Iwo Jima (1949) : le test complet du Blu-ray

Sands of Iwo Jima

Réalisé par Allan Dwan
Avec John Wayne, John Agar et Adele Mara

Édité par Rimini Editions

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Le 29/01/2019
Critique

Iwo Jima

En 1943, des marines, dès leur arrivée en Nouvelle Zélande, sont affectés dans une section commandée par le sergent John M. Stryker pour un entraînement intensif avant leur entrée dans la guerre du Pacifique. Ils participeront, le 23 novembre 1943, au débarquement sur l’atoll de Tarawa, puis, le 9 février 1945, à la prise d’Iwo Jima, une petite île de 21 km², située à un millier de kilomètres au sud de Tokyo, défendue par 22 000 Japonais…

Iwo Jima (Sands of Iwo Jima), sorti aux USA en décembre 1949, quatre fois nommé aux Oscars, connaît un immense succès commercial : il remémore un brillant fait d’armes de la seconde guerre mondiale, le débarquement de 30 000 marines sur la plage le 9 février 1945 à 9h00, puis de 40 000 autres les jours suivants, engagés dans un affrontement qui ne laissa pratiquement aucun survivant dans le camp japonais et fit 7 300 morts dans les rangs américains. Le visionnage du film peut donner l’impression que les débarquements sur Tarawa et sur Iwo Jima se sont enchaînés dans un court laps de temps, alors que 14 mois les séparent.

Iwo Jima, une des plus grosses productions de Republic Pictures (1.4 millions de dollars, soit 15 millions aujourd’hui) est un des 400 films réalisés par Allan Dwan. Entré dans le cinéma en 1909, il s’est frotté à tous les genres, à la comédie, à l’action, à l’aventure et, surtout, au western, avec, notamment, Quatre étranges cavaliers (Silver Lode, 1954), Le Bagarreur du Tennessee (Tennessee’s Partner, 1955). Il reviendra au film de guerre, en 1951, cette fois à bord d’une superforteresse Boeing B-29, avec Tonnerre sur le Pacifique (The Wild Blue Yonder, 1951) puis, en 1956, avec Le Bataillon dans la nuit (Hold Back the Night).

Iwo Jima

Iwo Jima, probablement le meilleur film d’Allan Dwan, donne une vue réaliste des débarquements sur l’atoll de Tarawa et sur l’île d’Iwo Jima : la mise en scène s’est étroitement inspirée des archives filmées de la US Navy, avec l’utilisation de moyens authentiques, de vrais marines et leur matériel (amtraks et tanks Sherman), empruntés à la base navale de San Diego. Réaliste, la reconstitution est aussi spectaculaire grâce à une armée de figurants et aux effets spéciaux des frères Howard et Theodore Lydecker, deux petits génies de la pyrotechnie. Si bien que ces scènes supportent gaillardement la comparaison avec celles de Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan, Steven Spielberg) et avec le diptyque Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima (Flags of Our Fathers et Letters from Iwo Jima, Clint Eastwood, 2006).

Le film doit aussi à sa distribution en tête de laquelle figure Marion Robert Morrison, certainement plus connu sous le nom de John Wayne, aussi surnommé The Duke, propulsé sur le podium des superstars par La Chevauchée fantastique (Stagecoach, John Ford, 1939), demandé sur tous les plateaux. On l’a vu dans 85 films de 1933 à 1949, soit une moyenne de 5 par an, pile-poil ! Le second rôle fut attribué à John Agar, sergent de l’USAF pendant la seconde guerre mondiale et le premier mari de Shirley Temple qu’il épousa quand elle avait 17 ans. On venait de le voir, l’année précédente, dans Le Massacre de Fort Apache (Fort Apache, John Ford, 1948, dans lequel jouait Shirley Temple) pour la première d’une centaine d’apparitions sur le petit et le grand écran, avec plusieurs films de science-fiction.

Iwo Jima se termine sur la séquence drapeau planté par six hommes au sommet du mont Suribachi dont la photo emblématique valut à son auteur, Joe Rosenthal, le Prix Pulitzer… et fit naître une polémique : la première photo n’ayant pas convaincu, une nouvelle prise sera mise en scène pour le cliché officiel !

Iwo Jima

Généralités - 3,5 / 5

Iwo Jima (110 minutes) et ses suppléments (18 minutes) utilisent toute la capacité d’un Blu-ray BD-25 logé dans un boîtier de 11 mm glissé dans un fourreau. Une édition DVD avec le même contenu est sortie simultanément.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, avec sous-titres optionnels, et dans un doublage en français, les deux au format non compressé LPCM 2.0 mono (et non DTS-HD Dual mono indiqué sur la jaquette).

Bonus - 3,0 / 5

Making of Iwo Jima (18’, sous-titré, SD, 1993). Une présentation de Leonard Maltin, avec Michael Wayne, le fils de John Wayne, John Agar, Richard Jaeckel… Avec John Wayne en tête d’affiche et la résonnance encore très forte de la bataille d’Iwo Jima, le film eut un grand succès commercial. Il aurait pu ne pas se faire sans l’insistance de l’armée américaine qui voulait réagir aux coupes budgétaires envisagées par le Congrès : elles auraient pu conduire à la dissolution de l’US Navy. C’est ce qui décida John Wayne, d’abord réticent, à tenir le rôle principal. John Agar, dont c’était le premier rôle, se souvient des encouragements prodigués par le « Duke ». Le scénario de Harry Brown a été réécrit par James Edward Grant, à la demande de John Wayne.

Bande-annonce (VO).

Iwo Jima

Image - 4,0 / 5

L’image (137:1, 1080p, AVC), dans l’ensemble assez soigneusement débarrassée des taches, avec une réduction du bruit respectueuse de la texture argentique, propose des blancs lumineux et des noirs profonds, avec un agréable dégradé de gris. Seules quelques menues taches positives et négatives, surtout visibles sur les fonds de ciels, ont résisté à la restauration. Les stock shots de la flotte US sont affectés par un assez fort bruit vidéo et une relative instabilité lumineuse.

Son - 4,0 / 5

Le son non compressé LPCM 2.0 mono (et pas DTS-HD dual mono comme indiqué sur la jaquette) de la version originale, lui aussi correctement nettoyé, restitue les dialogues avec netteté, dans un bon équilibre avec l’ambiance et l’accompagnement musical. Même si l’âge du film concentre nécessairement le spectre sonore dans le medium, une bonne dynamique assure un soutien efficace aux spectaculaires effets spéciaux dans les deux scènes de débarquement.

Il faut pousser le niveau sonore pour le doublage en français (un peu monotone) qui place les dialogues tant en avant qu’ils couvrent parfois presque complètement l’accompagnement musical.

Iwo Jima

Crédits images : © Copyright by Paramount Pictures. All Rights Reserved.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 30 janvier 2019
Iwo Jima, probablement le meilleur film d’Allan Dwan, donne une vue réaliste des débarquements sur l’atoll de Tarawa et sur l’île d’Iwo Jima grâce à une mise en scène étroitement inspirée par les archives filmées de la US Navy et l’implication de vrais marines.

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Iwo Jima
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