Resurrection (1980) : le test complet du Blu-ray

Réalisé par Daniel Petrie
Avec Ellen Burstyn, Sam Shepard et Richard Farnsworth

Édité par Elephant Films

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Le 04/05/2021
Critique

Un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, change la destinée d’Edna dans ce film inédit du méconnu Daniel Petrie.

Resurrection

Après un accident de voiture et la mort de son mari, Edna se découvre des pouvoirs paranormaux de guérison. De retour dans sa petite ville de naissance, elle met son don au service de la communauté, ce qui attire l’attention et la colère de l’église. Edna va tenter de faire entendre sa voix, entre la circonspection des psychologues et la pression des bigots qui voient en elle une incarnation du diable.

Resurrection, un film réalisé en 1980 par Daniel Petrie, plutôt connu pour son oeuvre télévisuelle, notamment après les trois Primetime Emmy Awards qui lui furent décernés pour des biographies, Eleanor and Franklin (1976), Eleanor and Franklin: The White House Years (1977) et Mark Twain and Me (1991), destinée aux enfants.

Resurrection, difficilement classable, mélange romance et regard documentaire sur l’Amérique profonde, ici une petite communauté du Kansas. La dimension fantastique du récit tient aux pouvoirs de guérison acquis par Edna, ramenée à la vie après un court stade de mort cérébrale (symbolisée par un tunnel de lumière, revenant un peu trop souvent), sans recours aux effets spéciaux créés pour d’autres films exploitant ce thème, tels Brainstorm (Douglas Trumbull, 1983) ou L’Expérience interdite (Flatliners, Joel Schumacher, 1990). Si certains tentent d’attribuer ce don à une connivence divine ou diabolique, Edna n’y voit que l’effet de son amour pour les autres.

Resurrection

Resurrection, Prix spécial du jury à Avoriaz en 1981, malgré la relative banalité du scénario, coécrit par Lewis John Carlino (The Fox, Mark Rydell, 1967), vaut pour sa distribution. Celle des premiers rôles, attribués à Ellen Burstyn, nommée aux Oscars pour son intense interprétation d’Edna, et de Sam Shepard qui venait d’attirer l’attention sur lui avec Les Moissons du ciel (Days of Heaven, Terrence Malick, 1978). Les autres emplois n’ont pas été négligés : Eva Le Gallienne, la grand-mère d’Edna, a été nommée à l’Oscar de meilleur second rôle. On y voit même un inattendu, et pourtant bien vivant, serpent à deux têtes, symbole de renaissance dans la mythologie aztèque !

Resurrection méritait une place au catalogue vidéo, beaucoup plus que le médiocre Cocoon 2 : Le Retour (Cocoon: The Return, 1988). Peut-être A Raisin in the Sun, le chef-d’oeuvre de Daniel Petrie sorti en 1961, sera-t-il un jour édité ?

Resurrection

Généralités - 3,5 / 5

Resurrection (103 minutes) et son supplément (19 minutes) tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier non fourni pour le test.

Le menu fixe et musical propose le film dans sa version originale, en anglais, avec sous-titres optionnels, et dans un doublage en français, les deux au format audio DTS-HD Master Audio 2.0 mono.

Sont simultanément sorties, une édition combo (Blu-ray + DVD) et une édition single DVD.

Bonus - 3,0 / 5

Le film par Laurent Aknin, historien du cinéma (19’, Elephant Films, 2021). Daniel Petrie s’est fait connaître pour Un raisin au soleil et Sibyl, un téléfilm en deux parties, remarqué au point d’être distribué en salles. Resurrection est « le premier film à parler de la mort imminente, ou near death experience ». C’est une bonne idée d’avoir associé Ellen Burstyn, formée à l’Actors’ Studio, « une des figures du Nouvel Hollywood », et Sam Shepard, au jeu instinctif, pour souligner le déséquilibre du couple formé par Edna et Cal. Laurent Aknin met en parallèle L’Exorciste (The Exorcist, William Friedkin, 1973) et La Malédiction (The Omen, Richard Donner, 1978), tous deux « révélateurs des démons de l’Amérique », avec Resurrection, où le paranormal est devenu « bénéfique ». C’est aussi un regard sur l’Amérique profonde, terreau du conservatisme, marqué par le « syncrétisme spirituel » des années 80.

Bande-annonce du film (1’).

Bandes-annonces de Lorenzo (Lorenzo’s Oil, George Miller, 1992), La Vie privée d’un sénateur (The Seduction of Joe Tynan, Jerry Schatzberg, 1979), Mask (Peter Bogdanovich, 1985) et Contre-Jour (One True Thing, Carl Franklin, 1998).

Resurrection

Image - 4,5 / 5

L’image (1.85:1, 1080p, AVC) après une restauration qui n’a épargné que d’infimes taches blanches en respectant le grain du 35 mm, propose une palette chaude de couleurs ravivées, soigneusement étalonnées.

Son - 4,0 / 5

Le son DTS-HD Master Audio 2.0 mono de la version longue originale, très propre lui aussi, restitue clairement les dialogues et permet d’apprécier la partition originale écrite et dirigée par Maurice Jarre.

Le doublage en français, au même format, assez propre lui aussi, place un peu trop en avant des dialogues peu naturels et monotones.

Crédits images : © Universal Pictures

Configuration de test
  • Vidéo projecteur SONY VPL-VW790ES
  • Sony UBP-X800M2
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 4 mai 2021
Prix spécial du jury à Avoriaz en 1981, malgré la relative banalité de son scénario, ce film difficilement classable vaut pour sa distribution. Il valut une nomination aux Oscars à Ellen Burstyn, ici confrontée à un débutant qui n’allait pas tarder à faire parler de lui, Sam Shepard.

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