Runaway Train : le test complet du Blu-ray

1985. Réalisé par Andrei Konchalovsky
Avec Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay

Édité par ESC Editions

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Le 06/07/2018
Critique

Runaway Train

Le pénitencier de haute sécurité de Stonehaven, Alaska. Une décision de justice oblige Ranken, le directeur de la prison, à sortir Manny de la cage dans laquelle il le tenait enchaîné depuis trois ans. Quelques jours après, Manny s’évade avec Buck McGeehy, un jeune prisonnier. Les deux embarquent à bord d’un train lancé dans une course folle : le conducteur n’a pas eu le temps de le stopper avant d’être foudroyé par une crise cardiaque…

Runaway Train, sorti en 1985, est, après Maria’s Lovers, le deuxième film tourné aux USA par Andrei Konchalovsky qui avait fui la dictature communiste en 1979 après le tournage de Sibériade (Sibiriada), une ambitieuse fresque de plus de 4h30 sur l’histoire de la Russie au XXème siècle, honorée par le Grand prix du jury à Cannes.

Runaway Train est produit par Cannon, une société spécialisée dans les films à petit budget (disparue en 1994 après avoir été rachetée par Metro-Goldwyn-Mayer), à partir d’un scénario écrit par Akira Kurosawa une quinzaine d’années plus tôt. Francis Ford Coppola, approché pour la réalisation, recommanda Andrei Konchalovsky aux producteurs.

Runaway Train

Runaway Train associe avec bonheur deux genres, action et huis-clos psychologique en donnant aux quatre personnages une réelle épaisseur. Manny, brillamment interprété par Jon Voight (salué par un Golden Globe), était devenu une valeur sûre du box-office depuis Macadam Cowboy (Midnight Cowboy, 1969) et Delivrance (1972). Lui donnent la réplique, Eric Roberts, révélé en 1983 par Star 80 de Bob Fosse, et Rebecca De Mornay qui commença à sortir de l’ombre en tenant le second rôle de Risky Business derrière Tom Cruise. Le quatrième, qu’on voit surtout au début du film, prend le train en marche : c’est John P. Ryan, l’interprète de Ranken, le directeur de la prison, glaçant dans l’expression de la haine qu’il voue à Manny.

Runaway Train démontre aussi la capacité du réalisateur à s’adapter à la culture ambiante en réalisant un excellent film tout à fait américain dans lequel il réussit, avec un découpage nerveux, à maintenir une forte tension avec une assez remarquable économie de moyens. Toutes les scènes à l’intérieur du train sont, en effet, tournées en studio. Le déplacement du train est simulé par une transparence particulièrement efficace, comme tous les effets visuels classiques utilisés, pour créer l’illusion de la réalité.

Runaway Train

Généralités - 3,5 / 5

Runaway Train (111 minutes) et son supplément (20 minutes) tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier de 11 mm.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale au format DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo, avec sous-titres optionnels, ou dans un doublage en français, au même format audio.

Piste d’audiodescription DTS-HD MA 2.0.

Bonus - 3,5 / 5

Andrei Konchalovsky, de Tarkovski à Stallone (27’), par Fernand Garcia (Kinoscript). Andrei Konchalovsky, attiré par le cinéma après avoir vu Quand passent les cigognes, suit l’enseignement de l’université du cinéma de Moscou où il rencontre Andrei Tarkovski avec lequel il découvre Fellini, Bergman, Buñuel et Kurosawa. Andrei Konchalovsky réalise avec Tarkovski un court métrage, Le Rouleau compresseur et le violon, et l’assiste pour le tournage de L’Enfance d’Ivan, puis tourne en 1965 son premier long métrage, Le Premier maître (Pervyy uchitel), et deux adaptations littéraires de Tourgueniev et de Tchekhov, puis une romance, dans l’esprit du Monika de Bergman, Romans o vlyublyonnykh (70 millions d’entrées en 1974), et enfin Sibériade, Grand prix du jury à Cannes en 1980, année de sévère concurrence où la Palme d’or fut partagée entre Apocalypse Now et Le Tambour (Die Blechtrommel). Après un passage en France, il tourne aux USA Maria’s Lovers, bien reçu en Europe, puis, avec le soutien de Kurosawa, Runaway Train qui connut un succès commercial et critique. Warner lui propose Tango & Cash qu’il ne finira pas, irrité par l’immixtion des producteurs dans le tournage. Une présentation vivante du parcours qui a conduit Konchalovsky de Moscou à Hollywood, mais une analyse un peu succincte du film.

Bande-annonce.

Runaway Train

Image - 5,0 / 5

L’image (1.85:1, 1080p, AVC), très stable, fermement contrastée, débarrassée de toutes taches et griffures, offre des couleurs naturelles. La définition, précise, révèle tous les détails des visages en gros plans comme des paysages dans les vues prises d’hélicoptère. Le bruit vidéo a été réduit au maximum sans dénaturer la texture originelle.

Son - 4,5 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo, très propre lui aussi, assure la clarté des dialogues, le réalisme des bruits métalliques du train, et donne, sans distorsions, une belle ampleur à la composition de Trevor Jones (Excalibur, 1981).

Le doublage, pas très naturel, place les dialogues trop en avant.

Runaway Train

Crédits images : © ESC Éditions

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 6 juillet 2018
Runaway Train, un excellent film tout à fait américain dans lequel le réalisateur russe réussit, avec une remarquable économie de moyens et un montage nerveux, à maintenir une forte tension jusqu’à la dernière image et à donner une belle épaisseur aux personnages.

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