Boardwalk Empire - Saison 4 (2013) : le test complet du Blu-ray

Boardwalk Empire

Réalisé par Timothy Van Patten
Avec Steve Buscemi, Kelly Macdonald et Shea Whigham

Édité par HBO

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Le 03/10/2014
Critique

Dans les années 20, l’homme d’affaires Nucky Thompson décide de se lancer à Atlantic City dans le commerce d’alcool pourtant sévèrement réprimé par la prohibition puis de s’essayer à la politique. Il a épousé Margaret Schroeder, une jeune femme qui était venue lui demander de l’aide et sur laquelle il compte maintenant pour gagner une certaine respectabilité. L’exacerbation de la concurrence entre les gangs de New York, New Jersey, Philadelphie et Chicago qui veulent étendre leur territoire, complique la vie de Nucky…

Boardwalk Empire est une des meilleures séries jamais réalisées sur le crime organisé. Créée par Terence Winter (un des principaux contributeurs des Soprano aux côtés de David Chase), cette brillante fresque affiche ses ambitions dès le pilote dont la réalisation a été confiée à Martin Scorsese, également producteur exécutif.

Le niveau de qualité de Boardwalk Empire la hisse sur le podium, aux côtés des meilleures productions cinématographiques sur la mafia, la trilogie Le Parrain de Francis Ford Coppola ou, encore, Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.

Cette nouvelle saison mérite tous les éloges faits, il y a un an, à l’occasion de la sortie de la saison 3, sur la qualité du scénario et des dialogues, sur le soin apporté à la réalisation, sur l’ambitieuse reconstitution des furieuses années 20 (roaring twenties), sur l’importance de la distribution en tête de laquelle s’impose Steve Buscemi, dans son meilleur rôle.

Dans cette nouvelle livraison, le scénario se nourrit, comme dans les saisons précédentes, de l’entrée de nouveaux personnages particulièrement inquiétants : le Docteur Narcisse, qui peine à dissimuler, derrière l’apparence d’un théologien, une nature sadique et l’absence de tout scrupule pour assouvir sa soif de dollars. Et, de l’autre côté de la barrière, l’agent Knox, maladivement jaloux de son jeune superviseur dont le nom allait passer à la postérité… J. Edgar Hoover ! Ces deux rôles majeurs de la saison 4 sont tenus, le premier par Jeffrey Wright (remarqué dans Angels in America), le second par Brian Geraghty que l’on peut revoir dans une autre excellente série, Ray Donovan.

Si les personnages principaux sont fictifs, Nucky Thompson en tête, apparaissent aussi dans Boardwalk Empire toutes les vraies figures du crime organisé des années de la prohibition. Les mobsters italiens tiennent le pavé de Chicago : Joe Masseria (alors surnommé « Il capo di tutti capi », le chef de tous les chefs) et Johnny Torrio, qui léga son empire à Al Capone, l’auteur du massacre de la Saint Valentin. À New York et dans le New Jersey se sont établies la mafia juive, avec Arnold Rothstein et Meyer Lansky, et la mafia des Irlandais, avec Charles Dean O’Banion en figure de proue. Les caractéristiques des personnages et les faits sont ici fidèlement relatés, par exemple la tentative d’assassinat de Johnny Torrio, conforme à l’histoire dans ses moindres détails.

La saison 4 donne une place encore plus importante à la musique dans le cadre de l’Onyx Club, une reconstitution du fameux Cotton Club de Harlem, grâce à la présence et à la voix de Margot Bingham qui chante le blues dans un style qui rappelle Bessie Smith.

Avec Boardwalk Empire, HBO ajoute à son catalogue une des grandes séries jamais réalisées qui récolta une impressionnante moisson de prix.

La cinquième et dernière saison, réduite à 8 épisodes commencera à être diffusée le 7 septembre 2014.

Généralités - 5,0 / 5

Les 12 épisodes de 58 minutes (soit environ 700 minutes et pas les 768 indiquées au dos de l’étui) tiennent sur quatre disques sobrement sérigraphiés, contenus dans un boîtier d’une épaisseur limitée à 14 millimètres, inséré dans un surétui.

Steve Buscemi partage la couverture de la jaquette avec Shea Whigham (Eli, le frère de Nucky) et Michael K. Williams (Chalky White, le gangster black), photographiés en plan américain et en noir et blanc.

On finit par accéder (cela irait un peu plus vite si l’on pouvait sauter les avis légaux) au menu principal animé et musical qui évoque avec élégance les années folles de l’entre-deux guerres, pour une navigation facile.

Version originale en DTS-HD Master Audio 5.1 et DTS Digital Surround 5.1 et pour le doublage en français. Deux autres versions sont disponibles : en castillan (DTS Digital Surround 5.1) et en espagnol d’Amérique latine (DTS Digital Surround 2.0).

Sous-titres en 8 langues dont le français. Anglais pour malentendants.

Bonus - 5,0 / 5

On retrouve le même type de suppléments que dans la saison 3.

Revisiter la saison 3 est un récap’ en 14 minutes de la saison précédente, sur le disque 1, en compagnie de Terence Winter. Utile si quelques mois se sont écoulés depuis son visionnage.

Les chroniques de Boardwalk Empire activent l’insertion sur l’écran de « boutons » qui permettent d’en savoir plus sur les personnages qui occupent la scène, sur les lieux où se déroule l’action et de visionner des courts inserts sur le contexte historique, commentés par Terence Winter, avec des extraits de la série. Les boutons s’escamotent dans le coin supérieur droit de l’image, sans gêner le visionnage.

L’Onyx Club, retour vers le passé (9’) présente les rutilants décors du Club de Chalky White dans lequel se déroulent plusieurs scènes de la série.

PaleyFest (26’), enregistré à New York en octobre 2013, soumet un panel des principaux contributeurs de la série aux questions d’un animateur.

Un documentaire sur Les repérages (23’) montre le soin apporté par les concepteurs de la série dans le choix, toujours judicieux des lieux de tournage, tous situées dans l’état de New York, à l’exception de quelques scènes tournées en Floride (en réalité à Nassau).

Devenir Harrow (8’) dirige les projecteurs sur l’étrange tueur à gages dont un masque reproduit la moitié gauche du visage, arrachée pendant la première guerre mondiale.

Une introduction des nouveaux personnages (6’), nous permet de faire connaissance avec des nouveaux protagonistes qui vont laisser leur empreinte dans ce nouveau volet de la série : l’agent Knox, le Docteur Narcisse, la chanteuse Daughter Maitland et Sally Wheet, interprétée par Patricia Arquette.

Tous ces suppléments sont en HD et en VO, avec sous-titres disponibles en français et dans les autres langues, dont l’anglais.

Enfin, le commentaire des épisodes 1, 4, 5, 8, 11 et 12 par plusieurs membres de l’équipe. De bonne tenue, il permet notamment d’apprécier l’attention portée par les créateurs à la réalité historique. Seule ombre au tableau, ces commentaires ne sont pas sous-titrés. Ce bémol n’aura pas toutefois pas d’influence sur la note, au regard de l’intérêt et de la qualité d’ensemble des suppléments.

Image - 4,5 / 5

Le soin apporté aux prises de vue, la qualité des éclairages et du travail de post-production sont impeccablement restitués par l’encodage 1080p AVC. La répartition des 12 épisodes (et des bonus) sur l’espace aéré de 4 disques (BD 50) donne une résolution, une profondeur de champ et des contrastes excellents, sans artefacts de compression. La définition de quelques séquences d’intérieur en basse lumière laisse toutefois occasionnellement à désirer. L’étalonnage des couleurs souligne l’opposition entre le faste rutilant des fêtes réservées à la haute société et l’ambiance sombre et glauque des bas quartiers et des bouges de la pègre. L’impression d’ensemble est celle d’une grande finesse, avec des tons de peau naturels.

Son - 5,0 / 5

Si le format DTS 5.1 du doublage français fait correctement son office (malgré des voix un peu fluettes), le DTS-HD MA 5.1 de la version originale atteint la perfection. Les dialogues se détachent nettement, le jazz des années folles remplit la salle. Une grande dynamique, des basses fermes et une spatialisation cohérente sollicitent toutes les enceintes pour créer une réelle immersion dans l’image sonore.

Tant pour l’image, le son que pour l’interactivité, voici un bel exemple du meilleur parti qu’il est possible de tirer du support Blu-ray !

Crédits images : © HBO

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

5,0
5
1
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Philippe Gautreau
Le 3 octobre 2014
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