Le Monstre de Londres (1935) : le test complet du Blu-ray

WereWolf of London

Combo Blu-ray + DVD

Réalisé par Stuart Walker
Avec Henry Hull, Warner Oland et Valerie Hobson

Édité par Elephant Films

Voir la fiche technique

Avatar Par
Le 09/05/2016
Critique

Le Monstre de Londres

Lors d’une expédition botanique au Tibet, le Dr. Wilfred Glendon est attaqué dans le noir par une bête étrange. De retour à Londres, il se transforme les soirs de pleine lune en loup. Pour vaincre la malédiction, il se met à la recherche d’une fleur asiatique extrêmement rare…

Le Monstre de Londres, Werewolf of London, réalisé par Stuart Walker en 1935, est le vrai premier film dans lequel apparaît un lycanthrope, autrement dit un être humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup, ou en créature anthropomorphe proche du loup. Hormis un court-métrage, The Werewolf, réalisé en 1913 par Henry MacRae, et un autre mis en scène par le français Pierre Bressol en 1924 sobrement intitulé Le Loup-garou, seul Wolf Blood (1925) de George Chesebro et Bruce Mitchell avait réellement abordé le sujet dans un long métrage. Alors que les Dracula et créature de Frankenstein font le bonheur des studios Universal et donnent des sueurs froides aux spectateurs du monde entier, le Loup-garou tient la vedette du film Le Monstre de Londres.

Bien avant l’excellente incarnation (la première) de Lon Chaney Jr dans Le Loup-garou (The Wolf Man) de George Waggner en 1941, le comédien Henry Hull (Lifeboat d’Alfred Hitchcock) interprète ici un docteur qui durant une expédition au Tibet se fait attaquer une nuit par une créature qui le griffe et le mord. De retour à Londres, il se rend compte qu’il est alors victime d’une malédiction : il se transforme les nuits de pleine lune en Loup-garou ! Le Monstre de Londres est un film court (1h15, caractéristique du double-programme) charmant, qui pose les bases qui seront alors réutilisées au cinéma (les rues pavées et désertes de Londres noyées dans le brouillard nocturne) et dans la littérature fantastique.

Après un prologue passionnant et brillamment mis en scène, l’exposition londonienne où les personnages déambulent dans de beaux et grands salons jusque dans les réceptions mondaines, apparaît un peu longue. Le film décolle réellement quand le Dr. Glendon subit sa première transformation, très réussie et au maquillage (du talentueux Jack Pierce) impressionnant pour l’époque. Alors bien sûr le rythme est en dents de scie, le scénario est un peu faible et le film assez étouffant, mais Le Monstre de Londres demeure une savoureuse curiosité, l’humour y est présent et saura attiser la curiosité des cinéphiles passionnés par ce genre.

Le Monstre de Londres

Généralités - 4,0 / 5

Le Monstre de Londres fait partie de la collection Cinéma Monster Club, éditée chez Elephant Films. Le film de Stuart Walker est édité en DVD et combo Blu-ray + DVD. La jaquette au visuel très soigné et élégant, est glissée dans un boîtier classique transparent. Le boîtier est glissé dans un surétui cartonné du plus bel effet. Le menu principal est dans le même ton, animé et musical.

Bonus - 2,0 / 5

C’est devenu une habitude, mais nous ne nous en lassons pas ! Elephant Films joint tout d’abord un lot conséquent de bandes-annonces des films Universal Monsters, disponibles chez l’éditeur. Le catalogue commence à être réellement imposant ! Les credits et une galerie de photos sont aussi présents.

Mais ce qui importe ici est tout d’abord la présentation du mythe du Loup-garou (9’) présenté par un Jean-Pierre Dionnet très prolixe et inspiré. Le Loup-garou au cinéma - Oliver Reed pour la Hammer, le plus grand lycanthrope de l’histoire du 7e art pour notre interlocuteur - mais aussi dans certaines légendes et folklores, ce qui donne à l’occasion à Dionnet d’évoquer une anecdote personnelle liée à sa famille, voici une belle introduction avant de vous plonger dans le film qui nous intéresse !

Jean-Pierre Dionnet réalise également la présentation du Monstre de Londres (10’). Décidément, le «  Werewolf » inspire le journaliste qui revient à la fois sur le casting, mais aussi l’équipe technique, tout en croisant à la fois le fond avec la forme.

Le Monstre de Londres

Image - 4,0 / 5

Ce Blu-ray au format 1080p proposée par Elephant Films contient une version restaurée du Monstre de Londres. La copie - dans son format original 1.33 - se révèle fort correcte, même si quelques points demeurent, ainsi que diverses rayures verticales et griffures, notamment sur les séquences truquées quand le personnage se transforme. Des fondus enchaînés décrochent légèrement mais l’encodage AVC reste solide et l’image est stable. Le noir et blanc retrouve une certaine fermeté, la luminosité fait plaisir. Certaines séquences parviennent à sortir du lot grâce à un relief impressionnant, tandis que les contrastes sont assurés. Le grain cinéma est évidemment conservé et le nettoyage numérique évident.

Son - 3,5 / 5

La bande-son a été restaurée, en version française et originale. Les deux pistes sont proposées en DTS HD Dual Mono Mono 2.0. Les dialogues, tout comme la musique, sont propres et distincts sur la piste anglaise. Certains échanges sont peut-être plus étouffés que d’autres, un petit souffle est parfois audible. La version française se focalise essentiellement sur le report des voix (doublage récent), mais le confort acoustique est très appréciable.

Le Monstre de Londres

Crédits images : © Universal

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

3,0
5
0
4
0
3
1
2
0
1
0

Je donne mon avis !

Avatar
Franck Brissard
Le 10 mai 2016
Après un prologue passionnant et brillamment mis en scène, l’exposition londonienne où les personnages déambulent dans de beaux et grands salons jusque dans les réceptions mondaines, apparaît un peu longue. Le film décolle réellement quand le Dr. Glendon subit sa première transformation, très réussie et au maquillage (du talentueux Jack Pierce) impressionnant pour l’époque. Alors bien sûr le rythme est en dents de scie, le scénario est un peu faible et le film assez étouffant, mais Le Monstre de Londres demeure une savoureuse curiosité, l’humour y est présent et saura attiser la curiosité des cinéphiles passionnés par ce genre.

Lire les avis »

Multimédia
Le Monstre de Londres
Bande-annonce VOST

Proposer une bande-annonce

Du même auteur
(publicité)

(publicité)