Airport '80 : Concorde (1979) : le test complet du Blu-ray

The Concorde: Airport '79

Combo Blu-ray + DVD - Édition Prestige - Version Restaurée

Réalisé par David Lowell Rich
Avec Alain Delon, Susan Blakely et Robert Wagner

Édité par Elephant Films

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Le 21/07/2015
Critique

Airport '80 : Concorde

Kevin Harrison, ingénieur talentueux et homme d’affaires avisé, conçoit de puissants systèmes d’armes pour l’armée américaine. Mais c’est un personnage sans scrupules : il vend aussi ses armes à des pays peu favorables aux Etats-Unis. Lorsque la journaliste Maggie Whelan apprend ses agissements, elle s’échappe en embarquant sur le Concorde. Harrison organise alors tout une série d’attentats pour détruire le supersonique en plein vol… Le commandant de bord et de son équipage pourront-ils déjouer ces attaques ?

Nous sommes à la fin des années 1970. La décennie a vu émerger le Nouvel Hollywood et un nouveau courant, celui du film catastrophe. Parmi les plus belles réussites, L’Aventure du Poseidon de Ronald Neame (1972), La Tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen (1974), Airport 75 : 747 en péril de Jack Smight (1974) et Le Toboggan de la mort de James Goldstone (1977). Airport 80 Concorde est le quatrième et dernier volet de la saga Airport, initiée en 1970 par George Seaton. Le succès sera tel que trois suites ont été mises en chantier, chacune portant en version originale le titre Airport précédé par l’année de sortie au cinéma et son casting 4 étoiles bien visible sur l’affiche. Après Airport 75 : 747 en péril (Airport 1975) et Airport 77 : Les naufragés du 747 (Airport ‘77), débarque sur les écrans Airport 80 Concorde (The Concorde: Airport ‘79).

Sans surprise, nous retrouvons le personnage Joe Patroni aka George Kennedy, seul fil rouge des quatre films, qui se retrouve cette fois aux commandes de l’avion de ligne supersonique franco-britannique. A ses côtés, Alain Delon (dans le rôle d’Alain Delon qui joue le commandant Paul Metrand), Susan Blakely, Robert Wagner (qui joue cette fois un enfoiré milliardaire à défaut d’être un justicier milliardaire), Sylvia Kristel (qui a besoin d’oseille pour son fauteuil en osier), Bibi Andersson (loin de Bergman) et d’autres passagers qui hurlent la tête en bas. Cette fois, nous nageons, ou plutôt nous volons dans les hautes sphères du nanar à Mach 2. Le réalisateur David Lowell Rich semble être le seul à croire à son histoire invraisemblable (quelle histoire au fait ?) qui transforme quasiment le Concorde - grâce à des effets spéciaux honteux - en Mirage 2000 qui doit faire face à un drone militaire programmé pour l’abattre.

Solidement cramponnés aux commandes, George Kennedy et Alain Delon ne s’étonnent même pas de ce qui se passe, effectuent des loopings et des vrilles toujours contrôlés, ouvrent la fenêtre du cockpit pour dégainer un pistolet et viser le méchant drone avec une fusée éclairante (!), l’abattent, rétablissent l’assiette et reprennent tranquillement leur discussion (sur une prostituée française) avant d’atterrir sagement sur le tarmac du Bourget sans oublier de remercier les passagers pour cet agréable voyage. La routine habituelle quoi !

Echec à sa sortie et déjà considéré comme has-been après l’avènement des nouveaux divertissements du style Star Wars et Rencontres du troisième type, Airport 80 Concorde n’en demeure pas moins une curiosité, un vrai plaisir coupable (on rit beaucoup) auquel l’illustre compositeur Lalo Schifrin tente de donner l’ampleur qu’il n’a pas du tout. Un film catastrophe, dans tous les sens du terme.

Airport '80 : Concorde

Technique - 6 / 10

Airport 80 Concorde est édité en combo par Elephant Films, avec un joli fourreau cartonné et un boîtier plastique contenant le Blu-ray et le DVD du film. Le visuel de la jaquette est vraiment très élégant, tout comme le menu principal, animé et musical.

Les amateurs de suppléments seront déçus d’apprendre que la section Bonus est vide, en dehors d’un lot de bandes-annonces et une galerie de photos.

La copie du film de David Lowell Rich, livrée dans un écrin Blu-ray au format 1080p, a-t-elle été restaurée ? Dès le logo Universal, il est évident que des rayures et des points subsistent. La photo, pourtant signée par le grand chef opérateur Philip H. Lathrop (Qu’as-tu fait à la guerre, papa ?, On achève bien les chevaux, La Panthère rose, Airport 75 : 747 en péril, Airport 77 : Les naufragés du 747) fait ici peine à voir avec des couleurs plutôt pâles, une gestion aléatoire du grain, très voire trop appuyé sur les séquences truquées (attention aux pirouettes du Concorde !), le piqué déçoit et la définition laisse souvent à désirer. Si l’ensemble est stable, le format 1.85 est nettement moins prestigieux que le cadre large de Airport 75 : 747 en péril et Airport 77 : Les naufragés du 747 et manque sérieusement de détails. Les contrastes sont guère équilibrés, bref l’apport HD est clairement décevant par rapport aux éditions Blu-ray d’Airport 1975 et Airport ‘77.

Airport 80 Concorde est disponible en version originale et française DTS Master Audio HD Dual Mono. La première instaure un confort acoustique plaisant avec une délivrance suffisante des dialogues, des effets annexes convaincants et surtout une belle restitution de la musique. La piste française se focalise souvent sur les voix (parfois grinçantes) au détriment des ambiances environnantes. Les deux options acoustiques sont propres et dynamiques.

Airport '80 : Concorde

Crédits images : © Elephant Films, Universal Pictures

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
6 / 10
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Franck Brissard
Le 5 août 2015
Echec à sa sortie et déjà considéré comme has-been après l’avènement des nouveaux divertissements du style Star Wars et Rencontres du troisième type, Airport 80 Concorde n’en demeure pas moins une curiosité, un vrai plaisir coupable (on rit beaucoup) auquel l’illustre compositeur Lalo Schifrin tente de donner l’ampleur qu’il n’a pas du tout. Un film catastrophe, dans tous les sens du terme.
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Giuseppe Salza
Le 3 juillet 2015
Le volet le plus raté de la saga, qui a contraint les producteurs à arrêter les frais. Rien ne marche dans ce grand n'importe quoi. On retient juste l'une des premières apparitions au cinéma d'un drone programmé pour abattre le Concorde.

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