Le Scorpion Rouge (1988) : le test complet du Blu-ray

Red Scorpion

Réalisé par Joseph Zito
Avec Dolph Lundgren, M. Emmet Walsh et Al White

Édité par Carlotta Films

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Le 05/07/2016
Critique

Le scorpion rouge

Nikolai Petrovitch Radchenko, un soldat d’élite russe, est envoyé dans un pays d’Afrique non nommé pour éliminer un leader anti-communiste. Sur place, face à la violence de l’armée russe, il décide de changer de camp…

Si la carrière de Dolph Lundgren reste aujourd’hui marquée par quelques obscures séries B et Z, Les Maîtres de l’univers, Punisher, Universal Soldier, Au dessus de la loi, Pentathlon ou encore Johnny Mnemonic, les épisodes de Expendables - Unité spéciale ont démontré qu’il restait une «  icône  » du genre dans le cinéma d’action et peut encore compter sur de nombreux fans. Né le 3 novembre 1957, Dolph Lundgren obtient une maîtrise en chimie après avoir suivi les cours du prestigieux Institut royal de technologie de sa ville natale Stockholm. Le nez plongé dans les livres et se consacrant à de hautes études, il souhaite devenir ingénieur comme son père. À 16 ans, il découvre les arts martiaux, le judo et le karaté, et commence la compétition de haut niveau en 1979, deux ans avant de devenir ceinture noire. Son gabarit et sa taille (1m96) impressionnent. Il participe au deuxième championnat du monde, emmagasine les titres nationaux au début des années 80. C’est alors qu’il rencontre Warren Robertson, professeur d’art dramatique, disciple de l’imminent Lee Strasberg. C’est une révélation, il décide de devenir comédien. Il fait ainsi sa première apparition en 1985 dans le dernier James Bond de Roger Moore, Dangereusement vôtre. S’il apparaît en tant que «  silhouette  » derrière Grace Jones, sa compagne d’alors, Lundgren enchaîne les auditions. Il passe celle pour Rambo II (la mission), mais Stallone l’imagine d’emblée pour incarner le rival de Rocky dans le quatrième opus. En 1985, Rocky IV sort sur les écrans et c’est un triomphe international. Il devient alors une star du cinéma d’action.

Le scorpion rouge

Acteur-phénomène, il est remarqué par les célèbres Menahem Golan et Yoram Globus, qui lui proposent le premier rôle dans l’adaptation live des Les Maîtres de l’univers. Le film est un échec critique et commercial, mais les années en ont fait un vrai objet de culte. Dolph Lundgren rebondit aussitôt et se voit offrir le scénario du Scorpion rouge que doit mettre en scène Joseph Zito, porté par les succès de Vendredi 13 - Chapitre 4 : Chapitre final, ainsi que Portés disparus et Invasion U.S.A. avec Chuck Norris.

Film culte, il est étonnant de voir comment Le Scorpion rouge traverse bien les années. Certes, ce film d’action demeure emblématique d’une époque cinématographique malheureusement révolue, mais s’avère bien réalisé par un Joseph Zito maître de ses moyens, interprété et très efficace à l’instar de la scène mythique dite de «  l’acupuncture  » où Nikolaï se fait enfoncer quelques grosses aiguilles dans le corps par son tortionnaire. Le film économise ses scènes d’affrontements et de fusillades, et se concentre sur les personnages attachants. Le jeu de Dolph Lundgren - imposant de charisme - est malin et le comédien sait rendre le doute qui s’installe en Nikolaï Rachenko, tout d’abord présenté comme une vraie machine à tuer, qui s’humanise au fur et à mesure qu’il fréquente un journaliste américain (explosif M. Emmet Walsh, vu dans Blade Runner) et un des leaders de la rébellion (très bon Al White).

Nous sommes dans ce qui se fait de mieux en matière de série B. Les séquences d’action sont très bien menées, tout comme celle de la course-poursuite dans le désert et Le Scorpion rouge détonne dans sa géniale deuxième partie durant laquelle Rachenko, recueilli par un habitant du désert alors qu’il gît inconscient après avoir été piqué par des scorpions, se transforme avant de renaître littéralement à ses côtés. Lors d’une transe qui le mène quasiment aux portes de la mort, il se fait tatouer un arachnide. A son réveil, il comprend et sait que les soviétiques l’ont manipulé et décide de prendre les armes, mitrailleuses, sulfateuses et d’autres pétoires inconnues au bataillon, pour défendre la cause des africains.

Tourné en Namibie (mais le film est supposé se passer au Mambaka, un pays imaginaire), Le Scorpion rouge est devenu un très grand classique et n’ayons pas peur des mots, un des meilleurs films d’action des années 1980.

Le scorpion rouge

Technique - 7 / 10

Carlotta inaugure une nouvelle collection intitulée Midnight Collection ou «  le meilleur de la VHS en Blu-ray et DVD  ». La jaquette estampillée «  VHS  » est sympa et reprend le style Vidéoclub des années 1980 avec le visuel original. Le menu principal est sobre, fixe et musical.

Seule ombre au tableau de cette édition, le film n’est accompagné que de sa bande-annonce originale et des credits habituels.

Si l’apport HD demeure plutôt limité, force est de constater que le master affiche une stabilité fort plaisante. Quelques tâches, points, griffures et rayures verticales subsistent, la colorimétrie retrouve une petite vivacité, les contrastes et les détails sont sensiblement renforcés, le grain cinéma est respecté, même si la gestion vacille sur les séquences sombres ou juste avant les fondus au noir. Certains arrière-plans fourmillent quelque peu, mais la définition contentera les grands fans du Scorpion rouge. Un vrai plaisir de le posséder en HD ! Ce Blu-ray est au format 1080p.

En ce qui concerne le son, nous avons évidemment le choix entre la version originale et la version française, la première proposée en DTS-HD Master Audio 2.0., la seconde en DTS-HD Master Audio 1.0. Le doublage que nous connaissons tous est évidemment respecté et cette piste s’avère plus rentre-dedans avec des dialogues qui prennent le pas sur les ambiances annexes. La version originale paraît plus «  calme  », mais en réalité les ambiances, la musique, les déflagrations et les dialogues sont beaucoup plus riches. Les sous-titres ne sont pas imposés sur cette piste et le changement de langue n’est pas verrouillé. Notons également que les dialogues en russe ou en dialecte sont sous-titrés en anglais sur l’image.

Le scorpion rouge

Crédits images : © Carlotta Films

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
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Franck Brissard
Le 5 juillet 2016
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