Peaky Blinders - Saison 4 : le test complet du Blu-ray

Peaky Blinders

2017. Réalisé par David Caffrey
Avec Cillian Murphy, Paul Anderson et Joe Cole

Édité par ARTE ÉDITIONS

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Le 20/02/2018
Critique

Peaky Blinders - Saison 4

Après avoir dû résister à la mafia russe, les membres de la famille Shelby ont reçu des menaces de mort de Luca Changretta, un parrain de la branche sicilienne du crime organisé de New York, résolu à venger la mort d’Angel et de Vicente, tués par les Peaky Blinders. Les Shelby oublient pour un temps leurs dissensions et se regroupent à Birmingham…

Peaky Blinders s’appuie partiellement sur des faits réels. Son créateur, Steven Knight (auquel on doit aussi Taboo), dit que certains membres de sa famille fréquentèrent des membres du gang et qu’on lui racontait leurs aventures quand il était jeune. Au lendemain de la première guerre mondiale, il est exact que Churchill, qu’on voit apparaître à deux ou trois reprises dans les deux premières saisons, avait assigné à une équipe spécialisée la mission de débarrasser le pays des gangs.

Don’t fuck with the Peaky Blinders!

La saison 4 de Peaky Blinders est centrée sur le jeu mortel du chat et de la souris entre la famille Shelby et Luca Changretta, accompagné par une bonne douzaine de sicaires aux cheveux gominés, à la fine moustache et à l’accent sicilien.

L’occasion de faire entrer un nouveau personnage, Luca Changretta, interprété par Adrien Brody, l’ex-virtuose oscarisé en 2002 pour sa prestation dans Le Pianiste de Roman Polanski. Dans ce nouvel emploi, il charge la barque en se lançant dans une imitation du Marlon Brando de la saga Le Parrain : l’allumette qu’il mâchonne en permanence achève le réalisme en reconstituant l’articulation hasardeuse du modèle !

Peaky Blinders - Saison 4

Une guerre des gangs sans merci crée de belles opportunités de scènes violentes qui épicent la série depuis l’origine et dont le clou est le combat à l’arme automatique que doit livrer Tommy Shelby, acculé dans un immeuble par une meute de Siciliens armés jusqu’aux dents.

L’autre ligne de force de la saison 4 est le retour des Shelby à leurs origines, le quartier de Small Heath à Birmingham, une région où ils bénéficient encore de sympathies dans le milieu gitan, mais où ils ont aussi suscité quelques rancoeurs, particulièrement celles de Aberama Gold, un nouveau personnage intéressant, interprété par Aidan Gillen, le Petyr ‘Littlefinger’ Baelish de Game of Thrones (Le Trône de Fer).

On a gathering storm comes a tall handsome man in a dusty black coat with a red right hand

Le couplet de The Right Red Hand, le tube qui fit, en 1994, le succès du groupe Nick Cave and the Bad Seeds, groupe de rock australien constitué à Melbourne en 1983, repris dans les menus des disques, au générique et dans les crédits de chaque épisode, devenu indissociable de Peaky Blinders, attire aussi l’attention sur la part prise dans la série par la musique, essentiellement du rock’n’roll.

Peaky Blinders - Saison 4

Bien qu’anachronique, cet accompagnement musical ne perturbe pas l’immersion dans l’Angleterre de l’entre-deux guerre à laquelle nous invite la série en mettant les moyens, décors, costumes, maquillages, coiffures et accessoires, pour la rendre aussi réaliste que possible.

Steven Knight et son équipe de scénaristes, dans cette nouvelle saison, évoquent les problèmes sociopolitiques, la constitution d’un parti communiste révolutionnaire, les mouvements de grève, les revendications des ouvrières pour l’égalité salariale avec les hommes, et entrouvrent aussi les portes de l’univers de la boxe professionnelle, avec un combat efficacement mis en scène.

La diversité des thèmes abordés, la qualité de sa réalisation, la richesse d’un scénario donnant, saison après saison, un peu plus d’épaisseur aux personnages, ont fait de Peaky Blinders la série la plus regardée de la chaîne BBC Two et assuré son bon accueil critique et populaire hors du Royaume Uni.

Peaky Blinders - Saison 4

Généralités - 3,0 / 5

Peaky Blinders, saison 4 (6 x 58 minutes) et ses suppléments (14 minutes) tiennent sur deux Blu-ray BD-50 logés dans un boîtier de 11 mm, glissé dans un étui.

Le menu animé et musical propose le choix entre version originale, avec sous-titres optionnels, au format DTS-HD Master Audio 2.0, et doublage en français au même format.

Sous-titres pour malentendants.

Bonus - 2,0 / 5

En complément, trois courts entretiens avec Steven Knight, des membres de l’équipe, les acteurs principaux et quelques scènes de tournage.

Retour à Watery Lane (3’), la rue du quartier de Small Heath, à Birmingham, qui fut le cadre de la saison 1, où la famille s’est regroupée pour tenter de survivre à la vendetta des Siciliens de New York.

Le monde des Peaky Blinders (7’, pas les 11’ annoncées au dos de la jaquette), concentré sur la boxe, montre l’aménagement d’une salle d’entraînement dans un ancien dépôt d’ambulances et de l’Olympia Theatre de Liverpool, le plus grand décor de la série, pour le combat.

Pour finir, la fusillade (4’), filmée dans un grand immeuble de brique de Manchester, en suivant un minutieux storyboard.

Peaky Blinders - Saison 4

Image - 4,5 / 5

L’image (1.78:1, 1080i, AVC) a maintenu le niveau de qualité relevé à l’occasion du test des saisons 2 et 3 : elle est magnifique, dans une palette de couleurs chaudes, et sous un éclairage qui lui donne, dans toutes les scènes d’intérieur, un aspect nimbé. Les contrastes, volontairement adoucis, assurent une parfaite lisibilité de l’image dans toutes les conditions d’éclairage.

Peaky Blinders - Saison 4

Son - 4,5 / 5

Pour le son, DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo pour la version originale (avec sous-titres optionnels) et le doublage, même constat : on regrette la réticence de la BBC à se convertir, une fois pour toutes, au multicanal dont auraient pu profiter les nombreuses scènes d’action. Cela dit, la dynamique et l’ouverture du spectre sont remarquables dans les deux versions.

Les dialogues du doublage manquent cependant de naturel et font disparaître les accents, révélateurs des différences sociales.

Peaky Blinders - Saison 4

Crédits images : © Caryn Mandabach Productions Ltd 2017

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Philippe Gautreau
Le 20 février 2018
Peaky Blinders, par sa vivante reconstitution visuelle et sociologique de l’Angleterre de l’entre-deux guerres, par la qualité de sa réalisation et la richesse d’un scénario qui réussit, saison après saison, à donner un peu plus d’épaisseur aux personnages, tient sa place parmi les meilleures séries actuelles.

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