True Blood - L'intégrale de la Saison 6 (2013) : le test complet du Blu-ray

True Blood

Réalisé par Stephen Moyer
Avec Anna Paquin, Stephen Moyer et Sam Trammell

Édité par HBO

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Le 04/07/2014
Critique

Bill a échappé à « la vraie mort », une mort définitive. Mais il est devenu un autre, habité par l’esprit de Lilith, la première des vampires, créée par Dieu. La communauté des vampires doit faire face à un nouveau danger : après les émeutes entraînées par une pénurie de « Tru-Blood », Truman Burrell, le nouveau gouverneur de Louisiane, a édicté plusieurs mesures à leur encontre : couvre-feu, fermeture de leurs commerces. Les contrevenants sont arrêtés par une brigade spécialisée, dotée de nouvelles armes, et internés dans un camp pour y être soumis à des expériences dégradantes…

La saison 6 de True Blood accueille de nouveaux personnages : le gouverneur Burrell, assisté dans sa croisade contre les vampires par la fanatique ex-épouse du pasteur Newlin (qui mena une première offensive anti-vampires dès la saison 1), rageusement interprétée par Anna Camp (Pitch Perfect (The Hit Girls), alias Pitch Perfect). Il y a aussi Warlow, une créature aux pouvoirs menaçants qui conjugue la nature des vampires à celle des fées. Et, last but not least, Niall Brigant (interprété par Rutger Hauer), un ancêtre de Sookie, revenu du monde des fées à celui des hommes pour éliminer Warlow qui, depuis des temps immémoriaux, a une « dent » contre la famille Stackhouse.

Ces quelques lignes vous confirment, si vous en doutiez encore, que l’imagination du créateur, showrunner et producteur exécutif de la série, Alan Ball, n’est pas tarie et que son équipe de scénaristes, Charlaine Harris en tête, continue d’avoir plein d’idées sous le chapeau. Alan Ball est aussi producteur : ne ratez pas une de ses dernières productions, Banshee, dont la saison 1, sortie voilà un an aux USA, arrive chez nous le 9 juillet : une grande série mêlant action, sexe et violence, à un niveau rarement atteint (le coffret, soumis à accord parental en France, est interdit au moins de 18 ans au Royaume Uni).

Cette inventivité débridée est vue par certains critiques comme une faiblesse de True Blood. La saison 6 fait encore plus fort que les précédentes avec un flashback qui nous ramène plus de 55 siècles en arrière, précisément à l’an 3525 avant JC. Force est d’admettre que la série ne fait pas preuve d’une grande retenue dans l’exploration de l’improbable et qu’elle mélange sans vergogne un peu tous les genres : la romance, l’action, la violence, le gore, tout ça avec de longues rasades de sexe. L’érotisme qu’elle distille ne découle pas nécessairement de l’exposition généreuse de la nudité dans des étreintes torrides : une des scènes les plus suggestives est celle où Eric a invité Willa, la fille du gouverneur, à partager sa couche.

Si l’humour s’invite aussi volontiers dans la série, certains y ont vu des choses plus sérieuses, notamment, dans la saison 6, un plaidoyer appuyé contre l’homophobie : un slogan de ceux qui soutiennent les menées du gouverneur Burrell proclame « God hates fangs », proche du tristement classique « God hates fags » (fangs = crocs ; fags = pédés).

Des caractéristiques objectives donnent à True Blood des atouts indéniables : une quarantaine de personnages récurrents (et plus de 250 qui apparaissent dans au moins deux épisodes), de solides dialogues, une écriture cinématographique, particulièrement pour les scènes en extérieur, une belle photographie, un montage soigné qui fait progresser parallèlement plusieurs scènes sans jamais générer de confusion, la musique inspirée de Nathan Barr (Cabin Fever - Fièvre noire, The Americans)…

Tout ça pour vous dire qu’être fan de True Blood n’est peut-être pas seulement s’adonner à un plaisir coupable.

Il est temps d’en profiter : la saison 7, dont la diffusion par HBO va commencer le 7 juillet 2014, sera la dernière. Elle n’aura, comme la saison 6, que dix épisodes, au lieu des douze que comptaient les saisons précédentes. La dernière séquence de la saison 6 laisse présager que les citoyens de Bontemps ne sont pas près de couler des jours paisibles…

Généralités - 4,0 / 5

Même présentation que celle des saisons précédentes : les quatre disques sont rangés dans boîtier bleu, inséré dans un fourreau, avec une illustration sobre, mais parfaitement réussie, de la jaquette.

Mêmes menus, même générique, magnifiques.

La version originale DTS-HD MA 5.1 est accompagnée de deux doublages, l’un en français (DTS surround 5.1), l’autre en espagnol (DTS surround 2.0).

Les épisodes sont sous-titrés en 9 langues (dont l’anglais pour malentendants), les suppléments en 4 langues, dont le français.

Bonus - 3,5 / 5

Commençons par un regret : la fonction enhanced wieving (détaillée dans le test de la saison 2) est passée à la trappe.

Reste la visite des coulisses de chaque épisode, d’environ quatre minutes, pendant lesquelles scénaristes et acteurs nous livrent leurs idées sur les personnages, le déroulement de la série et ses twists. Pas toujours palpitant…

Le commentaire audio des épisodes 4, 6, 7, 9 et 10, délivre quelques informations intéressantes dont l’absence de sous-titres privera celles et ceux qui ne parlent pas l’anglais. Même bug que dans la saison 5 : le lien « lecture de l’épisode avec commentaire » du menu des suppléments lance la version normale. Pour lancer le commentaire audio, il faut sélectionner avec la télécommande la piste 4 (anglais DTS 5.1).

Logé sur le disque 4, on retrouve, comme dans les livraisons antérieures, le trombinoscope interactif des personnages, avec leur portrait et leurs relations les uns aux autres, sur des fiches avec textes (en anglais) et photos.

Toujours sur le disque 4, le complément le plus réussi, intitulé « dossier sur le camp des vampires ». Divisé en quatre parties (La solution des vampires, La physiologie des vampires, la psychologie des vampires et La défense contre les vampires), il contient des fiches avec textes, planches anatomiques, diagrammes et des déclarations filmées (drôlement cyniques) de Sarah Newlin, du médecin, du psychiatre et du chef de la milice anti-vampires. Un gros bémol, aucun de ces entretiens n’est sous-titré !

Image - 5,0 / 5

Toujours au top, l’image (1080p, AVC) est clairement détaillée dans toutes les conditions d’éclairage, y compris dans les nombreuses scènes de nuit, parfaitement contrastées, avec des noirs très denses.

Le léger grain sur l’image convient parfaitement à l’environnement du récit, dans la moiteur d’un coin perdu des bayous de Louisiane, sans jamais nuire à la lecture du moindre détail dans les plans serrés.

Son - 4,5 / 5

Même satisfecit que pour les saisons précédentes : le son, fin, aéré, ample et percutant, ne mériterait que des coups d’encensoir si le format DTS-HD MA 5.1, réservé à la version originale, avait aussi pu profiter à la version française qui bénéficie cependant d’un honnête DTS 5.1. Les effets surround sont spectaculaires et cohérents.

Crédits images : © HBO

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

3,5
5
0
4
1
3
1
2
0
1
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Stéphane Leblanc
Le 7 novembre 2014
Pas de commentaire.
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Philippe Gautreau
Le 4 juillet 2014
Pas de commentaire.

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