Au nom du père - Saison 1 (2017) : le test complet du Blu-ray

Herrens veje

Réalisé par Kaspar Munk
Avec Lars Mikkelsen, Simon Sears et Ann Eleonora Jørgensen

Édité par ARTE ÉDITIONS

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Le 21/12/2018
Critique

Au nom du père - Saison 1

Dans la famille Krogh, on est pasteur luthérien de père en fils depuis 250 ans. Johannes, le chef de la famille, s’attend à être élu évêque de Copenhague. Il a orienté vers la prêtrise ses deux fils, Christian et August. Mais des événements vont changer le cours d’un destin pourtant bien tracé…

Au nom du père (Herrens veje, en français Les voies du seigneur ; titre international : Ride Upon the Storm) est l’oeuvre du créateur et showrunner danois Adam Price, auteur d’une série au succès international, Borgen (2010-2013, 30 x 58 minutes), l’histoire d’une femme devenue premier ministre.

Le pivot du nouveau drame choral, un homme cette fois, c’est Johannes Krogh. Sa brillante intelligence l’a rendu populaire auprès de ses paroissiens. Mais ses proches connaissent son côté sombre, ses accès de violence, ses infidélités conjugales, son penchant pour l’alcool. Cela n’empêche pas son épouse Elisabeth et leurs deux fils d’éprouver pour lui une révérence, parfois mêlée de haine.

Au nom du père est donc un drame au sein d’un foyer luthérien, un sujet qui ne manquera pas de rappeler le Dies irae de Carl Theodor Dreyer (Vredens dag, 1943). Si le doute sur l’existence de Dieu assaille inévitablement les personnages, le facteur essentiel de leur mal être est la culpabilité, principalement chez August, hanté jusqu’à la folie par le souvenir de la femme qu’il a abattue, suspectée d’être un terroriste habillé d’un niqab, alors qu’il était en mission au Moyen Orient en tant qu’aumônier militaire.

Au nom du père - Saison 1

Au nom du père, comme le faisait Borgen, porte aussi un regard critique sur la société danoise, en particulier sur l’hypocrisie face à la religion (le luthérianisme est religion d’état au Danemark) : un couple souhaitant un mariage religieux demande au pasteur s’il peut célébrer l’office sans jamais mentionner le nom de Dieu !

Le scénario et les dialogues, servis par une solide distribution, réussissent à communiquer la souffrance de chaque personnage dans sa lutte contre ses vieux démons et sa quête d’un sens à la vie. Dans le rôle de Johannes, Lars Mikkelsen confirme un talent maintes fois démontré, notamment dans la saison 1 de The Killing (Danemark) (Forbrydelsen). On remarque Morten Hee Andersen qui sait transmettre la fragilité du personnage d’August et Ann Eleonora Jørgensen (également présente dans toute la saison 1 de The Killing (Danemark)), le désarroi d’Elisabeth.

Au nom du père se distingue aussi par la beauté de ses éclairages et de sa photographie, à laquelle a contribué David Katznelson, distingué par un Primetime Emmy Award en 2011 pour Downton Abbey. Le montage, sophistiqué, peut parfois être déroutant.

On attend avec impatience la saison 2.

Au nom du père - Saison 1

Technique - 7 / 10

Au nom du père - Saison 1 (10 x 58 minutes) tient sur deux Blu-ray BD-50 logés dans un boîtier de 11 mm glissé dans un fourreau.

Le menu animé et musical offre le choix entre la version originale, en danois et en anglais, au format DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo, avec sous-titres optionnels (qui auraient pu être placés plus bas sur l’image), un doublage en français (DTS-HD MA 5.1) ou en allemand (DTS-HD MA 2.0 stéréo). On peut discuter le choix d’avoir réservé format le plus performant au doublage plutôt qu’à la version originale.

Sous-titres pour malentendants.

Aucun bonus vidéo.

L’image (1.95:1, 1080i, AVC), bien définie, d’une texture agréable, propose de solides contrastes et des couleurs soigneusement étalonnées, dans une palette plutôt froide.

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo de la version originale place inévitablement l’image sonore sur les voies frontales. Le doublage en français, légèrement plus immersif, manque de naturel et tend à placer les dialogues trop en avant.

Au nom du père - Saison 1

Crédits images : © Tine Harden

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
7 / 10
Avis

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Philippe Gautreau
Le 21 décembre 2018
Un bel avenir semble promis à Johannes Krogh, un brillant pasteur danois. Pourtant, sa vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille, plutôt un chemin escarpé semé d’embûches. Une autre remarquable série d’Adam Price, le créateur de Borgen.

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