L'Odyssée interstellaire (2018) : le test complet du Blu-ray

Living Universe

Réalisé par Vincent Amouroux

Édité par ARTE ÉDITIONS

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Le 12/09/2019
Critique

De l’imagination s’appuyant sur des données scientifiques et nous voilà partis pour l’exploration d’une planète hors de notre système solaire !

L'Odyssée interstellaire

Alors que 3 000 exoplanètes ont déjà été identifiées, cette fiction aux allures de documentaire nous projette en 2157 quand débute l’exploration d’une planète en orbite d’une autre étoile, beaucoup plus petite que notre soleil, distante de 4,5 années-lumière, réunissant les conditions pour que vie y soit possible…

L’Odyssée interstellaire est l’oeuvre, coréalisée avec Alex Barry, du documentariste Vincent Amouroux, dont nous avons récemment apprécié Super Spider : le règne de l’araignée, l’un d’une dizaine de documentaires animaliers dont il s’est fait une spécialité. Ont déjà été édités en vidéo Animaux, conquérants - 5 espèces aux pouvoirs extraordinaires (2013, 5 x 52’) et Voyage sous nos pieds (2015, 104’).

Il s’est aussi frotté au documentaire scientifique avec Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? (diffusé en 2015, mais pas encore édité en vidéo), une réflexion sur la survie dans temps de la somme des données stockées sur disques durs. Il s’est aussi essayé à la fiction avec Darwin 2.0 une curieuse minisérie de 60 minutes en trois épisodes, coréalisée avec Franck Pitiot, dans laquelle le professeur Kaderski, radié du Collège de France, « le nouveau Darwin », parcourt l’Auvergne pour prouver sa théorie du « Speed evolving » expliquant l’apparition récente de nouvelles espèces mutantes, telles les « méduses sacs plastiques » !

Le scénariste et documentariste australien Alex Barry, notamment auteur et réalisateur de la minisérie The Surgery Ship sur la vie à bord d’un navire hôpital longeant les côtes d’Afrique, s’est fait connaître avec Between a Frock & a Hard Place, un documentaire sur le tournage de Priscilla, folle du désert (The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert, Stephan Elliott, 1994).

L’Odyssée interstellaire est une oeuvre de science-fiction dont l’histoire démarre en 2157, avec le lancement d’une sonde sur la planète Minerva B en orbite autour de la petite étoile Minerva, une « naine rouge » relativement proche de la Terre, à 4,5 années-lumière, soit à quelques 42 000 milliards de kilomètres quand même.

L'Odyssée interstellaire

Cette fiction s’appuie sur des données scientifiques étayées par les nombreux astrophysiciens et planétologues intervenant dans chacun des épisodes. Si le projet est irréalisable avec les technologies actuelles, rien n’est définitivement figé dans notre connaissance de l’univers. Il a fallu attendre 1995 pour prouver l’existence de la première exoplanète, HD209458B, gravitant autour de l’étoile HD209458, dont la présence a été révélée par une baisse d’intensité de la lumière de son étoile quand elle s’interposait entre elle et nous. On en a, depuis, avec d’autres moyens, notamment avec le lancement des télescopes Kepler et Hubble, identifié quelques 3 000. Certains astrophysiciens estiment que la plupart des 250 milliards d’étoiles ont une ou plusieurs planètes en orbite autour d’elles, dont 80 millions pourraient être « habitables ».

Les scientifiques s’accordent assez facilement sur une définition du « vivant » et sur les conditions à réunir pour qu’apparaisse la vie. Mais reste une grande inconnue : la durée d’existence d’une civilisation. Peut-être n’en restera-t-il que les vestiges fossilisés sur la première exoplanète explorée…

Que les technologies actuelles ne permettent pas de lancer une exploration hors de notre système solaire ne doit pas empêcher d’imaginer les conditions à réunir pour la rendre un jour possible. L’une d’elles étant de trouver une source d’énergie moins lourde que les carburants des propulseurs actuels, par exemple en utilisant la poussée des électrons émis par la fusion d’atomes de deutérium et d’hélium 3, présent en grande quantité sur la lune. Une telle expédition sera peut-être envisageable dans deux, trois ou quatre générations, à la faveur d’avancées technologiques pas encore suffisantes, notamment de la création d’une intelligence artificielle suffisamment puissante pour conduire l’expédition et réagir aux imprévus.

En attendant, Vincent Amouroux et ses conseillers nous dévoilent certain des mystères de Minerva B et les formes de vie évoluée cachées dans ses océans.

L’Odyssée interstellaire, malgré la complexité de sa matière, assure une parfaite compréhension des défis d’une telle entreprise et de ses enjeux.

À voir absolument !

L'Odyssée interstellaire

Généralités - 3,5 / 5

L’Odyssée interstellaire (4 x 52 minutes) et ses suppléments (20 minutes) tiennent sur un Blu-ray BD-50 logés dans un étui.

Le menu animé et musical propose la minisérie en français avec, faute de sous-titrage, une traduction simultanée des commentaires en anglais, au format audio DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo. C’est la version française de la minisérie diffusée ailleurs sous le titre Living Universe ou, encore, Search For Second Earth.

Sous-titres pour malentendants.

Bonus - 2,5 / 5

Trois modules, commentés par Vincent Amouroux :

Le voyage (8’). Les caractéristiques du vaisseau mis en orbite de Minerva B et de son parcours (accélération pendant 25 ans, décélération pendant la même durée) ont été dictées par les données fournies par les scientifiques. Ce type de vaisseau n’existera peut-être jamais, mais il est vraisemblable.

L’exploration (5’) est imaginée avec l’aide de petits robots en forme d’araignées, les « spiderbots » et de drones pour les reconnaissances lointaines. Les informations recueillies sont transmises par rayon laser jusqu’à l’antenne en orbite, puis jusqu’à la Terre par ondes radio où elles seront reçues près de cinq ans après leur émission.

L’Islande (7’), riche en sources thermales et en glaciers, en grande partie déserte, a été choisie pour représenter Minerva B : on y trouve, à tout moment, l’eau sous ses trois états, solide, liquide et gazeux.

L'Odyssée interstellaire

Image - 5,0 / 5

L’image (1.78:1, 1080p, AVC) profite d’une excellente résolution, de contrastes fermes et de couleurs agréablement saturées et soigneusement étalonnées.

Son - 4,5 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo, qu’une bonne séparation des deux canaux rend assez enveloppant, bénéficie d’une large ouverture de la bande passante et d’une bonne dynamique. Les commentaires sont clairement restitués, tout comme l’accompagnement musical qu’on aurait aimé nettement moins invasif.

Crédits images : © ARTE France, Essential Media and Entertainment, ZED, et Curiosity Stream - 2018

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 13 septembre 2019
En 2157, un petit véhicule d’exploration se pose sur Minerva B, une exoplanète située à 4,5 années-lumière de notre Terre. De la science-fiction ? Oui, mais une aventure estimée possible dans le futur, avec l’aval d’éminents scientifiques. Passionnant !

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