Catherine the Great (2019) : le test complet du Blu-ray

Réalisé par Philip Martin
Avec Helen Mirren, Jason Clarke et Rory Kinnear

Édité par Koba Films

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Le 14/02/2020
Critique

Un coup d’état place l’épouse du tsar déchu sur le trône de l’empire de Russie. Le début du long règne sans partage de la Grande Catherine.

Catherine the Great

Catherine II, tsarine de toutes les Russies de 1762 jusqu’à sa mort en 1796, imposera son pouvoir absolu, dans un climat troublé par des guerres, des soulèvements et des intrigues, pour faire de la Russie une grande nation. Son engagement dans la conduite du pays laissait une belle place à sa vie amoureuse, notamment à sa liaison avec le lieutenant Grigori Potemkine, devenu général d’armée…

Catherine the Great, mise en scène par Philip Martin, réalisateur en 2012 de l’intéressant téléfilm en deux parties Birdsong et de sept des quarante épisodes de la série The Crown, s’appuie, pour les deux premiers épisodes, sur un scénario de Nigel Williams, auteur prolifique, un des contributeurs à la récente série Le Nom de la rose (Giacomo Battiato, 2019), salué par un Primetime Emmy Award pour Elizabeth I, une autre histoire de souveraine, celle de la « reine vierge », qui valut à Helen Mirren le Golden Clobe de la Meilleure actrice et à son partenaire Jeremy Irons celui du Meilleur second rôle.

Catherine The Great, pourtant, ne brille pas pour la qualité de son scénario qui donne une place trop importante aux aventures sentimentales de la tsarine, au point de lasser, en ne faisant qu’effleurer tout ce qui fit d’elle la « Grande Catherine », une remarquable femme d’État.

Catherine the Great

Une femme en tous points exceptionnelle, Sophie Frédérique Augusta d’Anhalt-Zerbst, la future Catherine II, épousa en 1745, à l’âge de 16 ans, le grand-duc Pierre III qui, en succédant à sa tante Élisabeth Petrovna, devint tsar en janvier 1762. Son règne sera un feu de paille : un coup d’état fomenté par le comte Nikita Panine et les frères Orlov, Grigori et Alexeï, placera Catherine II sur le trône le 28 juin 1762. Pierre III, assigné à résidence, sera mystérieusement assassiné le 17 juillet. Résolue à régner sans partage, Catherine résistera aux ambitions de pouvoir de son fils Paul, de Grigori Orlov, son ex-amant, à l’insurrection menée par Emelian Pougatchev, à l’opposition des boyards… Cultivée, imprégnée des idées des écrivains du siècle des lumières, elle tenta de bannir le servage, ouvrit des écoles publiques, suscita la promulgation de nouveaux textes de loi, réorganisa l’administration. Parallèlement, elle agrandit considérablement le territoire de la Russie au terme d’une guerre contre l’Empire Ottoman et ouvrit le pays sur la Mer noire en annexant la Crimée (elle fera un adepte), tout en réussissant à négocier des traités pour faire admettre ses conquêtes aux puissances européennes.

Ce choix de privilégier le romanesque au détriment de l’histoire, Josef von Sternberg l’avait fait pour L’Impératrice rouge (The Scarlet Empress, 1934) qui montre surtout de la vie de Sophie tout ce qui précède son accession au trône.

La minisérie Catherine the Great, bien qu’elle ne puisse soutenir la comparaison avec un des chefs-d’oeuvre universels du cinéma, possède néanmoins des atouts, notamment une bonne distribution. Helen Mirren impressionne toujours par sa présence, même si son personnage, peut-être par la faute du scénario et des dialogues, n’a pas l’épaisseur qu’elle a su donner, dans un autre genre, à celui de Jane Tennison dans la saga Suspect numéro 1 (Prime Suspect, 1991-2006). Jason Clarke (Brotherhood, 2006, 3 saisons, Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow, 2011, Everest, Baltasar Kormákur, 2015) s’impose aisément face à elle, dans le rôle de Grigori Potemkine, un des amants de Catherine qui a le mieux résisté à l’usure du temps. On remarque aussi Gina McKee et Rory Kinnear.

Il y a aussi les costumes. Mais la reconstitution historique n’atteint pas toujours la barre très haut placée par la plupart des productions britanniques. Et la représentation des champs de bataille fait un peu cheap.

Catherine the Great

Généralités - 3,0 / 5

Catherine the Great (en quatre épisodes d’une durée cumulée de 220 minutes) tient sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier bleu standard.

Le menu animé et musical propose la version originale, avec sous-titres optionnels, et un doublage en français, les deux au format audio DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo.

Bonus - 2,0 / 5

Making of Catherine the Great (15’). Scénariste, showrunners et acteurs font les louanges de Catherine de Russie… et de Helen Mirren, sans donner plus d’informations que la minisérie sur son règne. Ils nous disent peu sur le tournage, réalisé à Saint-Pétersbourg.

Espace découverte Koba Films propose de courts extraits des séries ou miniséries La Foire aux vanités (Vanity Fair, 2018), Victoria, Charles II : Le pouvoir et la passion et Harlots.

Image - 5,0 / 5

L’image numérique (1080p, AVC), au ratio de 2.00:1 (la jaquette indique 1.85:1), d’une agréable texture, propose des couleurs saturées, dans une palette très chaude. Apparemment filmées avec peu de recours à des éclairages artificiels, les scènes de nuit offrent de beaux clairs-obscurs, avec des noirs très denses.

Son - 4,0 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 stéréo de la version originale, conjuguant une large ouverture du spectre avec une forte dynamique, donne de l’ampleur à la belle partition de Rupert Gregson-Williams (The Crown, L’Aliéniste…) et peut être impressionnant dans les quelques scènes de guerre. Les dialogues sont toujours clairement restitués. On regrette seulement l’absence du 5.1.

Ces observations valent aussi pour le doublage en français, au même format, mais avec des dialogues manquant souvent de naturel.

Crédits images : © Sky UK Ltd

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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Philippe Gautreau
Le 14 février 2020
Malgré l’impressionnante présence de Helen Mirren, la beauté des plans et le soin apporté à la reconstitution de l’époque, la minisérie pâtit d’un scénario qui met trop en avant les aventures amoureuses de Catherine de Russie au point de reléguer à l’arrière-plan, voire de masquer, la force de cette femme, devenue un grand chef d’État.

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