Creed (2015) : le test complet du Blu-ray

Réalisé par Ryan Coogler
Avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone et Tessa Thompson

Édité par Warner Bros.

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Le 03/06/2016
Critique

Creed

Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…

Le projet était casse-gueule et sommeillait depuis pas mal de temps. Hollywood attendait probablement le bon acteur et le bon réalisateur. N’y allons pas par quatre chemins Creed - L’Héritage de Rocky Balboa est un véritable miracle cinématographique. Ce spin-off centré sur le fils d’Apollo Creed, est réalisé par Ryan Coogler, jeune cinéaste tout juste âgé de 30 ans, révélé par l’acclamé Fruitvale Station, Prix du public et Grand prix du jury du Festival de Sundance en 2013. Ce premier long métrage avait également permis au comédien Michael B. Jordan, vu dans l’excellent Chronicle de Josh Trank en 2012, de confirmer son talent précoce. Il se glisse à merveille dans le short et les gants d’Adonis Creed, fils illégitime de l’ancien champion du monde des poids lourds, adversaire de Rocky Balboa dans les deux premiers opus, entraîneur dans L’Oeil du Tigre, puis meilleur ami dans Rocky IV dans lequel il meurt sur le ring face à Ivan Drago (Dolph Lundgren). Après le retour inespéré de Rocky dans le magnifique Rocky Balboa en 2006, Sylvester Stallone, qui avait jusqu’à maintenant écrit tous les opus de la saga, n’apparaît ici qu’en tant que comédien et reprend donc son rôle mythique pour le plus grand plaisir de ses fans.

Plus qu’un spin-off, il s’agit d’une suite logique au sixième et précédent épisode. Nous retrouvons donc ce cher vieux Rocky dans son resto déserté de Philadelphie. Rattrapé par l’âge, veuf, ayant également perdu son beau-frère Paulie, Rocky regarde le temps passer, en espérant recevoir quelques nouvelles de son fils. Il vit au jour le jour quand un jeune homme se présente à lui et lui demande de l’entraîner à la boxe. Il dit être le fils d’Apollo Creed, dont le fantôme hante encore Rocky avec les photos qui ornent les murs de son restaurant. Rocky ne sait pas d’où sort ce jeune homme bien décidé à enfiler les gants et après quelques hésitations décide de l’aider, ce qui va lui permettre également de sortir de son quotidien qui se résume essentiellement à se recueillir sur la tombe d’Adrian pour lui lire le journal. Adonis de son côté souhaite se faire un prénom et assumer le nom d’un père qu’il n’a pas connu puisque mort avant sa naissance. Passionné par la boxe, il a mené une enfance difficile, à la force des poings dans les orphelinats, avant d’être adopté par la veuve d’Apollo Creed qui avait appris que son époux avait eu un enfant avec une autre femme. Adonis est à la recherche de ses origines et décide de rencontrer l’homme qui a su tenir tête à son père. Creed - L’Héritage de Rocky Balboa est l’histoire d’une double filiation. Adonis est le fils d’Apollo et va rencontrer un père spirituel en la personne de Rocky. Creed est l’héritier de 40 ans de cinéma, d’une saga anthologique.

Creed

Si pour la première fois Rocky ne se bat pas sur le ring, son combat est ailleurs, mais ce serait trop dévoiler l’histoire. Et Sylvester Stallone est extraordinaire. Récompensé par le Golden Globe du meilleur second rôle, le comédien aurait largement mérité l’Oscar. Michael B. Jordan est formidable, autant crédible dans les scènes intimistes que sur le ring, scènes pour lesquelles le jeune acteur s’est soumis à un entraînement physique impressionnant et un régime alimentaire strict.

Adonis va se découvrir, probablement naître pour la première fois. Se découvrir aux côtés de l’homme qui a le mieux connu son père. Découvrir aussi l’amour auprès de Bianca, interprétée par la superbe Tessa Thompson. Accepter qui était son père tout en s’imposant lui-même. C’est un hommage de Ryan Coogler (également scénariste avec Aaron Covington), remarquablement filmé, monté et photographié. La nostalgie est là, elle fonctionne, surtout lorsque retentit le thème principal de Bill Conti (frissons garantis) et que la statue de Rocky apparaît en haut des marches emblématiques du Philadelphia Museum of Art. Mais Creed ne repose pas que sur cela et c’est là toute la réussite de cette entreprise. Le passage de relais se fait dans la tradition des Rocky. La relève est bien assurée et adoubée par le maître en personne. Relève mais aussi un nouveau départ. La mythologie perdure et c’est superbe.

Tourné pour un budget de 35 millions de dollars, Creed - L’Héritage de Rocky Balboa en a rapporté près de 110 millions sur le sol américain, près de 60 dans le reste du monde et attiré 1,7 million de spectateurs dans les salles françaises. Une nouvelle aventure de Creed, qui s’intitulera peut-être Adonis, est déjà prévue pour 2017.

Creed

Généralités - 4,0 / 5

Le Blu-ray de Creed - L’Héritage de Rocky Balboa repose dans un boîtier classique de couleur bleue. La jaquette reprend le visuel de l’affiche française du film et le menu principal s’avère fixe et musical.

Bonus - 3,0 / 5

Le premier module de cette section s’intitule Accepter son passé pour avancer (15’). Il est composé de nombreuses images de tournage et du plateau, d’interviews de toute l’équipe, mais aussi des propos de professionnels des sports de combat contemporains qui expliquent pourquoi Rocky demeure un film culte. Le réalisateur Ryan Coogler revient sur la genèse du projet, Stallone encense le travail de son partenaire, les valeurs et l’héritage de Rocky sont passés au peigne fin avec un parallèle intéressant dressé entre Rocky et Creed.

Nous passons ensuite à un segment consacré à l’entraînement sportif de Michael B. Jordan (6’). Ce dernier revient sur son régime alimentaire strict suivi pendant un an, ses leçons intensives de boxe avec quelques professionnels. De nouvelles images issues du plateau dévoilent que Sylvester Stallone n’était jamais loin pour donner quelques indications à son metteur en scène sur les chorégraphies des combats.

Cette section se clôt sur 20 minutes de scènes coupées. Toutes réussies, elles auraient mérité d’apparaître dans un Director’s Cut. Nous retiendrons notamment celle où Rocky, trouve une VHS dans sa cave, la place dans son magnétoscope et visionne avec le sourire quelques secondes de son premier combat contre Apollo Creed. Ne manquez pas ces séquences laissées sur le banc de montage !

Creed

Image - 5,0 / 5

Que voilà un bel objet ! Warner met les petits plats dans les grands et offre à la belle photo de Maryse Alberti (The Visit, The Wrestler, Velvet Goldmine) un superbe écrin qui restitue adroitement les partis pris esthétiques originaux. Le piqué est diaboliquement ciselé, le cadre large flatte les rétines, tout comme un léger grain d’ailleurs, les contrastes sont particulièrement tranchés, les noirs concis et la colorimétrie est sublime. L’ensemble est soutenu par une compression AVC de haute volée et fort élégante, les détails sont légion, le relief omniprésent et la profondeur de champ toujours présente. Un master HD (1080p, AVC) brillant, dense et minutieux, en un mot superbe.

Creed

Son - 4,5 / 5

Comme pour l’image, l’éditeur a soigné le confort acoustique et livre un mixage DTS-HD Master Audio 7.1 anglais, aussi percutant dans les scènes d’affrontements secs que dans les échanges plus intimistes. Les séquences sur le ring peuvent compter sur une balance impressionnante des frontales comme des latérales. Les effets annexes sont très présents et dynamiques, les voix solidement exsudées par la centrale, tandis que le caisson de basses souligne efficacement chacune des actions au moment opportun. La spatialisation est en parfaite adéquation avec le ton du film. En revanche, la piste française, proposée dans un pauvre Dolby Digital 5.1, parvient à s’en sortir, même s’il n’y a pas de comparaison possible avec la version originale.

Creed

Crédits images : © MGM, Warner Bros. Pictures, New Line Cinema, Chartoff-Winkler Productions

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

4,8
5
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4
1
3
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2
0
1
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Baptiste
Le 27 juin 2016
Pas de commentaire.
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Franck Brissard
Le 27 mai 2016
Pas de commentaire.
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lmauro
Le 8 mai 2016
j'ai aimer "Creed" il me fait penser au 1er rocky,j'ai hâte d'avoir le blu ray.
Maintenant ce que je reproche au film c'est le générique de fin et ce rap qui gâche l'esprit du film(sans offenser personne on aurai du laisser la bande son original)

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