Balkan Line (2019) : le test complet du Blu-ray

Balkanskiy rubezh

Réalisé par Andrey Volgin
Avec Anton Pampushnyy, Milena Radulovic et Emir Kusturica

Édité par Wild Side Video

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Le 16/09/2019
Critique

Pendant la guerre du Kosovo, la Russie lance un commando au secours de Serbes menacés par les Albanais. Une action héroïque… mais inventée !

The Balkan Line

1999, la Serbie est bombardée et la région du Kosovo est contrôlée par un groupe de terroristes mené par le chef de guerre albanais Smuk. Andrey Shatalov, un ancien militaire devenu mercenaire, est chargé par les renseignements russes de prendre la tête d’un petit groupe de soldats. Leur mission secrète : reprendre un aéroport stratégique contrôlé par les terroristes et sauver les civils prisonniers.

The Balkan Line (Balkanskiy rubezh - Балканский рубеж), le quatrième long métrage du cinéaste russe Andrey Volgin, distribué par 20th Century Fox et sorti dans les salles de Russie et de quelques autres pays de l’ex-URSS, nous arrive directement en vidéo.

Le scénario prend de grandes libertés avec la vérité historique. Le contrôle de l’aéroport de Slatina a, en réalité, été assuré le 12 juin 1999 sans combats par un détachement de parachutistes russes pour empêcher qu’il soit utilisé pour l’envoi de troupes de l’OTAN, soutenant les Albanais dans le conflit du Kosovo. Une opération qui tendit les relations diplomatiques entre la Russie et les nations occidentales.

The Balkan Line est définitivement un film de propagande dont les Russes ont le secret, ce qu’ils ont encore démontré avec le film The 28 Heroes (Dvadtsat vosem panfilovtsev, coréalisé par Kim Druzhinin et Andrey Shalopa en 2016) qui reprend pour vrai un haut fait d’armes purement inventé pour galvaniser le patriotisme des troupes soviétiques pendant la seconde guerre mondiale.

The Balkan Line

The Balkan Line donne des Serbes du Kosovo l’image d’innocentes victimes des bombardements initiés par l’OTAN et des exactions des Albanais, représentés par le personnage de Smuk, un chef de guerre fictif que l’acteur serbe Aleksandar Sreckovic réussit à rendre parfaitement odieux. Mais rien n’est dit sur Slobodan Milošević et les crimes contre l’humanité qui lui vaudront de comparaître devant le Tribunal pénal international de La Haye où il décèdera avant qu’une sentence ne puisse être rendue.

Il est toutefois incontestable que les groupes albanais se sont également livrés à des crimes de guerre commis à l’encontre des serbes que En territoire ennemi (Behind Enemy Lines, John Moore, 2001), un autre film de propagande, n’avait pas montré sous un jour flatteur.

Si l’on passe sur son manque d’intégrité historique, The Balkan Line est un film d’action réalisé avec de gros moyens, plutôt bien utilisés. Les scènes d’action spectaculaires se succèdent, dont les plus remarquables sont celles du bombardement d’un hôpital de Belgrade et, surtout, celles montrant la résistance d’un petit groupe d’ex-soldats à la solde des services secrets russes contre l’assaut nocturne donné par les forces, supérieures en nombre et mieux armées, commandées par Smuk. Pyrotechniciens et maquilleurs ont fait la démonstration de la maîtrise de leur art dans les scènes de combat.

The Balkan Line accorde aussi une place à la romance entre le héros Andrey Shatalov, personnage principal du film, interprété par Anton Pampushnyy, qu’on avait pu voir dans Guardians (Zashchitniki, Sarik Andreasyan, 2017), également édité en vidéo par Wild Side, et Jasna, une jeune femme médecin, interprétée par Milena Radulovic, connue en Serbie pour sa contribution à plusieurs séries.

Malgré un montage un peu chaotique, surtout dans sa première moitié un peu longue, The Balkan Line se laisse regarder sans ennui.

The Balkan Line

Généralités - 3,0 / 5

The Balkan Line (151 minutes) et son supplément (8 minutes) tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier non fourni pour le test, effectué sur check disc.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, en russe et serbe, avec sous-titres imposés idéalement placés à cheval sur la bande noire, au format audio DTS-HD Master Audio 5.1 et dans un doublage en français au même format.

Bonus - 1,5 / 5

Le tournage du film (8’). Producteurs, réalisateur et acteurs évoquent les moyens, ceux d’une superproduction, mis en oeuvre pour illustrer une « page douloureuse de l’histoire de la Russie », un acte de bravoure en faveur de la paix, avec le souci de respecter la vérité historique. Quelques scènes de tournage accompagnent ce document très promotionnel.

The Balkan Line

Image - 4,5 / 5

L’image (2.35:1, 1080p, AVC), bien résolue, propose des couleurs naturelles, soigneusement étalonnées, et de solides contrastes assurant une parfaite lisibilité des scènes nocturnes de l’assaut de l’aéroport.

Son - 4,5 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 5.1 de la version originale, avec une bande passante ouverte, une forte dynamique et une sollicitation judicieuse des cinq canaux, plonge le spectateur dans l’ambiance des scènes de guerre.

Cette appréciation s’applique aussi au doublage en français, assez réussi.

Crédits images : © Wild Side

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Philippe Gautreau
Le 16 septembre 2019
Un film à la gloire des Serbes au Kosovo sur un scénario qui réécrit l’histoire en tentant de faire passer pour vrai un acte d'héroïsme inventé. Mais aussi un film bien réalisé, avec des effets visuels impressionnants...

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Balkan Line
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