Inseminoïd (1981) : le test complet du Blu-ray

Inseminoid

Réalisé par Norman J. Warren
Avec Robin Clarke, Jennifer Ashley et Stephanie Beacham

Édité par Carlotta Films

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Le 03/08/2022
Critique

Film fantastique anglais de science-fiction le plus connu de Warren, co-produit par la Shaw Brothers.

Inseminoid

Sur la planète Xeno, une mission archéologique d’astronautes est chargée d’enquêter sur les vestiges d’une civilisation disparue. Elle découvre trop tard que cette planète cauchemardesque héberge un monstre qui a choisi la race humaine pour s’incarner afin de mieux la dominer.

Inséminoïd (Horror Planet, GB-HK 1980) de Norman J. Warren est historiquement intéressant. C’est le quatrième film fantastique signé Warren après Esclave de Satan (Satan’s Slave, GB 1976), Le Zombie venu d’ailleurs (Prey, GB 1977), La Terreur des morts vivants (Terror, GB 1978). Produit pour un million de GB£, c’est celui dont le budget fut le plus riche : son format 2.35 en témoigne par lui-même. C’est aussi le second film fantastique anglais co-produit par la Shaw Brothers de Hong Kong qui finança à peu près la moitié du budget : on se souvient que le premier avait été l’incroyable La Légende des 7 vampires d’or (The Legend of the 7 Golden Vampires, GB-HK 1974) de Roy Ward Baker, coproduit avec la Hammer Films . C’est, enfin, l’ultime film anglais fantastique produit durant l’assez riche décennie 1970-1980. Quelques chiffres : Inséminoïd fut écrit par un couple de scénaristes en quatre jours, tourné par Warren en quatre semaines, en partie aux studios Shepperton (rachetés ensuite par Lee International Studio puis par Pinewood), en partie dans les amples et authentiques cavernes de Chiselhurst (dans le Kent, en Angleterre). Casting féminin intéressant (davantage que le masculin qui est neutre et insipide) à commencer par celui de l’actrice Judy Geeson en vedette inattendue dans ce rôle de possédée cannibale. Cette bonne actrice a tourné de 1967 à 1980 dans plusieurs films fantastiques anglais, oscillant entre l’assez bon et le très bon, signés Jim O’Connolly (1967), Richard Fleischer (1970), Peter Sasdy (1972), Jimmy Sangster (1972), Norman J. Warren (1980). Stephanie Beacham en avait également interprété sous la direction de Alan Gibson (1972) et Roy Ward Baker (1973).

Inseminoid

L’argument du scénario d’Inséminoïd oscille entre plusieurs idées classiques de la littérature et du cinéma de science-fiction : cristal extra-terrestre provoquant la blessure, la mort ou même engendrant un monstre une fois ramené sur Terre ; fécondation d’une femme humaine par une race extra-terrestre ; vaisseau spatial et base spatiale attaquée par un monstre extra-terrestre. La mise en scène de Warren en reprend parfois de vraiment très vieilles : celle de conférer à l’atmosphère de la planète plusieurs couleurs en utilisant des filtres, par exemple (remontant loin dans l’histoire du cinéma fantastique puisqu’on la trouve déjà employée en 1950 dans un film américain de Kurt Neumann). Elle est en outre assez régulièrement répétitive : voir ces interminables poursuites dans les galeries souterraines filmées en grand angle. Heureusement, elle s’avère parfois inspirée, voire franchement poétique (le générique d’ouverture) ou cauchemardesque (l’insémination de Judy Geeson).

Il existe deux versions exploitées : une avec (ici en VOSTF) et une sans (ici en VF d’époque) la fin montrant un vaisseau spatial d’enquêteurs débarquer sur la planète (puis embarquant les monstres sans s’en rendre compte). Je préfère la fin de la VF d’époque qui est plus abrupte et brutale.

Généralités - 3,0 / 5

1 Blu-ray BD50 édité par Carlotta Films, Midnight Collection, le 19 juillet 2022. Image Full HD 1080 / 23.98p couleurs au format original 2.35 compatible 16/9. Son DTS-HD Master Audio 1.0 Mono VOSTF et VF d’époque. Durée du film sur Blu-ray : 92 min. (VOSTF) et 87 min. (VF d’époque) environ. Supplément : bande-annonce originale.

Bonus - 0,5 / 5

2 bandes-annonces (19??, VOSTF, durée totale 4’50” environ) : il s’agit de la BA anglaise puis française. Leur montage est strictement identique et leur état argentique est assez bon. Le cinéphile anglophone pourra, s’il souhaite aller plus loin en matière de bonus, consulter les amples bonus de l’édition américaine Scream Factory contenant de nombreux entretiens avec Warren échelonnés entre 2008 et 2019.

Inseminoid

Image - 5,0 / 5

Format 2.35 original en couleurs et compatible 16/9, en Full HD 1080p AVC. Copie argentique restaurée 2K en excellent état, parfaitement restaurée. Transfert vidéo ne sacrifiant pas trop le grain au profit du lissage et doté de couleurs vives lorsque certains plans les sollicitent, toujours bien stables (voir les beaux plans à dominantes rouges, par exemple). Quelques effets spéciaux bien reproduits : notamment les très beaux plans du générique d’ouverture. C’est pratiquement le master qu’on trouvait déjà dans le coffret anglais Norman J. Warren, à l’image supervisée en vidéo haute définition par ce dernier.

Son - 4,0 / 5

VOSTF + VF d’époque en DTS-HD Master Audio 1.0. mono, parfaitement restaurée : offre nécessaire et suffisante pour le cinéphile francophone. La VOSTF est dotée d’un équilibrage net mais la VF d’époque est d’un niveau beaucoup plus élevé et dynamique. La VF d’époque est dramaturgiquement satisfaisante. Musique assez décevante. Seule la VOSTF présente la version intégrale mais je préfère pour ma part le montage de la VF d’époque.

Crédits images : © Jupiter Film

Configuration de test
  • Téléviseur 4K LG Oled C7T 65" Dolby Vision
  • Panasonic BD60
  • Ampli Sony
Note du disque
Avis

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francis moury
Le 4 août 2022
Film fantastique anglais de science-fiction le plus connu de Warren, co-produit par la Shaw Brothers.

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