Romance inachevée (1953) : le test complet du Blu-ray

The Glenn Miller Story

Réalisé par Anthony Mann
Avec James Stewart, June Allyson et Harry Morgan

Édité par BQHL Éditions

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Le 03/05/2021
Critique

Glenn Miller, après des années difficiles, accède à la célébrité en créant son orchestre et des standards indémodables du jazz des années 30 et 40.

Romance inachevée

À Los Angeles, dans les années 20, Glenn Miller, un jeune tromboniste, rêve de créer son propre orchestre au « son » particulier. En attendant, il met son instrument au clou pour joindre les deux bouts. Après son mariage avec Helen Burger, le succès d’une de ses compositions, Moonlight Serenade et le soutien du batteur Ben Pollack lui permettent de fonder le Glenn Miller Orchestra. Sa célébrité ne le dissuade pas de s’engager dans l’US Air Force en 1942, ce qui l’amènera à Londres en 1944…

Romance inachevée (The Glenn Miller Story), sorti en 1954, dix ans après la mort de Glen Miller, est un des 43 films réalisés par Anthony Mann, et l’un des huit qu’il tournera avec James Stewart entre 1950 et 1955, les sept autres étant des films d’action, principalement des westerns, tels Winchester 73 (1950) et Je suis un aventurier (The Far Country, 1954), récemment réédité par Artus Films.

En prenant quelques libertés avec l’histoire, le scénario coécrit par Valentine Davies, Oscar du meilleur scénario pour Miracle sur la 34ème rue (Miracle on 34th Street, 1947) et Oscar Brodney, tous deux sélectionnés aux Oscars pour Romance inachevée, retrace dans les grandes lignes les dernières quinze années de la courte vie de Glenn Miller, en mettant, sans doute un peu trop, l’accent sur sa relation avec Helen Burger qu’il avait rencontrée à l’University of Colorado, à Boulder et épousée en 1928.

Romance inachevée donne surtout l’opportunité de réentendre les compositions de Glenn Miller, des indémodables tubes du jazz, Moonlight Serenade qui commença d’assurer sa notoriété, In the Mood, Pennsylvania 6-5000, Chattanooga Choo Choo, A String of Pearls, mis en valeur par la bonne qualité du son sur le Blu-ray. On note aussi le soin particulier apporté au réalisme du maniement des instruments de l’orchestre, sous l’oeil de Chummy MacGregor, pianiste de l’orchestre Glenn Miller et conseiller technique de la réalisation.

Romance inachevée, salué par l’Oscar de la meilleure bande-son, offre en prime un bout de soirée dans un speakeasy de Harlem où Louis ‘Satchmo’ Armstrong interprète Basin St. Blues, soutenu à la batterie par Gene Krupa.

Romance inachevée

Généralités - 3,5 / 5

Romance inachevée, (116 minutes) édité par BQHL et son supplément, un montage alternatif de 1985 (112 minutes), tiennent sur un Blu-ray BD-50 logé dans un boîtier bleu de 11 mm, glissé dans un fourreau.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, en anglais, avec sous-titres optionnels, et dans un doublage en français, les deux au format audio Linear PCM 2.0 mono.

À l’intérieur du boîtier, un livret de 20 pages écrit par Marc Toullec évoque la genèse d’un film qui devait, sous la surveillance attentive de Helen Miller, raviver l’émotion soulevée par la disparition accidentelle du musicien dix ans plus tôt, ainsi que le choix des scénaristes et du réalisateur, de James Stewart et de June Allyson pour interpréter le couple Miller. Suivent plusieurs commentaires assez critiques d’Anthony Mann sur son film, sur le mimétisme auquel s’est livré James Stewart pour ressembler à son personnage. Avec un accueil mitigé par la critique, le film tint, à sa sortie, la troisième position au box office. Il sera présenté à Cannes en 1985 en hommage à James Stewart.

Bonus - 3,0 / 5

Version alternative (112’, 1.85:1, 1080p, AVC) destinée à la reprise du film en 1985 en anglais et doublée en français, au format audio Dolby- Digital 2.0 mono.

Romance inachevée

Image - 2,5 / 5

L’image (1080p, AVC) originellement au ratio 1.37:1, a été recadrée par Universal à 1.85:1 pour la ressortie en salles en 1985. On regrettera que cette réédition vidéo ne respecte pas le format initial, bien qu’aucun rognage de la partie supérieure du cadre ne trahisse la manipulation.

Si les couleurs ravivées sont plutôt agréables, un étalonnage insuffisant les fait fluctuer, les visages virant souvent au rouge, tout au long du film. De plus, de légers écarts de superposition des trois pellicules du Technicolor font apparaître des liserés rouges et verts sur les contours verticaux des personnages et objets. Enfin, la définition est moyenne avec un bruit vidéo occasionnellement assez fort.

Son - 4,0 / 5

Le son Linear PCM 2.0 mono de la version longue originale, propre (probablement restauré), avec une bonne dynamique et une ouverture assez généreuse de la bande passante, assure la clarté des dialogues et permet d’apprécier le « son » si particulier de l’orchestre de Glenn Miller.

Le doublage en français au même format, affecté par un souffle assez fort, place beaucoup trop en avant des dialogues peu naturels. Il n’a pas été pris en compte pour l’attribution de la note.

Crédits images : © Universal International Pictures

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 4 mai 2021
Voici la réédition attendue du bel hommage rendu par Anthony Mann et James Stewart à un grand jazzman Glenn Miller, accidentellement arraché à la vie au faîte de sa renommée. À voir et à écouter !

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Romance inachevée
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