Terreur à l'hôpital Central (1982) : le test complet du Blu-ray

Visiting Hours

Combo Blu-ray + DVD

Réalisé par Jean-Claude Lord
Avec Michael Ironside, Lee Grant et Linda Purl

Édité par BQHL Éditions

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Le 15/03/2019
Critique

Terreur à l'hôpital central

Montréal, Canada 1981 : Hawker, un psychopathe meurtrier et misogyne, assure l’entretien des studios de TV où la journaliste activiste Deborah Ballin dénonce un soir, durant une émission, les violences à l’encontre des femmes. Il tente de la tuer à son domicile. Lorsqu’il apprend que, blessée au point de devoir être opérée, elle est admise au County General Hospital, il décide de s’y introduire coûte que coûte afin de l’achever.

L’un des meilleur thrillers canadiens, influencé par la structure narrative du chasseur poursuivant obstinément sa proie qui caractérisait Halloween - La nuit des masques (USA 1978) de John Carpenter et Vendredi 13 (USA 1980) de Sean S. Cunningham. Sa démesure visuelle récurrente et sa violence graphique élevée l’en rapprochent d’ailleurs à plusieurs reprises. Son succès au box-office fut mérité en raison d’un scénario d’une précision millimétrée, d’un suspense aux rebondissements marqués parfois par une ironie très noire mais aussi en raison d’un budget élevé pour une série B et d’un réalisme remarquable concernant la direction artistique et les décors, en partie réels. Sans oublier une direction photo régulièrement inspirée de René Verzier. Encore une fois dans l’histoire du cinéma fantastique, la criminalité psychopathologique fournit la matière à une oeuvre plastiquement originale. Célèbre et très impressionnante création de l’acteur Michael Ironside, juste après son admirable rôle dans Scanners (Can. 1980) de David Cronenberg, également produit par Pierre David et Claude Héroux. Actrices féminines remarquables, au premier rang desquelles la star Lee Grant sans oublier Linda Purl et la sculpturale Lenore Zann. L’attaque nocturne contre l’infirmière à son domicile est une belle leçon de mise en scène qui aurait intéressé Fritz Lang en raison de sa grande rigueur plastique. La photo de Verzier utilise les contre-plongées avec une ampleur constante en extérieurs, une précision constante en intérieurs : très beau travail. Le plan où Michael Ironside dissimule un couteau à cran d’arrêt dans son dos alors qu’une porte d’ascenseur se referme, inspire probablement celui, très proche, où Brian Thompson dissimule son propre couteau dans l’ascenseur de l’hôpital du Cobra (USA 1986) de George P. Cosmatos. La Fox sortit le titre aux USA dans un circuit américain de 1000 salles la même semaine : elle ne le regretta pas. Avec Week-end sauvage (Death Week-end) (Can. 1976) de William Fruet, un des sommets du cinéma canadien de la violence sur la période 1970-1980 à laquelle il se rattache, bien que daté 1981 au copyright de son générique de fin, davantage qu’à la décennie suivante 1980-1990.

Terreur à l'hôpital central

Généralités - 4,0 / 5

1 combo BRD 50 zone B + 1 DVD 9 zone 2, édité le 29 janvier 2019 par BQHL. Format image 1.78 couleurs, son Dolby Digital 2.0. VF d’époque + VOSTF, durée du film : 105 min environ. Supplément vidéo : aucun. 1 livret illustré 16 pages de Marc Toullec comportant des informations sur la genèse, le tournage, la réception critique et commerciale du film. Nombreu extraits de déclarations du producteur Pierre David et du cinéaste Jean-Claude Lord. Sources principales créditées : l’autobiographie de Lord et celle de l’actrice Lee Grant. En illustrations, des photos détourées d’exploitation (celle du haut de la page 8 avec Linda Purl tenant un couteau sur fond clair-obscur, par exemple) ou bien des photos de plateau.

Bonus - 0,0 / 5

Aucun supplément vidéo : uniquement le livret de 16 pages. On aurait pu tout de même songer à proposer aussi une galerie affiches et photos d’exploitation américaines, canadiennes et françaises.

Terreur à l'hôpital central

Image - 4,0 / 5

Format 1.85 original légèrement recadré en 1.78 couleurs. Excellente copie argentique parfaitement restaurée. Numérisation de haute tenue. Couleurs de la photographie signée René Verzier plus chaudes et denses que sur la copie française visionnée au cinéma dans mon souvenir. Rendez-vous pour une future édition UHD qui respectera, on l’espère, enfin le format 1.85 d’une manière impeccable.

Son - 5,0 / 5

VOSTF et VF d’époque en Dolby Digital 2.0. stéréo, toutes deux dynamiques, aux effets bien soulignés : offre nécessaire et suffisante pour le cinéphile francophone. Excellente VF d’époque, aux voix collant bien aux personnages, notamment la voix française de William Shatner, excellente. La voix grave de Michael Ironside vaut cependant la peine d’être écoutée en VOSTF. Excellente musique signée Jonathan Goldsmith, notamment celle du générique d’ouverture, utilisant un thème emprunté aux signaux sonores des appareils de contrôle respiratoire ou cardiaque.

Terreur à l'hôpital central

Crédits images : © BQHL

Configuration de test
  • Téléviseur 4K LG Oled C7T 65" Dolby Vision
  • Panasonic BD60
  • Ampli Sony
Note du disque
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francis moury
Le 16 mars 2019
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