la part belle aux chansons françaises, du Quand tu es là de Sylvie Vartan au mythique Ça plane pour moi de Plastic Bertrand sur lequel se déchaînent Zoe Kazan et Paul Dano en boite de nuit (34ème minute). A titre de comparaison, les basses sont nettement plus fracassantes en anglais qu’en français. Le reste du temps, l’action demeure essentiellement canalisée sur les frontales, tandis que les ambiances naturelles et les effets annexes manquent à l’appel. La version française au doublage inapproprié est à oublier illico.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Sabrina Piazzi
Le 22 février 2013
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Elle s'appelle Ruby
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