Adieu les cons (2020) : le test complet du Blu-ray

Réalisé par Albert Dupontel
Avec Virginie Efira, Albert Dupontel et Nicolas Marié

Édité par Gaumont

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Critique

Une nouvelle fable pleine de poésie et des absurdités de notre temps, signée par un Albert Dupontel toujours plein de tendresse et d’ironie.

Adieu les cons

Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

« ARCHIVES, JE SAIS QU’ON EN A… »

Avec ce septième long métrage, Albert Dupontel continue d’explorer les absurdités du moment qui lui sautent au visage. Et même si certains éléments sont propres à l’époque de l’écriture (ici le smartphone, la numérisation à tout va et le remplacement du vieux par le neuf), d’autres restent récurrents et l’on sait très très vite chez qui on met les pieds. Bureaucratie idiote et bornée à la Brazil, écrasement des originaux et des sensibles par un système normalisé et formaté, expression de la créativité, et un thème de la gestation, de la naissance et de l’enfance qui transpire depuis son court métrage Désiré (1992) jusqu’à ce Adieu les cons en passant par Bernie (1996), Le Créateur (1999), Le Vilain (2009) ou encore 9 mois ferme (2013), soit l’écrasante majorité de sa filmographie de réalisateur.

Adieu les cons

Avec un scénario qui tient plus du fantasme que du réalisme, Adieu les cons promène le spectateur par le bout du nez dans une histoire où la linéarité côtoie l’improbabilité, et où la symbolique l’emporte sur le rationnel dans une ville fantasmée à grand renfort d’effets spéciaux aussi convaincants qu’invisibles.

Nouvelle partenaire de jeu pour Albert Dupontel, Virginie Efira s’impose sans effort face à lui, dans un rôle mu par l’énergie du désespoir qui allie force, naïveté et fragilité. La galerie de second rôle vaut son pesant d’or avec un indispensable Nicolas Marié, l’incontournable Michel Vuillermoz, le duo Grégoire Ludig/David Marsais pour les 30 secondes les plus drôles du film et un Jackie Berroyer à l’Alzheimer totalement désarmant.

Si Adieu les cons et ses thématiques rapidement identifiables ne révolutionne pas la filmographie d’Albert Dupontel, cette nouvelle farce confirme tout le bien que l’on peut penser d’une oeuvre rafraichissante qui sait gratter là où ça démange.

Adieu les cons

Généralités - 2,5 / 5

Pas de tralala côté packaging pour Adieu les cons qui s’offre une édition Blu-ray assez classique, dans un boîtier classique glissé dans un surétui.

Bonus - 3,0 / 5

La partie bonus vaut surtout pour le commentaire audio d’Albert Dupontel. Très précis, donnant beaucoup de détails, restant très critique sur son travail, et généreux d’aspect techniques (lumières, effets spéciaux), il se laisse parfois reprendre par l’émotion des images dans un silence qui en dit long, et loue ses acteurs en parlant tout bas comme pour ne pas déranger le film. Une expérience de visionnage toujours enrichissante.

On trouve également ici un très court « making of » en 8 modules, dont un qui fait office de bêtisier, avec un survol de certaines scènes clés ; puis deux comparaisons storyboard/film et la bande-annonce du film.

Pour en savoir encore un peu plus sur le film, il faudra se diriger vers l’édition exclusive qui contient un DVD bonus proposant une masterclass d’Albert Dupontel au Festival Lumière à Lyon en octobre 2020 (35’).

Adieu les cons

Image - 5,0 / 5

Dès ses premiers tours de manivelle, Albert Dupontel à montré un goût très prononcé pour les plans inédits, les angles originaux et les bricolages divers et variés de l’image. Ce qui est remarquable dans Adieu les cons, c’est que toute cette imagination est servie par des effets spéciaux que l’on devine mais qui ne se voient plus, laissant juste la poésie ou le lyrisme de certaines images s’exprimer sans qu’on s’en rende compte, le tout soutenu par un étalonnage aux petits oignons. Tout ce travail est magnifiquement porté par l’encodage AVC sans histoire de ce Blu-ray qui affiche des contrastes incroyables et une très belle définition.

Adieu les cons

Son - 4,5 / 5

Le design sonore du film répond à la virtuosité du travail sur les images : tout au service de l’histoire, en présence discrète, mais dont l’absence serait tout de suite remarquable. Pas de grand spectacle sonore, mais des ambiances assez riches et précises, bien restituées par une piste DTS-HD Master Audio 5.1. Seul bémol, mais plus lié à la prise de son directe, certains dialogues du film sont parfois difficiles à saisir. Pour les installations les plus modestes ou les simples téléviseurs, un mixage 2.0 est proposé, toujours en DTS-HD Master Audio. Une piste en audiodescription est également au rendez-vous.

Crédits images : © Jérôme Prébois – ADCB Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Benq W2700
  • Panasonic DP-UB450
  • Ampli Onkyo TX-RZ730
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1.2)
Note du disque
Avis
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Adieu les cons
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