L'Ours (1988) : le test complet du Blu-ray

Édition Collector Blu-ray + DVD

Réalisé par Jean-Jacques Annaud
Avec Tchéky Karyo, Jack Wallace et André Lacombe

Édité par Pathé

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Le 25/02/2015
Critique

Photo L'ours

« Un ourson orphelin, un grand ours solitaire, deux chasseurs dans la forêt. Le point de vue des animaux. » Telles sont les quatre lignes envoyées par Jean-Jacques Annaud à son producteur Claude Berri pour expliquer le projet de L’Ours. « Après La Guerre du feu, explique le réalisateur, je voulais aller plus loin, essayer de transmettre les émotions communes à toutes les espèces supérieures du monde animal. Eviter que les animaux aient des comportements calqués sur ceux des hommes, affublés de raisonnements de midinette, avec une voix off pour expliquer ce qui se passe. »

En 1987, Jean-Jacques Annaud est au sommet de sa carrière. Ses deux précédents films, La Guerre du feu et Le Nom de la rose sont des triomphes dans le monde entier et attirent 5 millions de spectateurs dans les salles en 1981, puis à nouveau 5 millions en 1986. Toujours prêt à relever les défis techniques les plus dingues, le réalisateur souhaite adapter le roman de l’écrivain américain James Oliver Curwood, Le Grizzly (The Grizzly King), publié en 1916. Avec l’aide de son fidèle coscénariste Gérard Brach, Jean-Jacques Annaud désire adopter le point de vue d’un ourson, son personnage principal, et de narrer son récit initiatique à travers ses aventures extraordinaires, aux côtés d’un ours solitaire, symboles de tolérance et d’innocence. L’apprentissage de la vie et du mal personnifié par deux chasseurs lancés à leurs trousses. Jusqu’à la confrontation et la révélation.

Photo L'ours

L’Ours est un miracle, une vraie merveille. Produit par Claude Berri, ce chef-d’oeuvre intemporel et absolu du cinéma des années 1980, subjugue toujours autant. C’est une réunion de talents qui a donné naissance à l’un des plus merveilleux films de son époque, qui a nécessité six ans de préparation, huit mois de tournage sous des conditions climatiques souvent très difficiles. A la virtuosité de la mise en scène de Jean-Jacques Annaud se joignent la splendide photographie du chef opérateur Philippe Rousselot, l’enivrante composition de Philippe Sarde avec une touche de Tchaïkovski, la beauté ahurissante des décors naturels autrichiens et italiens (dans les Dolomites), sans oublier le charisme des mammifères plantigrades qui tiennent le haut de l’affiche, Youk l’ourson et Bart l’ours, devant lesquels on rit, on tremble et on pleure.

Plus de 9 millions de français sont venus rêver, rire et pleurer devant L’Ours à sa sortie en octobre 1988. Une référence ultime du film populaire et familial, dans ce qu’il a de plus noble.

Photo L'ours

Généralités - 5,0 / 5

Le Blu-ray et le DVD de L’Ours reposent dans un superbe Digipack dans la collection Version restaurée par Pathé, glissé dans un fourreau cartonné du plus bel effet, reprenant le célèbre visuel de l’affiche française du film. Le menu principal est très élégant, animé et musical.

Bonus - 5,0 / 5

Pathé reprend l’intégralité des suppléments disponibles sur l’ancienne édition DVD Prestige. Autant dire qu’il y a de quoi faire !

On commence tout d’abord par l’indispensable commentaire audio de Jean-Jacques Annaud. Nous ne le répéterons jamais assez, mais c’est toujours un immense plaisir d’écouter ce grand réalisateur français parler de son travail. Cinéphile, passionné et passionnant, Annaud revient sur son cinquième film (qu’il n’a alors pas revu depuis 20 ans) durant 97 minutes exactement sans jamais s’arrêter de parler, de la première à la dernière seconde. La genèse du film, les conditions de tournage, le travail avec les animaux, les repérages faits avant le tournage, la collaboration avec Gérard Brach au scénario, les anecdotes s’enchaînent sur un rythme effréné ! Le cinéaste s’attarde surtout sur le travail avec les dresseurs et l’évolution des ours au cours du tournage. Un très grand commentaire audio.

S’ensuit un magnifique making of d’époque (51’) réalisé sur le plateau. Les sensationnelles images de tournage montrent l’équipe qui s’affaire avec les ours, tandis que les dresseurs, conseillers animaliers et vétérinaires ont fort à faire pour garder leurs protégés en bonne santé. Au point de confier un des héros du film à un chirurgien-dentiste, chargé de soigner une carie d’un de ces grands mammifères plantigrades. Les propos de l’équipe s’enchaînent, tous passionnants, le fond étant toujours habilement croisé avec la forme. Ne manquez pas la préparation des ours quelques années avant le tournage (il a fallu 4 ans pour le dressage), élevés au biberon, dorlotés, c’est superbe.

Le segment intitulé Un ourson à la montagne (15’) est en fait un montage d’images inédites. Issues d’un support inexploité pendant près de 20 ans, ces images n’ont pas été restaurées. C’est ici l’occasion de découvrir quelques nouvelles petites aventures de l’ourson au cours de ses pérégrinations, notamment avec des grenouilles et des tortues.

Nous trouvons également la séquence du face à face de Tchéky Karyo avec l’ours (19’), disséquée dans ses moindres recoins et commentée par Jean-Jacques Annaud himself. Il s’agit de l’intégralité des rushes de la séquence où l’on peut apercevoir le dresseur, dissimulé derrière une fausse paroi rocheuse (le décor a été construit sur mesure), le plus près possible du comédien. Ces images très impressionnantes prolongent tout ce qui a pu être entendu et vu au cours des documents précédents.

L’interactivité se clôt sur le film-annonce restauré en HD et une superbe galerie de photos.

Photo L'ours

Image - 5,0 / 5

Précédemment sorti en Blu-ray en 2008, L’Ours revient en Haute Définition dans une nouvelle et superbe copie entièrement restaurée en 2013 par Pathé à partir d’un master 4K. Ce Blu-ray renforce les contrastes et la densité des noirs. L’image est stable, entièrement débarrassée de scories diverses et variées, les couleurs sont ardentes, vives et chatoyantes, le grain cinéma respecté, certains décors brillent de mille feux, les détails sont légion aux quatre coins du cadre large, le relief des textures demeure palpable tout du long. Les décors affichent une luminosité inédite, tout comme un relief inattendu, un piqué pointu.

Les quelques défauts constatés sur les anciennes éditions SD ou HD (tâches, bruit vidéo, poussières) ont été éradiqués. L’Ours tire pleinement profit de la Haute Définition. Pour cette raison, nous n’hésitons pas à donner la note maximale à ce Blu-ray, car il serait vraiment difficile de faire mieux.

Son - 5,0 / 5

Les versions originale (anglaise donc) et française sont proposées dans de nouveaux mixages DTS-HD Master Audio 5.1, de semblable qualité, même si certains puristes regretteront le mixage original. La magnifique partition de Philippe Sarde trouve ici un coffre inédit, un nouvel écrin acoustique riche et dynamique, percutant, jamais entaché par un souffle quelconque. Ces mixages éclatants combinent la musique et les bruitages avec une fluidité et une ampleur exemplaires, à l’instar des séquences de rêves ou de la confrontation avec les abeilles et les chasseurs. Les latérales soutiennent solidement l’ensemble et instaurent un grand confort phonique.

Les sous-titres français pour sourds et malentendants sont également disponibles, ainsi qu’une piste en Audiovision.

Photo L'ours

Crédits images : © Pathé

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Bernie
Le 11 décembre 2016
Très beau film très bien filmé. Merci Mr Annaud JJ
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Franck Brissard
Le 24 février 2015
Pas de commentaire.
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franck
Le 29 septembre 2005
nul

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