Mourir peut attendre (2021) : le test complet du Blu-ray

No Time to Die

Édition collector - 2 Blu-ray

Réalisé par Cary Joji Fukunaga
Avec Daniel Craig, Léa Seydoux et Rami Malek

Édité par MGM / United Artists

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Critique

L’ultime incarnation de Bond par Daniel Craig marque par sa maturité, son dévouement au personnage et même à toute la saga.

Mourir peut attendre

Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d’un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…

Au dernier service secret de Sa Majesté

Après avoir fait réellement entrer le personnage de James Bond dans le 21e siècle avec le percutant Casino Royale, Daniel Craig incarne pour la cinquième et dernière fois l’agent secret britannique « 007 » dans Mourir peut attendre.

Dirigé par Cary Joji Fukunaga, largement remarqué pour Sin nombre et récompensé d’un Emmy Award pour sa somptueuse réalisation de True Detective - saison 1, Mourir peut attendre est un véritable feu d’artifices d’hommage à la saga James Bond, tout en finissant de boucler la pentalogie Craig, qui sur un cinquième de la saga, aura su maintenir une trame cohérente pour le personnage, avec des connexions entre les 5 opus de 2006 à 2021, ce qui n’avait jamais été tenté dans le reste de la série de films. Le ton est d’emblée doux-amer et rappelle très fortement Au service secret de Sa Majesté dont il emprunte brièvement le vilain (Ernst Stavro Blofeld) et surtout la thématique du Bond vraiment amoureux et désireux de s’engager dans une relation à long terme, jusqu’à la chanson du générique de fin interprétée par Louis Armstrong.

Mourir peut attendre

Mais la nostalgie ne s’arrête pas là pour Mourir peut attendre qui reprend ici et là des ingrédients éprouvés comme cette gigantesque base russe aux épais murs de béton et un compte à rebours à base de missiles, sans parler des incontournables séquences de courses-poursuites et des cascades toujours plus spectaculaires. Tout y est, jusqu’à un final que personne n’avait jamais oser imaginer et qui laisse une sensation étrange, longtemps après la fin du film…

Avec 5 films à son compteur, Daniel Craig n’égale donc pas le record de Roger Moore ou même de Sean Connery, mais grâce à son interprétation et bien évidemment aux divers scénarios, il aura marqué durablement cet univers par une attitude nerveuse et narquoise, autant qu’une humanité ancrée dans le réel, le rapprochant ainsi un peu plus du spectateur tout en conservant un statut d’icône quasi indestructible.

Décidément présent partout, Hans Zimmer apporte sa touche personnel à l’édifice en jouant lui aussi la carte de l’hommage avec des thèmes connus dont celui de Au service secret de Sa Majesté, tout en infusant son sens du romantisme et de l’action dans une composition qui reste en mémoire.

Ce sont donc désormais 25 films qui constituent cette impressionnante saga 007, toujours témoin de leurs temps, mais avec leurs touches d’aventures et d’exotisme qui en font d’intemporels plaisirs de spectateurs. Qui sera le prochain James Bond ? Quel sera le nouveau péril ? Est-ce que la connexion avec ces 5 films sera conservée ? Il faudra attendre pour le savoir, mais une chose est sûre : « James Bond will return »…

Mourir peut attendre

Généralités - 3,0 / 5

Pas de chichi pour cette édition double Blu-ray. Un boîtier Blu-ray classique, un surétui carton, un menu Universal nouvelle manière très sage avec une image fixe et des icônes… on a connu plus sophistiqué pour un James Bond. Et c’est sans parler des maigres bonus… L’édition 4K Ultra HD n’est guère plus évoluée avec juste un bonus exclusif. Quant aux collectionneurs les plus acharnés, ils se seront déjà jetés sur l’édition collector limitée contenant une reproduction de la voiture Aston Martin DB5 créée spécialement pour l’occasion, mais avec un ticket d’entrée à 246 €.

Mourir peut attendre

Bonus - 3,0 / 5

À peine plus d’une demi-heure de bonus sur un Blu-ray à part. Même pas la moitié d’un Blu-ray simple couche est utilisé pour 4 modules assez classiques qui partent en coulisses pour étudier les scènes d’action, nous rappeler combien le film nous fait voyager (comme tous les films de la saga) et enfin s’extasier (à raison) sur les décors (naturels ou fabriqués) ainsi que les costumes. Ce n’est pas que ça ne soit pas intéressant, bien au contraire, mais pour un film de 2h43 de ce calibre, c’est vraiment maigre. D’autant plus qu’il y avait largement la place pour le bonus « Être James Bond », un documentaire/interview de 45 minutes sur la trajectoire de Daniel Craig au sein de la saga, réservé à la galette 4K Ultra HD. On comprend la volonté de booster le support UHD, mais tout de même…

Mourir peut attendre

Image - 4,5 / 5

35mm, 65mm, IMAX, le film profite du meilleur pour son tournage en fonction des scènes et de leur contraintes techniques. Le résultat est en tous cas homogène et équipé d’une définition redoutable sans être froide et chirurgicale. Les couleurs et contrastes sont sans histoire et en l’absence de bonus sur la galette, l’encodage AVC de ce Blu-ray prend toute la place dont il a besoin pour une restitution du film des plus efficaces.

Le seul reproche que l’on puisse faire à cette édition, c’est le choix d’avoir laissé de côté les images au format IMAX, pour ne proposer qu’un montage 100% au format Scope. D’autres réalisateurs (Snyder, Nolan) imposent, même pour le home-cinema, que les plans IMAX soient au format original ou au moins au ratio 1.78 plein écran, avec un résultat toujours intéressant et surtout impactant, comme voulu pour l’expérience en salles.

Mourir peut attendre

Son - 4,5 / 5

La partie audio privilégie une fois de plus la VOST avec une piste Dolby Atmos TrueHD parfaitement équilibrée. Dialogues, effets et musique trouvent tous leur place dans une scène sonore mixée avec soin et force, sans être assourdissante ou rentre-dedans à l’extrême. Un spectacle sonore parfaitement maîtrisé qui est un peu plus à la traîne avec la VF en Dolby Digital Plus 7.1 qui souffre mal la comparaison avec une immersion bien moindre, un spectre plus limité et un doublage qui fait, comme souvent, perdre beaucoup de dynamisme à l’ensemble.

Crédits images : © 2021 DANJAQ, LLC AND MGM. ALL RIGHTS RESERVED.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur Benq W2700
  • Panasonic DP-UB450
  • Ampli Onkyo TX-RZ730
  • Kit enceintes/caisson Morel Nova (configuration 7.1.2)
Note du disque
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Stéphane Leblanc
Le 23 février 2022
L’ultime incarnation de Bond par Daniel Craig marque par sa maturité, son dévouement au personnage et même à toute la saga.
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amis
Le 11 octobre 2021
Très bon James Bond.Seul la fin peux surprendre.Annoncer en blu-ray le 28.2.2022 a la fnac,mais le 31.12.2022 sur amazon?

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