Fast & Furious 6 (2013) : le test complet du Blu-ray

Furious 6

Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - Édition boîtier SteelBook

Réalisé par Justin Lin
Avec Vin Diesel, Paul Walker et Dwayne Johnson

Édité par Universal Pictures France

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Le 27/09/2013
Critique

Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauffeurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.

Depuis 2001, la franchise Fast & Furious s’est imposée comme l’une des plus lucratives de l’histoire du cinéma. Le phénomène est assez rare pour être signalé, depuis le quatrième opus en 2009, chaque opus aura fait plus de recette que le précédent, le cinquième épisode ayant engrangé plus de 600 millions de dollars à travers le monde. Même chose concernant les budgets qui se sont littéralement envolés entre le premier, réalisé à l’époque pour seulement 38 millions de dollars, le sixième étant estimé à 160 millions. Il faut dire que l’arrivée de Dwayne Johnson dans l’équipe aura aidé la saga à trouver un nouvel élan, tout en attirant de nouveaux spectateurs.

Fast & Furious 6 ou Furious 6 devrait-on dire, est l’épisode censé clôturer la « trilogie » amorcée avec Fast & Furious 4 et se place chronologiquement avant le troisième épisode. Ce sixième Fast sert également de rampe de lancement pour une nouvelle trilogie annoncée avec Jason Statham en bad guy. Son apparition durant le générique de fin renvoie à l’accident du personnage de Han dans Fast & Furious 3: Tokyo Drift, vous suivez ? Non ? Ce n’est pas trop grave.

Ce sixième et dernier « Rapides et Dangereux » - comme ils disent au Québec - signé Justin Lin (son quatrième Fast), qui passera le relais au génial James Wan (Insidious, Conjuring : Les Dossiers Warren, Saw) pour le prochain volet, réalise un film d’action phénoménal, marqué par des séquences de poursuites hallucinantes à bord de véhicules en tous genres, des scènes de fusillades et de bastons dantesques, d’explosions, de cascades stupéfiantes repoussant sans cesse les limites de l’entertainment.

Du point de vue des acteurs, rien ne bouge : Vin Diesel parle toujours comme Terminator, roule des mécaniques en faisant la moue boudeuse, Paul Walker est toujours fâché avec son rasoir, Michelle Rodriguez fait son retour habillée en débardeur, The Rock se prend pour G.I. Joe et se bastonne avec un type plus costaud que lui et le reste de l’équipe est mis plus à l’avant comme Gal Gadot qui participe plus à l’action face à un Luke Evans parfait en salaud de service qui écrase tout le monde sur son passage. Nouvelle venue, Gina Carano, s’intègre parfaitement à l’équipe le temps d’une bagarre homérique avec Michelle Rodriguez, l’un des grands moments du film.

Comme le cinquième film l’avait démontré, la saga a su prendre un nouveau virage centré sur l’action pure et simple dans la droite lignée d’une bande dessinée ou d’un cartoon grâce à un montage percutant, mais heureusement toujours fluide, limpide, lisible. Il faut voir comment le metteur en scène s’amuse avec ses personnages, à leur faire défier les lois de la gravité, sauter de plusieurs mètres et se relever sans une égratignure, le sourire toujours aux lèvres, une bonne vanne prête à être dégainée, à l’instar du final de la poursuite du tank sur l’autoroute. Rien n’est réaliste dans Fast & Furious 6 et c’est pourquoi le spectateur est amené à prendre un pied - devrait-on dire un gros kiff ? - pendant ces 130 minutes menées tambour battant.

Les personnages ? On les connaît, on les fait évoluer un peu, suffisamment pour mettre en route un septième épisode (prévu en 2014), mais en attendant, comme des figurines dans des petites voitures, on les place derrière leur volant et on leur fait faire des pirouettes, des tonneaux, on sort la grosse artillerie et on fait joujou avec un des plus gros avions du monde que l’on fait rouler sur une piste d’atterrissage qui semble s’étendre sur 100 kilomètres de long pour les besoins de l’intrigue. C’est que le final de Fast & Furious 6 est destiné à s’inscrire dans les annales du genre et on se surprend même à avoir la mâchoire pendante à la fin de ses vingt bonnes grosses minutes d’action non stop, menées pied au plancher. C’est déjà fini ? Zut, vivement le suivant ! Ben ouais !

Généralités - 3,5 / 5

Le test a été réalisé sur check-disc. Universal reprend l’interface classique pour l’ensemble de ses Blu-ray. Le menu principal est animé et musical.

Bonus - 4,0 / 5

Commençons par l’excellent commentaire audio du réalisateur Justin Lin, disponible uniquement sur la version dite « longue » du film. Notre interlocuteur fait ici un dernier tour de piste puisqu’il indique d’entrée de jeu qu’il s’agit de son dernier et ultime Fast & Furious. Dès l’apparition du logo Universal, le metteur en scène attaque d’entrée de jeu sur le fait que le scénario original devait servir à faire deux films dont les titres envisagés étaient The Fast et The Furious. Après moult changements et assèchement du scénario, tous les rebondissements ont été préservés pour un seul et unique film, Furious 6.

Justin Lin joue une dernière fois avec la mythologie F&F, s’attarde sur l’évolution des personnages depuis qu’il a pris les manettes de la franchise, évoque les conditions de tournage, les cascades, les prises de vues en Europe, le travail avec les comédiens et s’exprime sur la version « Director’s Cut » présentée sur cette édition. Plus « longue » d’à peine une minute, les différences sont minimes, un coup de pied en plus lors de la scène de bagarre entre Gina Carano et Michelle Rodriguez, celle de Paul Walker en prison, des mini-coupes (y compris au niveau du son) qui ont été nécessaires pour que le film échappe à une interdiction aux moins de 17 ans aux Etats-Unis ! La version longue estampillée sur le Blu-ray n’apparaît donc que comme un argument purement mercantile.

Le documentaire Prendre le contrôle (19’) donne la parole aux comédiens et au réalisateur qui s’adressent directement au spectateur afin d’évoquer ce nouvel épisode et sa place dans la saga. Les images de tournage abondent et chacun évoque déjà le septième volet à venir qui ouvrira une nouvelle trilogie. Les films sont reliés entre eux, les cascades sont passées rapidement au peigne fin.

S’ensuit un making of (26’) divisé en quatre chapitres distincts, Le plus rapide de tous, L’équipe à nouveau réunie, Le retour de Letty, Le Cerveau & La Taupe. Comme dans la section précédente, de nouvelles images issues du plateau, de la préparation des séquences phares du film, des bastons, des fusillades, des poursuites, sont disponibles ici, le tout illustré par des propos de toute l’équipe. A ne voir évidemment qu’après avoir vu le film puisque de nombreux éléments de l’histoire sont dévoilés.

Tout ce qui concerne les bagnoles, l’avion et le char est abordé dans le module du même nom qui regroupe quatre sections consacrées la course-poursuite à Londres (8’), le casse sur l’autoroute et l’attaque du convoi (6’), le démontage de l’Antonov (6’) et la course-poursuite de Dom et Letty (3’). Sans être redondant avec ce qui précède, ces petits documentaires dissèquent les quatre grosses séquences d’action du film avec images de prévisualisation à l’appui, préparation des cascadeurs avec leurs petites voitures, les producteurs qui se pourlèchent les babines dans un coin et des interviews diverses et variées.

Dans la section Tout se résume aux voitures, trois documentaires se concentrent sur la participation de Vin Diesel sur quelques cascades du film, notamment pour la scène sur l’autoroute. Monsieur Propre, en tant que producteur sur la franchise, en profite pour faire la promo… du septième film en préparation. Les amateurs de tuning seront comblés puisqu’ils trouveront également deux petits reportages sur la confection des voitures par leurs artistes à l’oeuvre dans un atelier, ainsi que celle du kart intitulé la Flip Car.

Avec tout cela, on en aurait presque oublié les scènes de bagarres ! Heureusement que le segment intitulé Fureur au corps-à-corps (10’) est là pour nous le rappeler ! Là pour le coup, l’équipe indique ne pas avoir voulu entrer en compétition avec les scènes du genre du cinquième épisode. L’incroyable équipe française menée par Olivier Schneider prépare toutes les ahurissantes chorégraphies avec les comédiens.

L’interactivité se clôt sur trois petites scènes coupées (à peine deux minutes) sans aucun intérêt.

Image - 5,0 / 5

Nous n’en attendions pas moins ! Le master HD de Fast & Furious 6 est éblouissant et s’inscrit instantanément dans la liste des disques de démonstration. Le piqué et le relief sont renversants, les contrastes léchés, le grain spécifique au tournage en 35 mm sur certaines scènes est magnifiquement restitué et les détails abondent aux quatre coins du cadre large avec une profondeur de champ abyssale. Les carrosseries sont divinement lustrées, l’apport HD reste omniprésent, la clarté est aveuglante, les très nombreuses séquences nocturnes sont tout aussi splendides, la colorimétrie est riche et bigarrée, les noirs denses. Vive le Blu-ray !

Son - 5,0 / 5

Sans surprise, dès l’apparition du logo Universal, le fracassant et immersif mixage DTS-HD Master Audio 5.1 anglais exploite les latérales dans leurs moindres recoins, et ce jusqu’à la fin du film avec la séquence déjà anthologique de l’avion-cargo. C’est peu dire que F&F6 met à mal toute installation acoustique digne de ce nom. La musique de Lucas Vidal (Malveillance) bénéficie d’une spatialisation percutante et systématique, les effets, explosions, déflagrations et ambiances annexes foisonnent sans jamais noyer les dialogues. Les moteurs des Dodge, Ford, Subaru, Aston Martin, Lucra, Plymouth, Ferrari, Mercedes et BMW, véritables stars à part entière, rugissent de partout.

A titre de comparaison, la piste française DTS 5.1 fait pâle figure face à son homologue du point de vue homogénéité car trop rentre-dedans et manque singulièrement de finesse. Les rares séquences calmes jouissent d’un beau traitement de faveur. N’oublions pas le caisson de basses qui ne tient pas en place sur le sol et fait vibrer les murs pendant plus de deux heures. Le chaos ! Top démo si vous désirez épater la galerie !

Crédits images : © Universal

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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ouioui
Le 18 mars 2015
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Franck Brissard
Le 21 septembre 2013
Pas de commentaire.

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