Le Cercle noir (1973) : le test complet du Blu-ray

The Stone Killer

Réalisé par Michael Winner
Avec Charles Bronson, Martin Balsam et Jack Colvin

Édité par Sidonis Calysta

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Le 26/02/2020
Critique

Produit par Dino de Laurentis avec Charles Bronson en vedette, c’est aussi le second film noir américain violent signé Winner.

Le Cercle noir

New York, U.S.A. 1973 : l’inspecteur de police Torrey abat au revolver, en tir de combat rapproché, un jeune criminel sous les yeux de journalistes qui filment avec avidité la scène en direct. Torrey était certes en état de légitime défense mais il est néanmoins rayé des cadres : on lui propose immédiatement un poste à Los Angeles, une ville qui a aussi un grand besoin de bons policiers. Il découvre, à la faveur d’une enquête sur le meurtre d’un ancien gangster devenu pauvre et drogué, un complot, organisé à l’échelon national, afin de satisfaire la terrible soif de vengeance d’un redoutable parrain de la Mafia de New York.

Sorti à Paris le 04 octobre 1973, Le Cercle noir (The Stone Killer, U.S.A. 1973) de Michael Winner est l’un des trois titres produits par Dino de Laurentis avec Bronson en vedette; c’est aussi le troisième grand titre tourné par Bronson pour Winner après Les Collines de la terreur (Chato’s Land, USA 1971, western) et Le Flingueur (The Mechanic, USA 1972, film noir policier). Passionnant lorsqu’on le replace dans la filmographie de son réalisateur et dans l’histoire du film noir américain. Il frôle en outre, à plus d’une reprise, le fantastique pour deux raisons  : la manière glacée dont est parfois filmée sa démentielle violence graphique et, surtout, le ressort central du scénario de Gerald Wilson (adapté d’un livre de John Gardner, A Complete State of Death) qui contamine en profondeur son apparence réaliste. Durant son âge d’or américain de 1970-1978, le cinéma de Winner (surtout lorsqu’il filme un scénario écrit par Wilson) est coutumier de cet alliage : un aspect fantastique y traverse, par éclairs esthétiques ou thématiques, son cinéma de la violence, quel que soit le genre qu’il illustre, cela dit sans même parler de son pur film fantastique tourné en 1976.

le slogan de l’affiche américaine originale (« This cop plays dirty » que l’affiche française de 1973 traduisait littéralement bien par un vigoureux : « Ce flic ne joue pas le jeu ») était une allusion commerciale explicite à L’Inspecteur Harry (Dirty Harry, U.S.A. 1971) de Don Siegel. Elle l’inscrvait dans la même lignée : celle d’un inspecteur incorruptible capable de résister aussi bien aux pressions du milieu qu’à celles de sa propre hiérarchie. La signification du titre original américain The Stone Killer est fournie au spectateur par la séquence clé du film (à la 35ème minute) bien avant qu’elle le soit au héros. Lorsque le parrain interprété par Balsam (1) et ses associés viennent se recueillir sur les tombes de victimes du massacre du 13 avril 1931, il leur annonce agir par procuration : un vivant agissant pour le compte de morts, voulant les venger, voulant tuer ceux qui les ont tués. L’essence de la « vendetta », issue des lointaines Euménides grecques, a traversé le temps : Eschyle qui demeure leur père littéraire dans l’histoire de la tragédie grecque et du théâtre antique occidental, n’avait-il d’ailleurs pas quitté Athènes pour finir sa vie en Sicile, dans la ville de Géla ? C’est de la Sicile qu’est née la Mafia et il y a bien quelque chose de l’essence de la tragédie grecque dans ses agissements : une circularité criminelle obstinée, rétive à la modernité du droit individualisé, issue des profondeurs des anciennes règles de la Grèce archaïque et primitive dont les temples couvrent ses vallées. Le sang de la vengeance, comme dans les meilleures tragédies d’Eschyle, y coule dans le secret de la nuit. La Nuit et les enfants de la Nuit (tel était le beau titre de la « petite » thèse de doctorat de la philosophe Clémence Ramnoux) conservent le souvenir de morts criminels qui se vengent outre-tombe par son entremise. Ils reproduisent circulairement un nouveau massacre afin de laver l’ancien : le titre français Le Cercle noir est intelligent - hommage commercial du distributeur Warner-Columbia de l’époque au titre Le Cercle rouge (Fr. 1970) de Jean-Pierre Melville - car le scénario repose assurément sur cette figure géométrique de la circularité, une circularité éminemment folle. L’inspecteur joué par Bronson énonce d’ailleurs l’idée qu’il s’agit d’une folie au moment où il découvre à son tour la vérité, au moment où il comprend que le cercle est presque fermé et quelle est sa véritable nature. La folie du pouvoir, l’efficacité du mal font passer un frisson dans le dos durant cette séquence entière des tombes et durant certaines autres : la mise en scène accentue son caractère implacable. De l’immobilité de la mort, d’entre les morts, par l’entremise de la mémoire pure, va naître une nouvelle mobilité visant à tuer, à immobiliser à nouveau d’autres vivants. Pessimisme anglais (la première période de l’oeuvre de Winner est, comme on sait, anglaise) assorti à l’efficacité américaine : la police et la pègre sont renvoyées dos-à-dos, comme l’avait écrit Jacques Zimmer (2), dans la mesure où l’action criminelle visée s’accomplit effectivement.

Le Cercle noir

Il y a bien sûr un jeu de mots dans le titre original : être « stone » en 1973, veut dire en argot « être défoncé » par la drogue et chaque spectateur américain comme européen connaît alors le sens de ce terme. La drogue est ici omniprésente : sur les cinq indicatrices et indicateurs renseignant l’inspecteur, quatre sont liés à la drogue d’une manière ou d’une autre. L’histoire racontée provoque le même état à partir des images et du son : le film tue sournoisement le réalisme par excès de réalisme. Le Cercle noir finit en effet par mettre le spectateur dans une sorte d’état second, une fois qu’il prend la mesure de ce qu’on lui montre : cette vengeance minutieuse, totale, ahurissante qui engloutit toute raison et toute résistance, écrase tout ceux qui la menacent ou s’y opposent. Une sorte de rouleau-compresseur irrationnel, rétif au sens commun et qui triomphe de toute réalité sociale reconnue. Et c’est bien cela que Winner et son scénariste Wilson ont voulu : aboutir à cet effet concerté de vertige et de sidérations discrètement provoqués (le plan ahurissant des poissons noyés sous l’essence révélant en une fraction de seconde la brutalité d’un racket) ou au contraire ouvertement provoqués (les exécutions fulgurantes à la violence graphique assenée, les grands-angles oppressant sans oublier les couleurs malades et délavées des murs durant l’interrogatoire brutal du voleur de voitures).

Winner retrouve ici le secret du film noir américain classique à son plus haut niveau, celui de L’Enfer est à lui (White Heat, USA 1949) de Raoul Walsh et de La Femme à abattre (The Enforcer, USA 1950) de Bretaigne Windust, co-réalisé par Raoul Walsh. De même que le jeu de Bronson évoque celui de Cagney et de Bogart, la mise en scène de Winner évoque celle de Walsh. Sa conception de la mise en scène l’en rapprochait assurément (3) et il utilise le masque presque minéral de Bronson de la même manière que Walsh utilisait les masques minéraux de Bogart et de Cagney. Mais ce serait ne rien comprendre au pointillisme esthétique de Winner, au désir de son scénariste Wilson de brosser une totalité sociale et psychique à travers le moindre détail symbolique, que de s’en tenir aux séquences spectaculaires, aux morceaux de bravoure qui n’ont - inutile de le préciser - pas perdu un pouce d’impact. Le générique d’ouverture est ainsi, sous couvert de stricte fonctionnalité (pendant qu’il se déroule, l’histoire progresse : gain de temps typique d’une époque où le cinéma rivalise constamment avec la télévision) admirable de précision et d’intelligence. En quelques plans, Winner nous présente son héros, son passé et son présent, puis le transporte d’un univers (New York) dans un autre (Los Angeles), tout en en dévoilant au passage certains codes : le policier se fait photographier tel un prisonnier par ses collègues; il se fait ficher et enregistrer avant d’aller s’entraîner au tir du riot-gun puis d’opérer sa première arrestation, celle-là même qui initie l’histoire dans un cadre particulièrement sordide. Sous ce brio technique perce déjà autre chose, de plus insolite et de plus malsain, à cet instant souligné par la musique de Roy Budd, qui passe d’un registre dynamique à un registre beaucoup plus angoissant. C’est ce quelque chose que Borde et Chaumeton avaient bien saisi lorsqu’ils évoquaient (dans la postface de la réédition 1979 de leur beau mais désormais incomplet Panorama du film noir américain) le ver de l’ambivalence introduit par les cinéastes anglais (Michael Winner, John Boorman, Peter Yates) dans le fruit du genre du film noir américain hollywoodien. « Ver conquérant », pourrait-on conclure.

(1) Balsam reprendra le rôle d’un parrain avec non moins d’aisance et de vigueur dans l’assez bon Liquidez l’inspecteur Mitchell ! (Mitchell !, USA 1975) d’Andrew V. McLaglen.

(2) Remarque exacte provenant de sa brève et d’autre part très méprisante critique parue in Saison cinématographique 1974, n° spécial 288 / 289 de la Revue du Cinéma - Image et Son, Paris octobre 1974, page 45.

(3) Cf. le témoignage de Missiaien qui avait assisté en 1972 à un tournage d’une séquence française du Scorpio (USA 1972) de Winner : « Si les marques de fabrique de Stevens et de Wyler ont longtemps été, entre autres, la « couverture » de leurs sets (on enregistre et on mitraille les séquences tous azimuts), Winner, dans ses conceptions, se rapprocherait plutôt de Walsh : il n’y a qu’une seule manière possible de montrer Lancaster ou Delon en train d’ouvrir une porte (…) », Jean-Claude Missiaien, Autopsie d’un tournage in Cinéma 72 n°169, Paris septembre-octobre 1972, page 107. J.-C. M. ajoute d’ailleurs, modérant immédiatement la comparaison, que Winner couvre cependant comme ses deux aînés les scènes d’action rapide ou de combat par plusieurs caméras. J.-C. M. ne précise pas que le procédé venait, en fait, de la télévision et que, dès les années 1960, il était assez couramment importé sur les plateaux de tournage cinéma.

Le Cercle noir

Généralités - 4,0 / 5

1 Blu-ray édité par Sidonis le 17 février 2020. Image au format 1.85 couleurs, compatible 16/9, son VOSTF + VF d’époque DTS-HD Master Audio 2.0 mono. Durée du film : 95 min. Suppléments : présentation par Bertrand Tavernier et Patrick Brion, documentaire souvenir sur Michael Winner, bande-annonce originale. Au démarrage, environ 7 minutes de présentation des westerns classiques de série A, B ou C, selon les titres sélectionnés, récemment édités par Sidonis (signés Nicholas Ray, Hugo Fregonese, Edgar G. Ulmer, Ray Enright, etc.) des différents coffrets westerns consacrés à un acteur ou un thème, du coffret 20 films noirs en DVD, comprenant des titres rares et souvent passionnants. Cette grande collection western de Sidonis se signale par sa rigueur cinéphile et l’ampleur filmographique de sa sélection : le cinéphile qui la possède intégralement aura une vidéothèque comprenant le genre dans toute sa variété esthétique et thématique. Le menu principal une fois ouvert, présente des plans du Le Cercle noir mais prélevés à divers endroits de la continuité originale et remontés : se dépêcher par conséquent de sélectionner « film » afin de ne pas trop en voir de plans isolés de leur continuité narrative, la seule valable, et afin de ne pas trop casser le suspense non plus.

Le Cercle noir

Bonus - 3,0 / 5

L’ancien DVD français zone 2 PAL Sony de 2009 était dénué de tout supplément. Cette édition spéciale Blu-ray Sidonis Calysta de 2020 accède donc sans difficulté au niveau supérieur.

Présentation par Bertrand Tavernier (16/9 couleurs + N&B, durée 20 min. environ) : elle contient deux intéressantes informations : la première concernant le désaveu total par l’écrivain Brian Garfield de l’adaptation par Michael Winner et Gerald Wilson de son roman, source de Un Justicier dans la ville, (Death Wish, USA 1974) de Michael Winner, la seconde concernant le fait que le scénariste Gerald Wilson ne travailla que pour Winner sur une dizaine de films, pour personne d’autre. Sur le plan de l’histoire de la réception de Winner en France, Tavernier est un témoin vivant, involontairement touchant, de la manière dont les critiques « de gauche » des années 1970 reçurent les meilleurs films hollywoodiens de Winner (sa période anglaise antérieure était presque totalement inconnue alors faute de distribution française) : par le mépris. On a d’ailleurs la nette impression qu’il voit Le Cercle noir pour la première fois de sa vie, parce que Sidonis lui a demandé de le commenter en bonus. Eh bien, ma foi… mieux vaut tard que jamais. Cette présentation est donc un effort sincère pour rattraper le temps perdu et elle donne lieu à une analyse pointant assez savoureusement et / ou correctement, selon les cas, certains éléments sociologiques, esthétiques ou thématiques que Tavernier croit constater ou qu’il constate effectivement. Tout cela est certes débité à un rythme assez lent et laborieux mais celui qui s’intéresse au cinéma de Winner prendra le temps de l’écouter. Après tout, Tavernier a réalisé deux bons films noirs policiers français : L.627 (Fr. 1992) et L’Appât (Fr. 1994). Ils ne doivent certes rien à Winner mais il est toujours instructif d’entendre un cinéaste commenter techniquement le travail d’un confrère. Les extraits de Le Cercle noir insérés au montage de cet entretien me semblent, en revanche, beaucoup nombreux et foncièrement inutiles puisque celui qui regarde ce supplément a déjà vu le film. Et s’il ne l’a pas encore vu, il ne doit pas surtout pas visionner ce supplément, faute de casser le suspense : CQFD. Bref, ils ne servent, en fin de compte, qu’à augmenter inutilement la durée du supplément.

Le Cercle noir

Présentation par Patrick Brion (16/9 couleurs + N&B, durée 10 min. env.) : contient une lecture d’un intéressant souvenir de Winner (mais Brion ne précise pas la source bibliographique qui permettrait de s’y référer, si ma mémoire est bonne) sur le tournage des extérieurs à New York et à Los Angeles dans les quartiers dangereux. Le reste consiste en une remise en situation bio-filmographique du titre d’une part, en une analyse et un jugement critique évidemment bien trop rapides, d’autre part, étant donné la durée impartie. Le défaut d’élocution de Brion est en outre de plus en plus flagrant : dans ces conditions, à quoi servent vraiment ces dix minutes et pourquoi lui demander de présenter en dix minutes le film alors qu’on vient déjà de passer une demi-heure à écouter Tavernier ? Il y a quelque chose d’amusant - sinon de malvenu - dans le choix de ces deux présentateurs qui méprisaient cordialement le cinéma de Winner à l’époque où ils étaient critiques en exercice… mais passons.

Documentaire souvenir sur Michael Winner 1935-2013 (VOSTF, 16/9, couleurs + N&B, durée 12 min. env.) : sympathique a priori mais hélas a posteriori presque sans aucun intérêt mis à part au début, deux déclarations, hélas très brèves, de Winner sur la manière dont il est passé des comédies anglaises de la première partie de sa carrière à son western américain L’Homme de la loi (USA 1970) et sur la genèse puis la réception de Un Justicier dans la ville. Le reste consiste en quelques anecdotes, parfois savoureuses mais foncièrement contingentes, sur l’homme et le cinéaste mais sans rapport avec sa thématique ni avec son esthétique. Quelques photos photos de tournage et des déclarations amicales des acteurs Michael Caine et Roger Moore complètent l’illustration. Très décevant.

Bande-annonce originale (VO sans STF, 1.85 compatible 16/9 couleurs, durée 2 min. 35 sec. env.) : en état argentique moyen, au grain un peu plus prononcé que le métrage de référence, assez bien montée. Son commentaire en voix-off hésite d’une manière intéressante entre deux significations du titre américain : les tombes en pierre mais aussi le visage minéral de Bronson peuvent être qualifiées de « stone killer ».

Il manque une galerie affiches et photos (galerie qui aurait pu avantageusement remplacer à mon goût une bonne partie des quarantes minutes de présentation par Tavernier et Brion et une bonne partie aussi des 12 minutes du documentaire sur Winner ) mais c’est cependant une honorable édition spéciale. C’est la première édition spéciale consacrée à ce titre dans l’histoire de l’exploitation vidéo française, ce qui ne peut que la rendre foncièrement sympathique au cinéphile français. Quant à celui souhaitant visionner une véritable édition collector, il devra pour l’instant se tourner vers l’édition Blu-ray anglaise Indicator / Powerhouse Films, sortie en 2017 et qui contient des suppléments bien plus amples et conséquents mais pas sous-titrés ou uniquement sous-titrés anglais, selon les cas.

Le Cercle noir

Image - 5,0 / 5

Format original 1.85 respecté en couleurs, compatible 16/9 Full HD 1080p. Direction photo sophistiquée signée Richard Moore. Copie argentique américaine en parfait état. Report vidéo numérique impeccable, aux couleurs plus vives et à la définition évidemment supérieure à celle de l’ancien DVD Sony de 2009, qui était déjà honorable. Ce Blu-ray Sidonis Calysta de 2020 devient donc l’édition de référence en France, sur le plan de l’image, équivalent à l’image 1080p de l’édition collector anglaise Indicator / Powerhouse Films sortie en 2017.

Son - 5,0 / 5

DTS-HD Master Audio 2.0. mono pour la VF d’époque (excellente à tous points de vue) + la VOSTF : offre nécessaire et suffisante pour le cinéphile francophone. Pistes sonores en excellent état, toutes deux parfaitement conservées et toutes deux très claires et dynamiques : aucun défaut relevé. Musique de Roy Budd collant au film et d’une efficacité régulièrement impressionnante : enchaînements impeccables, changeant de tonalité et d’instrumentation d’une manière nerveuse.

Crédits images : © Sidonis/Calysta

Configuration de test
  • Téléviseur 4K LG Oled C7T 65" Dolby Vision
  • Panasonic BD60
  • Ampli Sony
Note du disque
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francis moury
Le 26 février 2020
L'un des meilleurs films noirs policiers américains signés par le cinéaste anglais Michael Winner avec l'acteur Charles Bronson.

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