He Got Game (1998) : le test complet du Blu-ray

Réalisé par Spike Lee
Avec Denzel Washington, Ray Allen et Milla Jovovich

Édité par Filmedia

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Le 26/08/2013
Critique

Lorsque son père Jake sort de prison, Jesus Shuttlesworth ne saute pas de joie. Cet homme est l’assassin de sa mère et l’a contraint à se prendre en charge, lui et sa petite soeur. Pour ne pas retourner derrière les barreaux d’ici une semaine, Jake doit convaincre son fils d’accepter l’offre du gouverneur : intégrer l’équipe de basket de l’université d’Etat. Une mission d’autant plus délicate que Jesus est le jeune joueur le plus convoité du pays, celui que toutes les équipes, tous les agents et toutes les fédérations courtisent à coups de millions de dollars…

Spike Lee a toujours été fan de basket-ball. Avec He Got Game, il décide de rendre hommage à ce sport national à travers le portrait d’un père et de son fils, incarnés respectivement par Denzel Washington et Ray Allen, véritable joueur de la NBA et champion olympiques des Jeux olympiques d’été de 2000, qui se révèle fort convaincant devant la caméra.

S’il est indéniable que le réalisateur aime ce sport, He Got Game pèche par son côté soap opéra marqué par une musique aussi omniprésente que déplacée, ainsi qu’un côté mielleux qu’on ne lui connaissait pas forcément. Les comédiens sont très bons, le duo d’acteurs déjà mentionné mais également Milla Jovovich, très émouvante dans le rôle d’une prostituée battue par son mac, ainsi que Rosario Dawson en jeune fille prête à tout pour s’en sortir.

Honnêtement, le scénario ne brille pas par son originalité et la mise en scène souvent proche du clip vidéo a déjà pris un sacré coup de vieux, car trop marquée par son époque. Qui plus est, He Got Game est un film long, très long (2h10) et le réalisateur aurait gagné à resserrer son attention sur les deux personnages principaux plutôt que de s’en éloigner à plusieurs reprises à cause de multiples personnages ou en chargeant un peu trop la barque sur les dérives du basket-ball professionnel.

Malgré tous ses défauts, He Got Game demeure un film attachant sur le pardon et la rédemption, un brin caricatural certes et « religieusement » appuyé (le joueur prodige s’appelle Jesus et sa soeur Mary) mais indéniablement sensible et sincère.

Généralités - 3,5 / 5

On sent un truc qui cloche sur la jaquette. La tête de Denzel Washington semble coller sur un buste qui ne lui appartient pas. La jaquette est glissée dans un boîtier classique de couleur noire. Le menu principal est animé sur le He Got Game de Public Enemy.

Bonus - 2,0 / 5

Nous trouvons un montage de 10 minutes compilant des images de tournage brutes. Le tube de Public Enemy passe en boucle (ce qui est un peu fatigant à force) mais les images permettent d’apprécier l’envers du décor et l’ambiance sur le plateau. Notons que les propos ne sont pas sous-titrés.

Si vous n’en avez pas assez du He Got Game de Public Enemy, soyez rassurés, l’éditeur joint également le clip vidéo d’époque (4’).

De rapides entretiens avec Spike Lee (3’), Denzel Washington (2’) et Ray Allen (2’) sont également disponibles. Filmés sur le plateau, les intervenants expliquent rapidement la relation des personnages et leurs motivations.

Image - 3,0 / 5

La jaquette annonce un nouveau master HD, au format 1080i. Nous ne savons pas quelle est la différence avec celui sorti en 2012 chez le même éditeur, mais toujours est-il que l’élévation Haute Définition pour He Got Game demeure extrêmement limitée. Alors certes la propreté est de mise, l’éclat des scènes diurnes flatte souvent la rétine et les couleurs semblent retrouver une certaine vivacité, notamment les teintes rouges qui sautent aux yeux. Mais le piqué reste le plus souvent émoussé, la gestion des contrastes est aléatoire, tout comme celle du grain trahissant un bruit vidéo sur tous les plans de ciel. Toujours est-il que la stabilité est de mise grâce à l’encodage AVC, les quelques images d’archives s’intègrent bien aux prises de vues de Spike Lee même si elles demeurent évidemment désaturées ou griffées. Enfin, il n’est pas rare que la définition chancelle au cours d’une même séquence, entraînant quelques flous sporadiques.

Son - 3,5 / 5

Les pistes anglaise et française bénéficient d’un écrin acoustique DTS-HD Master Audio 5.1. Etonnamment, la langue de Molière l’emporte du point de vue ardeur et délivrance des effets latéraux. Plus percutante, cette version au doublage réussi offre un plus grand confort phonique, même si l’essentiel du mixage demeure canalisé sur les enceintes frontales. Toutefois, la version originale lui dame le pion du point de vue homogénéité entre les dialogues, les effets et les ambiances. Dans les deux cas, la musique quasiment omniprésente est plutôt bien restituée, mais nécessite que l’on jongle constamment avec le volume puisque certaines envolées détonnent par rapport au reste. Le caisson de basses intervient aux moments opportuns, notamment lors de l’usage de la chanson He Got Game de Public Enemy.

Crédits images : © Filmedia

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Franck Brissard
Le 26 août 2013
Pas de commentaire.
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Eric
Le 19 janvier 2005
Pas de commentaire.

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