Invincible (2014) : le test complet du Blu-ray

Unbroken

Blu-ray + Copie digitale

Réalisé par Angelina Jolie
Avec Jack O'Connell, Domhnall Gleeson et Garrett Hedlund

Édité par Universal Pictures France

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Le 18/08/2015
Critique

Invincible

L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

Angelina Jolie a fait ses débuts en tant que réalisatrice en 2007 avec A Place in Time, documentaire qui mettait en parallèle 27 endroits du monde au cours d’une même semaine. Avec Au pays du sang et du miel, elle signait en 2012 un premier long-métrage ambitieux, courageux, très réussi, passionnant, engagé et surtout très prometteur, à partir d’un scénario qu’elle avait écrit seule. Avec Invincible, elle confirme tout le bien que l’on avait pensé de son premier film et s’impose comme une fantastique directrice d’acteurs.

Invincible se base sur le best-seller Invincible : une histoire de survie et de rédemption, écrit par Laura Hillenbrand (La Légende de Seabiscuit) narrant l’histoire extraordinaire de l’athlète olympique en 1936 et héros de guerre Louis Zamperini (1917-2014). Ce destin hors du commun ne pouvait qu’intéresser Hollywood, même s’il a fallu attendre près de 60 ans avant que les studios Universal - qui avaient acquis les droits de cette histoire en 1956 pour que Tony Curtis interprète le rôle principal - se décident à relater la vie de Zamperini sur le grand écran.

Sur un scénario coécrit par Joel et Ethan Coen, Richard LaGravanese et William Nicholson, Angelina Jolie, également productrice, signe un véritable chef-d’oeuvre humaniste, génialement réalisé et monté, au rythme maîtrisé et sans aucun temps mort sur 2h15, mis en musique par Alexandre Desplat, magistralement interprété et magnifiquement photographié par l’immense chef opérateur britannique Roger Deakins (Barton Fink, Les Evadés, Skyfall, True Grit).

Invincible

Afin de rendre son histoire et donc les personnages encore plus attachants, la réalisatrice a eu l’excellente idée de miser sur quelques têtes encore méconnues du grand public. Le rôle principal est tenu par le comédien britannique Jack O’Connell, découvert dans la série Skins, puis aperçu au cinéma dans This Is England de Shane Meadows, Eden Lake de James Watkins, 300 : La Naissance d’un Empire de Noam Murro, a réellement été découvert en avec trois films coups de poing successifs, Les Poings contre les murs de David Mackenzie, ‘71 de Yann Demange et donc Invincible d’Angelina Jolie qui l’installe définitivement parmi les jeunes comédiens les plus prometteurs.

N’oublions pas ses partenaires, tout aussi incroyables, Miyavi, guitariste de rock, très impressionnant dans le rôle du bourreau sadique Mutsushiro Watanabe (alias L’Oiseau), Finn Wittrock, Domhnall Gleeson, Garrett Hedlund.

Sur terre (prisonnier de guerre pendant deux ans dans le camp Omori, dans la baie du Japon), sur mer (47 jours dérivant sur un canot de sauvetage perdu au milieu du Pacifique) et dans les airs (hallucinantes batailles aériennes dès la première séquence), Angelina Jolie livre un redoutable et épique film de guerre et d’aventures, un drame psychologique poignant (les scènes de tortures physiques et psychologiques sont éprouvantes), un survival intense, un magistral et exceptionnel portrait d’homme, celui de Louis Zamperini.

Invincible est l’un des films indispensables de 2015.


Invincible

Généralités - 4,0 / 5

Le Blu-ray d’Invincible, édité chez Universal, repose dans un boîtier classique de couleur bleue. La jaquette diffère sensiblement de l’affiche française du film. Le menu principal n’est guère recherché, fixe et musical.

Bonus - 4,5 / 5

Suite au beau succès rencontré par Invincible dans les salles, y compris en France avec près de 700.000 entrées, Universal prend soin du film d’Angelina Jolie et l’accompagne de près d’1h30 de suppléments !

On commence donc par quelques scènes coupées (16’), qui auraient pu être intégrées dans une version longue du film puisque celles-ci se révèlent particulièrement réussies. Nous retiendrons notamment celle où les deux frères se lèvent en pleine nuit pour voir passer un zeppelin silencieux dans le ciel.

Nous trouvons ensuite le making (27’) divisé en trois chapitres, 50 ans de gestation, Le Combat d’une conteuse, La réalisatrice Angelina Jolie et La Génération la plus robuste. Ces trois points donnent la parole à toute l’équipe (Angelina Jolie et ses comédiens, le directeur de la photo, les producteurs, l’auteure Laura Hillenbrand, Louis Zamperini, ses enfants et petits-enfants) où chacun s’exprime sur l’histoire vraie d’Invincible, les partis pris, le devoir de mémoire, l’adaptation (les droits de l’histoire ont été achetés en 1956 par les studios Universal, afin que Tony Curtis puisse interpréter le premier rôle), la reconstitution. De belles et nombreuses images de tournage viennent illustrer l’ensemble et nous voyons également Louis Zamperini (décédé après le tournage) s’entretenir avec Angelina Jolie et Jack O’Connell.

Le segment suivant est consacré à Louis Zamperini (30’) et nous retrouvons les mêmes intervenants que dans le making of précédent. Ce supplément met en parallèle le film d’Angelina Jolie avec les véritables événements ayant marqué la vie de Zamperini, à travers des images et des photos d’archives. Il indique également plus en détails ce qui s’est réellement passé après la guerre. On apprend que Zamperini est devenu alcoolique et a longtemps nourri une vengeance envers ses geôliers, jusqu’à ce qu’il trouve la foi et retourne finalement au Japon pour pardonner à ses anciens tortionnaires.

Dans Invincible, le chanteur et guitariste japonais, Miyavi interprète l’impressionnant bourreau L’Oiseau. Durant le tournage, toute l’équipe du film a été conviée à un concert privé dans une salle de Sydney où Miyavi interprète quelques morceaux sur scène après une présentation d’Angelina Jolie (8’).

L’avant-dernier bonus se focalise sur la mise en scène de la pièce de théâtre Cendrillon, jouée par les prisonniers du camp Omori (7’). On apprend que c’est le comédien Luke Treadaway à qui Angelina Jolie a confié l’écriture de cette petite pièce. Elle est ici proposée dans son intégralité, agrémentée ensuite d’images de tournage et des propos des comédiens, qui ont par ailleurs créé eux-mêmes leurs propres costumes à partir d’objets récupérés aux quatre coins du plateau.

L’interactivité se clôt sur un spot promotionnel pour la fondation John Templeton (1912-2008), investisseur, homme d’affaires et philanthrope, qui s’adresse aux personnes en difficulté à trouver la réponse dans la parole de Dieu (7’)… On y retrouve la famille de Louis Zamperini qui évoque le parcours hors-normes de leur aïeul, qui a ensuite consacré sa vie à venir en aide aux personnes en difficulté. Tout cela est un peu prêchiprêcha et typiquement américain.

Invincible

Image - 5,0 / 5

Universal signe un sans-faute avec ce master HD immaculé d’Invincible. Tout d’abord, c’est la clarté et le relief des séquences diurnes qui impressionnent et flattent la rétine. Les couleurs sont chatoyantes, le piqué vigoureusement acéré, les détails abondent aux quatre coins du cadre large, restituant admirablement les partis pris de la photo signée Roger Deakins (collaborateur fidèle des frères Coen) et les contrastes affichent une densité remarquable. Ajoutez à cela une profondeur de champ fort appréciable, des ambiances tamisées séduisantes et des teintes irrésistibles et vous obtenez le nec plus ultra de la HD. Un transfert très élégant mais rien de très étonnant quand on sait qu’Invincible a été tourné avec la caméra numérique Arri Alexa Plus. Le rendu est vraiment magnifique.

Invincible

Son - 4,5 / 5

Passons rapidement sur ce qui nous empêche d’attribuer la note maximale à cette case : la version française. Le mixage Dolby Digital 5.1 peut difficilement rivaliser avec la piste anglaise Dolby True Atmos ! Cette dernière laisse pantois par son ardeur, son soutien systématique des latérales, ses basses percutantes. Véritablement explosive, la version originale s’impose comme une véritable acoustique de démonstration avec des dialogues remarquablement exsudés par la centrale, des frontales saisissantes, des effets et ambiances riches (la pluie, les scènes de bombardements), les enceintes arrière instaurent constamment un environnement musical (Alexandre Desplat à la baguette), tout comme le caisson de basses, mis à rude épreuve, qui n’en finit pas de marteler les séquences les plus mouvementées. Un grand spectacle phonique.

Invincible

Crédits images : © Universal Pictures

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 12 janvier 2016
Très lent à démarrer, Invincible rappelle avec force le combat pour survivre d’un aviateur américain capturé par les Japonais. Les scènes de à bord d’un bombardier sous le feu de la DCA et de chasseurs sont un modèle du genre.
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Franck Brissard
Le 22 juillet 2015
Pas de commentaire.

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