L'Effaceur (1996) : le test complet du Blu-ray

Eraser

Réalisé par Chuck Russell
Avec Arnold Schwarzenegger, James Caan et Vanessa L. Williams

Édité par Warner Bros. Entertainment France

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Le 21/11/2013
Critique

Lee Cullen, cadre de la Cyrez, importante société d’armement américaine, découvre par hasard que ses patrons sont impliqués dans un trafic d’armes et s’apprêtent à livrer des armes très sophistiquées à des trafiquants russes. Elle prévient aussitôt le FBI et réussit à recopier sur deux disquettes les preuves de ce trafic. Surprise, elle prend la fuite sous la protection du FBI. John Kruger, surnommé l’Effaceur, qui assure la sécurité d’informateurs impliqués dans les grandes affaires criminelles, va la prendre sous sa protection.

En 1994, Arnold Schwarzenegger sort du carton mondial de True Lies. La cinquantaine approchante, le Chêne autrichien tente un petit détour par la comédie. Ce sera Junior d’Ivan Reitman, qui ne rencontre pas le même succès que Jumeaux, malgré le duo reformé avec Danny DeVito. Les fans hurlent au scandale, Arnold les rassure en disant qu’il fera bientôt son retour dans un film d’action.

Le réalisateur Chuck Russell vient lui de connaître un succès inattendu avec The Mask, faisant de Jim Carrey une star planétaire. Réalisateur de Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar et de l’excellent remake Le Blob, la Warner lui confie la direction du thriller d’action intitulé L’Effaceur, véritable véhicule de star pour Schwarzy. Doté d’un budget de 100 millions de dollars et d’un script écrit par Walon Green, le scénariste de La Horde sauvage et Le Convoi de la peur, Chuck Russell signe avec L’Effaceur un des meilleurs films de la carrière d’Arnold Schwarzenegger.

Ce dernier assure comme un roi pendant près de deux heures. Décontracté, sourire en coin, toujours une vanne préparée à l’avance, Schwarzy a l’air de vraiment prendre son pied dans L’Effaceur, nous aussi d’ailleurs. Bien que la musique d’Alan Silvestri soit loin d’être réussie et que les effets spéciaux aient déjà pris un petit voire un sacré coup de vieux - bonjour les images de synthèse ! - Arnie se trouve savamment épaulé par la belle Vanessa Williams, ex Miss America, James Caan dans le rôle du pourri de service, James Coburn qui passe royalement le flambeau de la série B à son disciple, sans oublier les tronches de Robert Pastorelli et Joe Viterelli, tous deux disparus depuis.

Sur un rythme trépident, Chuck Russell enchaîne les séquences d’action les plus irréalistes possibles et cela fonctionne car L’Effaceur n’a aucune prétention d’être crédible pour un sou, seulement destiné à rentabiliser le prix du ticket de cinéma et le popcorn en sus et au spectateur. De ce point de vue là, L’Effaceur est un pur plaisir de cinoche, un des films les plus divertissants avec Schwarzenegger. Les séquences du saut en parachute ou celle où L’Effaceur s’arme de deux canons électriques, ou rail guns pour les initiés, valent leur pesant de cacahuètes.

Si le film rentabilisera juste assez son budget aux Etats-Unis, le reste du monde accueillera le film à bras ouverts, y compris en France où il attirera près d’1,5 millions de spectateurs en août 1996. De son côté, Arnie tente à nouveau le virage - sans succès - de la comédie avec La Course au jouet, avant d’aller congeler Batman & Robin dans le film du même nom, ce qui accélérera le déclin de sa carrière avec La Fin des temps, A l’aube du sixième jour, Dommage collatéral, avant de finalement se lancer en politique, non sans avoir au préalable repris son rôle de Terminator dans l’excellent Soulèvement des machines. Nous terminerons en disant que la version française est également monumentale avec un très grand Daniel Beretta qui livre une remarquable performance.

Technique - 5 / 10

Le visuel de la jaquette reprend celui de l’affiche américaine, nettement plus élégante que son homologue française. Point de menu principal à l’horizon mon Capitaine ! L’accès au chapitrage et au menu des langues se fait via le menu contextuel.

Voici un Blu-ray qui a mis du temps à arriver sur le marché français, d’autant plus que l’édition DVD de L’Effaceur remonte à mars 1999 ! Seulement voilà, l’édition HD qui débarque chez nous en 2013 est la même que celle sortie aux Etats-Unis en 2008, à l’époque où Warner misait encore tous ses deniers sur un codec VC-1 peu solide. Nul changement, il s’agit ici du même codec et l’image de L’Effaceur peine sérieusement à trouver un équilibre. Toutes les séquences d’action ayant nécessité le recours aux effets visuels décrochent par rapport au reste, à l’instar des scènes avec les fusils futuristes. Les contrastes sont déséquilibrés, le piqué émoussé, la définition chancelle, le grain s’épaissit.

Pourtant, tout n’est pas à jeter. Les détails sont nettement plus probants sur les séquences diurnes, mais tout ceci demeure anecdotique. Le cadre large aurait pu être plus attractif, la copie est propre, les ambiances nocturnes sont attrayantes, heureusement d’ailleurs car le film se passe souvent de nuit, tandis que certains plans tournés devant un Blue-screen - c’était la couleur à l’époque - posent problème comme lors de la confrontation entre Vanessa Williams et James Cromwell (19e minute), trop lumineuse et manquant cruellement de naturel dans la gestion colorimétrique. Pour répondre simplement à la question, oui, cette édition surpasse quand même celle du DVD. Mais il ne faut pas être trop exigeant, d’autant plus que les crocodiles en images de synthèse apparaissent encore plus faux qu’à la sortie du film.

Cette fois encore on remonte quelques années en arrière. On ne trouve pas de mixage DTS-HD Master Audio pour la version originale, mais une Dolby TrueHD qui peine parfois à créer une véritable spatialisation. Les basses sont correctes, assurant le minimum syndical, la balance frontale fait le travail, mais les latérales sont un peu à la traîne. Les séquences d’action auraient mérité nettement un meilleur traitement, d’autant plus que la Dolby Digital 5.1 également disponible pour la version anglaise n’a souvent rien à envier à la Dolby TrueHD ! Le mixage français dispose d’un encodage Dolby Digital 5.1 assez pétaradant dans son genre, même si les ambiances sur les enceintes arrière demeurent cette fois encore assez limitées.

Crédits images : © Warner Bros.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
5 / 10
Avis

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Giuseppe Salza
Le 16 novembre 2013
Pas de commentaire.
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Franck Brissard
Le 12 novembre 2013
Pas de commentaire.

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