Le Grand Restaurant : le test complet du Blu-ray

1966. Réalisé par Jacques Besnard
Avec Louis de Funès, Bernard Blier et Maria Rosa Rodriguez

Édité par Gaumont

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Le 25/03/2015
Critique

Photo Le grand restaurant

Monsieur Septime dirige brillamment son « grand restaurant », temple parisien de la gastronomie où se pressent les personnalités en vue. Mais un jour, un chef d’Etat d’Amérique du Sud y est enlevé au moment de la mise à feu d’une splendide pièce montée…

Cela faisait près de dix ans que Louis de Funès portait le projet du Grand restaurant. Fufu qui détestait les patrons qui bousculent, brutalisent et réprimandent le «  petit personnel  » devant la clientèle, événements dont il a été témoin à de nombreuses reprises au début de sa carrière, aura donc eu tout le temps de peaufiner cette histoire et trouve enfin le temps de s’y consacrer après Fantômas se déchaîne et avant d’entamer celui de La Grande vadrouille. Assistant réalisateur d’André Hunebelle sur Les Mystères de Paris, Banco à Bangkok pour OSS 117, les deux premiers Fantômas et Furia à Bahia pour OSS 117, Jacques Besnard est appelé pour mettre en scène Le Grand restaurant, son premier long métrage. Il signera plus tard les efficaces C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule et La Situation est grave… mais pas désespérée. Mais ici, Besnard doit se plier aux exigences de la star qui contrôle pour ainsi dire tout le tournage.

Le Grand restaurant est un véritable one man show de Louis de Funès, surtout durant la première partie se déroulant chez Septime. Les séquences s’enchaînent, sans véritable histoire, mais sur un rythme vif, calqué sur l’interprétation de Fufu, monumental dans le rôle de Septime, odieux patron qui n’a de cesse de rabaisser son personnel au point de les siffler comme des animaux. La suite part en sucette certes puisque tout est prétexte à lancer quelques courses-poursuites suite à l’enlèvement d’un chef d’état d’Amérique du Sud, survenu dans le restaurant de Septime. C’est là qu’interviennent Bernard Blier («  Ooooh monsieur le commissaire divisionnaire….huuuuuuummmmm  »), Venantino Venantini, Maria-Rosa Rodriguez, Paul Préboist, Noël Roquevert, Pierre Tornade, Grosso et Modo, Maurice Risch, Jacques Dynam et plein d’autres éternels seconds rôles qui rentrent dans la case «  on ne sait jamais comment ils s’appellent  », tous heureux de donner la réplique ou de servir de subalternes sur lesquels Fufu se défoule.

Grand classique de la comédie française marquée par quelques coups d’éclats - la séquence des ombres chinoises qui transforment Septime en Hitler est immense, tout comme celle du ballet - Le Grand restaurant demeure un des films les plus populaires du comédien et conforte le leadership de Louis de Funès au box office français en attirant 3,9 millions de spectateurs en septembre 1966. Trois mois plus tard, La Grande vadrouille débarque à son tour sur les écrans…

Photo Le grand restaurant

Généralités - 3,5 / 5

Le Blu-ray du Grand restaurant se présente avec un boîtier plastique blanc (notre test a été réalisé sur un check-disc). Le menu principal est étonnamment peu recherché, fixe et muet. On peut même dire que c’est très décevant..

Bonus - 2,5 / 5

Tout d’abord, Gaumont reprend la présentation de la séquence du ballet (8’) par la comédienne Colette Brosset, ici chorégraphe, décédée en 2007, qui était déjà disponible sur l’édition DVD. Amie de longue date de Louis de Funès, elle se souvient du perfectionnisme du comédien, ainsi que de son amour pour la musique puisque le comédien avait fait ses débuts en tant que pianiste. Avec émotion, Colette Brosset partage ses souvenirs liés au tournage de cette scène culte du Grand restaurant.

En plus de la bande-annonce constituée de quelques prises alternatives et de la voix de Robert Dalban, Gaumont a également demandé à Bertrand Dicale, auteur d’une biographie sur Louis de Funès, de présenter Le Grand restaurant, à l’occasion de sa sortie en Haute Définition. L’intéressé replace donc le film de Jacques Besnard dans la filmographie de Fufu, en évoquant la genèse du projet (qui remontait à 1958 !), la position de de Funès dans le paysage cinématographique français, les conditions de tournage, la structure quelque peu bancale du scénario…

Photo Le grand restaurant

Image - 4,5 / 5

La première partie du Grand restaurant se déroule principalement chez Septime et donc en studio. De par sa nature, l’apport HD pouvait paraître limité mais c’était sans compter sur les décors avec leur relief indiscutable, une texture flatteuse et des teintes pimpantes. Malgré un générique quelque peu tremblant et au grain hasardeux, tout s’arrange immédiatement après. Certes la profondeur de champ demeure limitée par son action confinée, mais le cinéaste a opté pour le cadre large qui permet d’apprécier ce restaurant gastronomique dans les moindres recoins. L’encodage AVC consolide l’ensemble avec brio. Dans la partie course-poursuite, certains détails n’ont jamais été aussi visibles, la clarté est constante, les contrastes solides, la propreté exceptionnelle. Honnêtement, nous n’avions jamais vu Le Grand restaurant comme cela.

Son - 4,5 / 5

Le mixage DTS-HD Master Audio Mono instaure un confort acoustique total. Les dialogues sont ici délivrés avec ardeur et clarté, la propreté est de mise, les effets riches et les silences denses, sans aucun souffle. La géniale composition de Jean Marion (Le Bossu, Le Capitan) jouit également d’un écrin phonique somptueux.

L’éditeur joint également les sous-titres anglais et français destinés au public sourd et malentendant.

Photo Le grand restaurant

Crédits images : © Gaumont

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Mcs
Le 14 janvier 2016
Du Grand de Funes à réserver uniquement aux fans de ce grand monsieur.
A voir également pour les autres acteurs qui ont aussi quitté ce monde.
Indispensable pour les fans et il doit être vu par les autres, quitte à le revendre ensuite mais c'est un classique
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Franck Brissard
Le 19 mars 2015
Un festival de Funès ! Si le scénario part en vrille au milieu du film, on est là pour admirer le grand Fufu qui s'en donne à coeur joie dans une histoire qu'il a lui même concoctée. Et on est pas déçu.

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