Wonder : le test complet du Blu-ray

2017. Réalisé par Stephen Chbosky
Avec Julia Roberts, Owen Wilson et Jacob Tremblay

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 14/06/2018
Critique

Wonder

August ‘Auggie’ Pullman, neuf ans, affecté d’une sévère malformation du visage, jusque-là éduqué à la maison par sa mère, rentre cette année au collège de son quartier de Brooklyn…

Wonder est le troisième film du romancier, scénariste et réalisateur, Stephen Chbovsky, après The Four Corners of Nowhere en 1995, une comédie sociale, et Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower), sorti en 2012, la transposition cinématographique de son roman éponyme sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Wonder est son adaptation du premier roman de R.J. Palacio, inspiré par la rencontre qu’elle fit, accompagnée de ses enfants devant l’étal d’un marchand de glace, d’un jeune garçon au visage déformé, un thème qu’avait développé Peter Bogdanovich avec Mask en 1985.

Le film est divisé en quatre parties, chacune développée dans un ordre chronologique, « Auggie », « Via », « Jack Will » et « Miranda », exprimant l’une après l’autre le regard d’un personnage sur l’entrée d’Auggie dans le monde des autres enfants. C’est d’abord Auggie qui livre ses impressions en voice over. Puis vient le tour de sa soeur aînée Via/Olivia, de Jack Will, un camarade de classe et de Miranda, la meilleure amie de Via.

Wonder

Débordant de bons sentiments, un peu trop prévisible, Wonder ne tombe pourtant pas dans la mièvrerie, comme en témoigne, par exemple, une discussion entre les parents d’un enfant suspendu pour avoir harcelé Auggie et le directeur du collège. Le scénario évite aussi la sensiblerie en accordant une bonne place à l’humour.

Un des atouts de Wonder est sa distribution. Owen Wilson et, surtout, Julia Roberts, sont à l’aise dans leur rôle de parents. Mais ce sont les enfants, bien choisis et bien dirigés, qui ont la vedette. On retrouve, pour incarner Auggie, une « vieille » connaissance, Jacob Tremblay qui nous avait impressionnés dans son interprétation de l’enfant de Brie Larson dans Room (Lenny Abrahamson, 2015). Parmi les plus grands, difficile de ne pas remarquer la présence naturelle d’Izabela Vidovic dans le rôle de Via, la grande soeur d’Auggie.

Wonder, avec ses pas glissés entre drame et comédie, bien mis en image et, surtout, bien joué par les enfants, est une belle fable optimiste sur l’acceptation de la différence, particulièrement adaptée à un jeune public.

Wonder

Généralités - 4,0 / 5

Wonder (113 minutes) et ses suppléments (91 minutes), plus le commentaire audio, tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier non fourni pour le test, effectué sur check disc.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale au format DTS-HD Master Audio 7.1, avec sous-titres optionnels, ou dans un doublage en français DTS-HD MA 5.1.

Piste d’audiodescription DTS-HD MA 2.0 stéréo et sous-titres pour malentendants.

Bonus - 3,0 / 5

Commentaire audio (VOST, DTS-HD Master Audio 2.0) très détaillé sur la mise en scène et les options artistiques et scénaristiques par Stephen Chbovsky, réalisateur et coscénariste et R.J. Palacio, auteur du roman et coproductrice du film.

Le plus beau des étés, documentaires sur la conception du film : 1. Un projet de compassion (13’). R.J. Palacio dit qu’elle a décidé d’écrire Wonder après sa rencontre avec un enfant au visage déformé à l’origine du roman qui a ému Stephen Chbovsky. Les producteurs, les acteurs y ont tous vu une leçon pour apprendre à accepter la différence, un plaidoyer pour la gentillesse. 2. La famille compte (13’). L’équipe rend hommage à Jacob Tremblay, l’interprète d’Auggie et Julia Roberts se souvient avoir montré son intérêt pour le film trois ans avant le tournage. Puis les projecteurs se dirigent vers le personnage de Via, la soeur d’Auggie. 3. Une merveille technique (14’). Stephen Chbovsky, R.J. Palacio et un producteur évoquent la décision prise de diviser le film en quatre parties, comme le livre l’avait été, le choix de montrer d’emblée le visage déformé d’Auggie, créé par une combinaison de prothèses et de maquillage. 4. Une note de gentillesse (6’) évoque la partition originale et l’illustration musicale du film où la tristesse ne devait pas dominer. 5. Tout le monde mérite une ovation (10’). À la fin du tournage, toute l’équipe rend hommage à R.J. Palacio.

Wonder, un émerveillement d’enfant (13’). Des entretiens et des scènes de tournage, où l’on peut voir que le courant est passé entre Stephen Ghbovsky, l’acteur Daveed Diggs et les enfants qui semblent s’être bien amusés.

Quel monde merveilleux (13’). Comment directeur artistique et responsable des repérages ont créé l’illusion que le film avait été tourné à Brooklyn et pas à… Vancouver !

Ces compléments, repris de l’édition américaine Lionsgate Films, auraient gagné à être allégés des multiples coups d’encensoir échangés entre tous les participants.

Pour finir, un clip vidéo (3’) et les bandes-annonces, en VO ou en VF au choix, de Criminal Squad, Killing Gunther, The Wall (2017) et Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge, 2016).

Wonder

Image - 5,0 / 5

L’image (2.39:1, 1080p, AVC) allie à une parfaite résolution une palette de couleurs fraîches, naturelles et parfaitement étalonnées. La lisibilité de l’image est extraordinaire dans toutes les conditions d’éclairage, y compris dans les scènes de nuit.

Son - 5,0 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 7.1 de la version originale, format assez rare pour une comédie plutôt intimiste, génère une discrète, mais convaincante, sensation d’immersion dans l’ambiance des scènes prises dans les couloirs du collège, dans la rue, même dans les salles de classe. Dans un bon équilibre avec l’ambiance et l’accompagnement musical, les dialogues sont toujours clairement rendus.

Wonder

Crédits images : © Lionsgate, Mandeville Films, Participant Media, Walden Media

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 14 juin 2018
Wonder, avec ses pas glissés entre drame et comédie, bien mis en image et, surtout, bien joué par les enfants, est une belle fable optimiste sur l’acceptation de la différence, particulièrement adaptée à un jeune public.

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