Blade (1998) : le test complet du 4K UHD

4K Ultra HD + Blu-ray

Réalisé par Stephen Norrington
Avec Wesley Snipes, Stephen Dorff et Kris Kristofferson

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 17/11/2021
Critique

Blade, le premier superhéros afro-américain des comic books, inspira une transposition pour le grand écran de ses aventures.

Blade

Depuis des milliers d’années, ils vivent parmi nous. Avides de pouvoir, les vampires sont infiltrés partout ! À leur tête, Deacon Frost, prêt à tout pour conquérir le monde. Rien ni personne ne soupçonne leur funeste dessein, excepté Blade. Guerrier, mi-homme, mi-immortel, capable de vivre en plein jour et de les traquer en pleine nuit, il possède toutes leurs forces et aucune de leurs faiblesses. Si le monde des vivants touche à sa fin, seul Blade peut inverser le cours des choses…

Blade est le deuxième des quatre films réalisés par le Britannique Stephen Norrington qui s’était fait un nom dans les effets visuels. Il n’a dirigé aucun film depuis la sortie, en 2003, de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen), fraîchement accueilli par le public et la critique.

You are one of them! No, I am something else.

Le personnage de Blade, créé en 1970 par Marv Wolfman et Gene Colan pour Marvel Comics, allait, en 1973, acquérir le statut de personnage principal et du premier superhéros noir. La bande dessinée et le scénario de David S. Goyer chamboulent la mythologie du vampirisme qu’avait consciencieusement définie Bram Stoker un siècle plus tôt, en 1897. Finie la pâleur systématiquement anémique du vampire : Blade, né d’une mortelle mordue avant son accouchement, affichant fièrement ses origines africaines, peut déambuler sous le soleil (ce qui lui vaut le surnom de Daywalker) bien qu’il garde une sensibilité résiduelle qui l’oblige à porter des lunettes noires. Et, par-dessus tout, il s’est destiné à l’annihilation des vampires - ceux de sang pur et les autres, mutants mordus - avec ses armes favorites, l’épée qu’il porte sur le dos, des dagues en argent et un pistolet automatique chargé à balles d’argent, celles jusque-là réservées à la neutralisation des loups-garous.

Blade

Blade, sur un scénario de David S. Goyer (The Dark Knight Trilogy), est essentiellement un film d’action dominé par des combats aux arts martiaux, dont les productions de Hong Kong s’étaient fait une spécialité. Il a été réalisé avec la contribution d’une foule de techniciens des effets visuels, des effets spéciaux, du maquillage et une armée de cascadeurs.

Le rôle-titre, pour lequel The Stinkers Bad Movie Awards lui décernèrent le Prix du pire acteur, est tenu par Wesley Snipes qui s’en tire pourtant plutôt bien dans l’action. Il est secondé par Udo Kier, Kris Kristofferson, Traci Lords et, surtout, par Stephen Dorff, remarquable dans son incarnation du super-vilain Deacon Frost.

Blade, dans son genre, reste, après un quart de siècle, un agréable divertissement qui met vite le spectateur dans le bain, ou plutôt sous la douche, quand les sprinklers arrosent de sang une rave party de vampires extatiques. C’est une des scènes emblématiques d’un film qui associe à l’action, très violente, l’horreur, avec de l’hémoglobine coulant à flots, et le comique slapstick, tout à fait à l’écart des canons du fantastique gothique popularisé par Hammer Films dans les années 60 et 70.

Le succès mondial du film suscita Blade II (Guillermo del Toro 2002) et Blade Trinity (David S. Goyer, 2004), avec Wesley Snipes et Kris Kristofferson, deux suites suite visibles mais pas inoubliables.

Blade

Généralités - 2,5 / 5

Blade (120 minutes) et ses suppléments (70 minutes, sans compter le commentaire audio) tiennent sur un disque 4K UHD et sur un Blu-ray BD-50 logés dans un boîtier noir de 11 mm.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, en anglais, avec sous-titres optionnels, au format audio Dolby Atmos (compatible Dolby TrueHD 7.1) et dans un doublage en français au format DTS-HD Master Audio 5.1. Sur le Blu-ray, DTS-HD MA 6.1 pour la version originale, 5.1 pour le doublage.

Reprise du master utilisé pour l’édition Warner Bros., sortie au Royaume Uni en novembre 2020.

Bonus - 3,5 / 5

Ils sont tous logés sur le seul Blu-ray BD-50.

Commentaire audio (en anglais, sous-titré) de David S. Goyer, scénariste, Theo van de Sande, chef-opérateur, Kirk M. Petrucelli, décorateur, Peter Frankfurt, producteur, et des acteurs Wesley Snipes et Stephen Dorff. Un commentaire bien ordonné, chaque participant intervenant à son tour, apporte un éclairage intéressant sur la genèse du film, sa réalisation, l’utilisation d’images de synthèse pour les effets spéciaux…

Et, réalisés en 1998, présentés au format 1.33:1, 1080i, AVC, Dolby Digital 2.0 mono :

La Magra (14’, 1.33 :1, 1080i, DD 2.0) avec Michael De Luca, responsable des Productions de New Line Cinema, Peter Frankfurt, Kirk M. Petrucelli et David S. Goyer. Le réalisateur Ernest Dickerson (indisponible au début du tournage, il sera remplacé par Stephen Norrington) a été le premier à envisager une adaptation pour l’écran de Blade qui, peu à peu devint, un gros projet, comparable à celui du premier film de la franchise Batman. Le premier montage se terminait sur l’apparition de la Magra, une masse sanguinolente informe : il fut modifié pour que le spectateur ne garde pas surtout du film le souvenir de cette image.

La conception de Blade (22’, 1.33 :1, 1080i, DD 2.0). Kirk M. Petrucelli montre les esquisses des décors, des véhicules et accessoires, et rappelle qu’il dut « amener sur la même page » les 120 contributeurs aux effets spéciaux. Greg Cannom, le maquilleur aux 4 Oscars, a apprécié la latitude que lui donnait la dimension comique du film d’exagérer certaines créations, comme celle de Pearl, le gardien des dossiers. Jeff Ward, coordinateur des cascades, évoque les répétitions des combats à l’épée, et Ruchard ‘Dr’ Baily montre, ordinateur à l’appui, les images de synthèse des scènes du métro.

Les origines de Blade (12’, 1.33 :1, 1080i, DD 2.0). Le scénariste David S. Goyer se souvient que son adolescence a été nourrie par les comics Marvel qui montraient « les héros grecs de notre époque ». Stan Lee, le créateur de nombreux personnages des Marvel Comics, rappelle que, dans les années 50, les éditeurs de BD, pour répondre aux critiques sur leur violence, ont organisé des « règles de conduite », en fait un code d’autocensure, allant jusqu’à interdire l’affichage du mot « crime » en grosses lettres et la représentation graphique de « morts-vivants, de la torture, des vampires, du cannibalisme, des loups-garous » ! Au fil du temps, à partir des années 90, les comics devinrent plus sombres, mieux écrits, adaptés à l’actualité, et finirent par élever l’âge de leur lectorat.

La vague ensanglantée (20’, 1.33 :1, 1080i, DD 2.0) avec Gregory Coiro, représentant de l’archidiocèse de Los Angeles, Gary Schiller, professeur de médecine à UCLA, le Dr. J. Gordon Molton, auteur de Encyclopedia of Vampires, Nia Auerbach, autrice de Our Vampires Ourselves, Brian Clemens, scénariste et réalisateur de Captain Kronos-Vampire Hunter et Mick Farren, auteur de The Time of Feasting. « La théologie a toujours vu le sang comme une source de la vie », « un liquide composé de multiples éléments ». Dans le folklore, le sang « régénère, fait revenir la jeunesse ». Le mythe des vampires, vieux de 2 à 3 000 ans, a évolué : d’êtres bénéfiques, ils sont devenus, à partir de la fin du XIXe siècle, des créatures dangereuses, manipulatrices.

Bande-annonce (2’, 2.39:1, 1080i, AVC, DD 5.1).

Blade

Image - 4,5 / 5

L’image (2.39:1, 4K HEVC - HDR10) lumineuse, fermement contrastée, avec des noirs très denses, propose une palette des couleurs généralement froides. La palette se réchauffe dans certaines scènes dominées par des rouges saturés. Une remarquable définition révèle les menus détails de chaque cadre, sans dénaturer la texture du 35 mm.

Son - 5,0 / 5

Le son Dolby Atmos, testé sous le format compatible Dolby TrueHD 7.1, restitue avec une grande clarté les dialogues. La combinaison d’une forte dynamique, d’une large bande passante, d’une répartition judicieuse du signal sur les sept canaux et de l’assistance efficace du caisson de basses procure une spectaculaire sensation d’immersion dans l’action.

Le doublage en français au format DTS-HD Master Audio 5.1, affecté par des dialogues au timbre mat, manquant de naturel, placés trop en avant d’une ambiance plus étriquée, n’a pas été pris en compte pour l’attribution de la note.

Crédits images : © New Line Productions Inc.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur SONY VPL-VW790ES
  • Sony UBP-X800M2
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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5
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Philippe Gautreau
Le 18 novembre 2021
Blade a chamboulé toute la mythologie du vampirisme qu’avait soigneusement définie Bram Stoker. S’il est loin, essentiellement tourné vers l’action, de rappeler la mystérieuse poésie des fleurons de Hammer Films, il reste, dans son genre, un quart de siècle après sa sortie, un agréable divertissement. L’image et le son tirent le meilleur parti d’un transfert 4K UHD.
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ouioui
Le 20 mars 2015
Pas de commentaire.
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Réal
Le 21 octobre 2007
Pas de commentaire.

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