Mad Max - L'intégrale

Mad Max - L'intégrale (1985) : le test complet du Blu-ray

Édition Prestige

Réalisé par George Miller (I)
Avec Mel Gibson, Joanne Samuel et Bruce Spence

Édité par Warner Bros. Entertainment France

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Le 04/10/2013
Critique

Ce coffret contient 3 films :
Mad Max (1979) :
Sur les autoroutes désertées d’une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surpuissants. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent…

Mad Max 2 : Le Défi (1981) :
Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d’une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d’une citerne de raffinerie.

Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre (1985) :
Max, de retour, s’est fait dépouiller de son maigre bien. Suivant le voleur, il arrive à la Ville du Troc, où règne Entity. Celle-ci l’engage pour qu’il la débarrasse de Master et Blaster, rois du Monde souterrain. N’ayant voulu tuer Blaster, Max est abandonné en plein désert, d’où il ressurgit à la tête d’une troupe d’enfants pour faire exploser la Ville du Troc.

Jusqu’en 1999 et l’arrivée du Projet Blair Witch, Mad Max de George Miller est resté le film indépendant le plus rentable de l’histoire du cinéma avec des recettes avoisinant les cent millions de dollars. Tourné avec un budget dérisoire d’environ 350 000 dollars, ce film d’anticipation aura révélé un jeune comédien australien âgé de 23 ans, Mel Gibson, et connu un succès mondial, y compris en France où il aura attiré plus de 2,5 millions de spectateurs, même si le film était auparavant sorti dans une version amputée de ses scènes les plus violentes et surtout classé X.

Ce premier volet d’une des plus célèbres sagas du cinéma demeure une oeuvre visionnaire, sensorielle, fabriquée avec quelques bouts de ficelle mais portée par un rythme trépident, une énergie redoutable et une rage de filmer qui se voit à chaque plan. Pour son premier long métrage, George Miller réalise un vrai coup de maître, un électrochoc qui pose les bases d’un univers qu’il sublimera dans le deuxième volet réalisé deux ans plus tard, Mad Max : Le Défi.

Dès la première séquence du premier opus, le spectateur est littéralement happé dans une société futuriste en proie à la violence routière où les psychopathes et les dégénérés sont lancés à toute berzingue sur l’asphalte surveillée par une police des routes, dont le jeune Max, marié et père d’un petit garçon. Après l’assassinat de sa famille, Max devient « Mad Max » et n’aura de cesse de vouloir se venger en cherchant désespérément à avancer sur la route au volant de sa voiture Interceptor alors que l’essence est devenue rare et le bien le plus précieux.

Mad Max, Prix Spécial du Jury du Festival international du film fantastique d’Avoriaz en 1980, est un film mené à cent à l’heure, dont la violence provient surtout du montage frénétique de George Miller plutôt que par ses scènes explicites.

Mad Max 2 : Le Défi rebaptisé The Road Warrior pour sa sortie américaine - ou comment distribuer la suite d’un film qui n’a fait aucune entrée sur le sol de l’Oncle Sam - transforme ce remarquable essai en chef d’oeuvre. Le héros erre sur les routes d’un désert ravagé par une guerre nucléaire. Post-apocalyptique, ce superbe film d’action teinté de western et de film d’horreur éblouit toujours autant les spectateurs d’aujourd’hui et n’a de cesse de faire de nouveaux adeptes. L’essentiel de l’action se focalise sur la possession d’une citerne et une raffinerie, le pétrole étant devenu la plus grande valeur dans un monde dévasté. Max est de retour mais ne souhaite qu’une chose, conduire, loin de tout, de ses démons, de son passé et même de lui-même puisque son prénom est à peine évoqué dans cette suite. Qu’importent les problèmes, les rencontres, les appels au secours, Max, l’homme sans nom quasi-mutique, The Road Warrior, est à la recherche d’un bidon d’essence pour pouvoir continuer sa route et c’est tout… mais une rencontre avec une communauté qui doit affronter des pillards va lui faire retrouver cette humanité qu’il croyait perdue.

Doté d’un budget dix fois supérieur et encore plus furieux que le premier volet, Mad Max 2 : Le Défi est une oeuvre exceptionnelle. La longue, épique et virevoltante poursuite finale de près d’un quart d’heure dans des décors ahurissants de beauté reste encore une référence du genre dystopique.

Ce n’est pas le cas du troisième volet, Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre, coréalisé par George Miller et un certain George Ogilvie, sorte de remake éhonté du deuxième opus, mâtiné de références aux Aventuriers de l’arche perdue et Le Retour du Jedi. Mel Gibson apparaît guère concerné par ce qui se passe. Si le premier tiers contient son lot de rebondissements et de scènes d’action bien menées, le reste n’est qu’ennui et redondances, d’autant plus que l’Interceptor n’apparaît pas et que Mel Gibson tient à peine le volant. Un Mad Max sans bagnole sur la route n’est pas un Mad Max, même si la poursuite finale sur les rails, copier-coller du final du deuxième volet, est plutôt bien menée, mise en scène et en musique par Maurice Jarre, autoparodiant d’ailleurs sa partition de Lawrence d’Arabie.

Max se contente d’aider une tribu qui voit en lui le messie qui les mènera en Terre Promise comme l’indique une prophétie. Gloups ! Si les moyens se voient à l’écran avec des figurants à foison et que le duel dans le Dôme du tonnerre éponyme est amusant, le soufflé retombe rapidement. Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre est un film peu apprécié et les années qui passent n’ont pas été tendres avec cet épisode.

En attendant Mad Max : Fury Road avec Tom Hardy qui reprend le rôle-titre sous la direction de George Miller.

Présentation - 3,5 / 5

Les Blu-ray reposent dans un boîtier classique de couleur bleue. La jaquette est attractive. L’ensemble repose dans une petite imitation d’un jerrican d’essence, beaucoup plus petit qu’attendu. Les menus principaux sont tous aussi laids les uns que les autres, fixes et muets qui plus est.

Bonus - 2,0 / 5

Pour Mad Max, contrairement à l’édition américaine, celle-ci ne contient que la bande-annonce. Le making of rétrospectif et autres trésors manquent à l’appel, sans doute pour une question de droits.

En revanche, le commentaire audio sur la galette de Max Max 2 : Le Défi est disponible, mais Warner oblige, ce supplément réalisé par George Miller et son caméraman Dean Semler, pourtant riche en informations et en anecdotes diverses sur les conditions de tournage, n’est pas sous-titré.

Le seul bonus sous-titré de Max Max 2 : Le Défi est une introduction rapide et concise du film par le célèbre critique Leonard Maltin (4’) qui replace le film de George Miller dans son contexte.

La bande-annonce est également disponible pour le deuxième et le troisième opus. C’est d’ailleurs la seule interactivité pour Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre.

Pourquoi une édition aussi vide ??? A quand une édition collector digne de ce nom ???

Image - 4,5 / 5

Mad Max : 4/5 
Max Max 2 : Le Défi : 4,5/5 
Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre : 4,5/5 

L’élévation HD (codec AVC) sied très bien à la trilogie de George Miller. La magnifique photo vaporeuse de David Eggby (Pitch Black, Riddick) pour le premier et violemment contrastée de Dean Semler pour les deux autres opus, surtout Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre, sont excellemment restituées avec tous leurs partis pris esthétiques originaux. La propreté des copies est de mise, les couleurs (bleue, rouge, jaune) et les contrastes sont relevés et le piqué impressionne souvent à l’instar des séquences en forêt dans le premier, les scènes de poursuites pour Le Défi et les séquences dans la porcherie du Dôme du tonnerre. A ce titre, le deuxième volet offre un contraste saisissant entre le ciel bleu azur et la terre ocre, tandis que le troisième, le plus sombre de la trilogie, offre des noirs plus denses que les deux premiers.

Le cadre large n’est pas avare en détails, la profondeur de champ est superbe et maintenue, les textures sont palpables (les cheveux, les tissus, le bitume, la pierre, le métal, la rouille), le grain original est flatteur et même si les visages apparaissent un peu rosés, certains plans nocturnes poreux ou tremblant légèrement, surtout pour Mad Max 1 & 2 (et la première séquence du 3), l’apport HD demeure indispensable pour les aventures du Road Warrior !

Un sacré beau lifting ! Notons que l’édition Blu-ray de Max Max 2 : Le Défi est quasi-identique à celle éditée en 2007 hormis le codec AVC qui a pris la place du VC-1 précédent. Au jeu des comparaisons, l’image du troisième film, plus récent et ayant bénéficié d’un budget nettement plus élevé, l’emporte du point de vue définition et fluidité à l’instar de l’arrivée de Max à Bartertown qui n’a rien à envier du point de vue beauté à une édition Blu-ray d’un film contemporain.

Son - 4,0 / 5

Pour Mad Max, seule la version originale doublée en « anglais-américain » dispose d’un écrin DTS-HD Master Audio. En effet, rappelons qu’en raison de l’accent australien des comédiens jugé trop prononcé par la Warner, un doublage du film a été réalisé pour la sortie américaine du film de George Miller. Cependant, cette option acoustique n’est pas la plus naturelle et demeure souvent marquée par des résonances. Nous ne saurons que trop vous conseiller de vous reporter sur la version anglaise « australienne » encodée en Dolby Digital 5.1, plus homogène dans son rendu des voix (faible en DTS-HD), des effets latéraux et des frontales. Dans les deux cas, le thème musical de Brian May est bien aidé par l’ensemble des enceintes, même si l’ensemble est dirigé sur les avant, tandis que le caisson de basses rugit grâce aux moteurs des bolides lancés à toute berzingue sur l’asphalte. A côté, la version française 1.0 fait pâle figure, mais le doublage est très réussi. Notons également que des sous-titres français apparaissent parfois alors qu’il n’y a aucun échange entre les personnages, comme si la traduction écrite avait été réalisée via la version française du film.

C’est kif-kif en ce qui concerne les DTS-HD Master Audio 5.1 de Mad Max : Le Défi et Mad Max : au-delà du Dôme du Tonnerre. Le spectacle acoustique est largement assuré, dense, souvent percutant. Sur les deux titres, la version française est distribuée en DD 2.0 de bon acabit mais qui qui peine à sauver les meubles sur les scènes agitées à l’instar des séquences de poursuites à la fin du 2e et 3e opus, surtout pour Le Défi avec sa longue et phénoménale poursuite du camion-citerne. Notons que l’ancienne édition HD de Mad Max : Le Défi proposait la version originale en Dolby Digital 5.1, bévue enfin réparée pour cette nouvelle édition.

Les compositions de Brian May pour Le Défi et de Maurice Jarre pour Sous le dôme du tonnerre avec ses références évidentes à Lawrence d’Arabie, sont magnifiquement délivrées par des enceintes savamment ouvertes qui instaurent un confort phonique fort agréable, le tout soutenu par le caisson de basses avec ses vrombissements. Seuls les dialogues auraient mérité d’être plus relevés sur la centrale. Mais bon, on ne va pas se plaindre. Et puis, c’est bien la première fois que nous pouvons entendre le cultissime We Don’t Need Another Hero de Tina Turner avec autant de peps !

Crédits images : © Warner Bros

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Franck Brissard
Le 4 octobre 2013
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jean-michel
Le 18 janvier 2004
Pas de commentaire.

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