Warm Bodies - Renaissance (2013) : le test complet du Blu-ray

Warm Bodies

Édition Collector Blu-ray + DVD

Réalisé par Jonathan Levine
Avec Nicholas Hoult, Teresa Palmer et John Malkovich

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 26/07/2013
Critique

Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Perturbée par ses sentiments, Julie retourne dans sa cité fortifiée où son père a levé une armée. R, de plus en plus humain, est désormais convaincu que sa relation avec Julie pourrait sauver l’espèce entière… Pourtant, en cherchant à revoir Julie, il va déclencher l’ultime guerre entre les vivants et les morts. Les chances de survie de ce couple unique sont de plus en plus fragiles…

Remarqué dès son premier long métrage Tous les garçons aiment Mandy Lane qui a révélé Amber Heard, le réalisateur Jonathan Levine a ensuite confirmé avec Wackness et surtout l’excellent 50/50 avec Joseph Gordon-Levitt et Seth Rogen. Pour son quatrième film, le cinéaste signe l’adaptation du roman éponyme d’Isaac Marion, Warm Bodies. Cette histoire fantastique qui raconte la romance entre un zombie, on serait tenté de dire un adolescent comme un autre, prénommé « R » (il ne se souvient plus de son prénom) et une jeune fille bien vivante et très jolie répondant au doux nom de Julie, se voit évidemment comme une relecture amusante de Roméo et Juliette de William Shakespeare, au point d’y faire explicitement référence lors de la scène où Julie aperçoit R sous son balcon. Cette étrange histoire fait également référence à la créature de Frankenstein, le réalisateur Jonathan Levine prenant soin de bien faire évoluer sa « créature » au contact de Julie.

Warm Bodies - Renaissance surprend car le film adopte un rythme lent et compte finalement très peu de rebondissements. Ce qui importe c’est la relation des deux personnages principaux, leur rencontre, la naissance de leur amitié qui laisse place progressivement au sentiment amoureux. Nous sommes loin de la réussite de l’excellent Bienvenue à Zombieland et du grand film, oserons-nous dire chef-d’oeuvre d’Edgar Wright, Shaun of the Dead, mais Warm Bodies - Renaissance intrigue à plus d’un titre. La mise en scène est soignée, l’interprétation excellente avec Nicholas Hoult (X-Men : Le Commencement) et Teresa Palmer (Numéro quatre) au premier plan ainsi que les indispensables Rob Corddry, Analeigh Tipton et John Malkovich de l’autre, les effets spéciaux sont finalement assez limités, les effets gore légers, un humour bon enfant et décalé comme il faut fait souvent mouche et le fait d’adopter le point de vue des zombies eux-mêmes qui discutent entre eux (par grondements et grognements), qui semblent chercher leur place et leur raison d’être après l’apocalypse comme des personnages normaux à part entière, demeure le plus réjouissant du film. Les séquences dans l’aéroport désaffecté sont particulièrement réussies.

Cependant, il manque un petit truc à Warm Bodies - Renaissance pour retenir suffisamment l’attention, notamment durant la deuxième partie trop sage qu’on aurait voulue plus dynamique. Mais bon, le dernier tiers se rattrape du point de vue action, ainsi que sur les affrontements entre zombies et Osseux (les méchantes créatures du film) et le dénouement de l’histoire d’amour. Un bon petit spectacle idéal après une dure journée de labeur en quelque sorte.

Généralités - 3,5 / 5

Le test a été réalisé sur check-disc. Le menu principal est animé, musical, mais peu recherché.

Bonus - 4,0 / 5

Metropolitan assure le service après-vente de Warm Bodies - Renaissance !

On commence par un excellent commentaire audio sous-titré en français du réalisateur Jonathan Levine accompagné du couple vedette Nicholas Hoult et Teresa Palmer. Si le comédien apparaît étrangement en retrait, les deux autres se renvoient la balle constamment autour d’une bonne margarita que l’équipe technique vient leur apporter de bon matin. Les anecdotes fusent, la bonne humeur est constante, les informations sur le casting, l’adaptation du roman d’Isaac Marion, les conditions de tournage, les décors, les effets visuels, les maquillages, les confrontations avec la censure complètent parfaitement le film. Une bonne écoute.

On enchaîne avec un module de 10 minutes consacré uniquement à la genèse du roman Warm Bodies d’Isaac Marion, d’abord publié en 2010 sur Internet sous la forme d’une nouvelle de sept pages intitulée I am a Zombie Filled with Love, devenu ensuite un roman à part entière après l’énorme succès remporté sur la toile. Viennent ensuite les propos de la productrice Bruna Papandrea qui aborde son coup de coeur pour le roman et l’obtention des droits pour le transposer au cinéma. Le projet a ensuite été proposé à Jonathan Levine qui a signé lui-même l’adaptation. Les thèmes y sont largement développés à travers un entretien avec l’auteur lui-même, illustré par des images de tournage du film.

L’éditeur joint une série de modules promotionnels mais bien fichus centrés sur le couple R et Julie (16’), le casting du film (17’), les maquillages (10’), les lieux de tournage (15’), les armes et les cascades du film (10’), la création des Osseux (7’), les coulisses filmées par Teresa Palmer via son smartphone (13’), une interview décalée de Rob Corddry sur son rôle (5’). Tous les comédiens du film, le réalisateur et les responsables des différents départements (décors, photos, effets spéciaux, maquillages) apparaissent au moins une fois à travers ces documentaires conséquents et richement illustrés. Dommage que le passage de pommade soit encore une fois trop présent et que les images de tournage soient souvent redondantes. Le plus impressionnant reste le module consacré aux lieux de tournage, en particulier dans l’aéroport abandonné de Montréal-Mirabel qui avait déjà servi pour le tournage du Terminal de Steven Spielberg.

Nous n’échappons pas aux sempiternelles scènes coupées (11’) disponibles avec le commentaire audio de Jonathan Levine en option. Nous retiendrons une scène d’ouverture alternative qui présentait les Osseux de manière plus traditionnelle et en plein jour, ainsi qu’une séquence plus explicite où R déguste le cerveau de Perry et y voit de nouveaux souvenirs. Une sympathique fin alternative où les humains et les zombies se rencontrent est également à voir.

L’interactivité se clôt sur un bêtisier rigolo (5’), un lot de bandes-annonces et des liens internet.

Image - 4,5 / 5

Le master HD dépasse toutes les attentes et restitue merveilleusement les partis pris esthétiques stylisés du grand chef-opérateur Javier Aguirresarobe (Les Autres, Parle avec elle, La Route), d’autant plus que Warm Bodies - Renaissance se déroule essentiellement dans un environnement grisâtre et crépusculaire. Cela n’empêche pas que le piqué demeure souvent vif et acéré. La colorimétrie se révèle joliment glacée, les contrastes d’une rare densité, la compression solide comme un roc et la définition subjugue à chaque plan. Toutefois, le rendu n’est pas optimal et certaines séquences posent quelques problèmes avec une gestion aléatoire des noirs, ainsi qu’une perte des détails. Rien de bien rédhibitoire ceci dit.

Son - 4,5 / 5

Voici un mixage qui ne fait pas dans la demi-mesure ! La piste anglaise DTS-HD Master Audio 7.1 se révèle saisissante à tout point de vue et fait surtout la part belle à la bande originale mixant le Midnight City de M83 avec le Hungry Heart de Bruce Springsteen ou le Shelter from the Storm de Bob Dylan. Les dialogues sont ardents sur la centrale, tandis que les frontales et les latérales n’ont de cesse de s’affronter lors des séquences d’action de la dernière partie. Le caisson de basses en profite pour s’inviter joyeusement à cette bataille. Le doublage est médiocre et le mixage français DTS-HD Master Audio 5.1 pousse un peu trop les dialogues à l’avant au détriment d’une harmonie concrète. Dans les deux cas, l’immersion est indéniable mais nettement supérieure en version originale. L’éditeur joint également une piste française Audiodescription encodé en Dolby Digital 2.0, ainsi que les sous-titres français destinés au public sourd malentendant.

Crédits images : © 2012 Summit Entertainment, LLC.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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Franck Brissard
Le 26 juillet 2013
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