Quentin Durward (1971) : le test complet du DVD

Réalisé par Gilles Grangier
Avec Amadeus August, Marie-France Boyer et Clarisse Deudon

Édité par Koba Films

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Le 05/05/2010
Critique

Preux chevaliers en armure, gentes dames en hennin, traîtres, agents doubles, intrigues politiques, brigands sans foi ni loi, chevauchées à bride abattue, duels à l’épée, assaut de fortifications, pendaisons, rien ne manque à cette saga qui illustre les dernières années du Moyen-Âge, quand le royaume de France, encore fragile, était pris en tenaille entre le duché de Bourgogne, allié aux Anglais, et le duché de Bretagne.

L’Histoire a aussi sa place dans l’histoire qui nous montre les premières manoeuvres politiques de Louis XI pour préparer le rattachement futur à la couronne de France des provinces de Bourgogne, de Picardie, d’Anjou, du Maine et du royaume de Provence, qui sera effectif dans les dernières années de son règne.

Ça bouge (même si les scène d’action, nombreuses, sont parfois chorégraphiées avec amateurisme) dans ce récit d’aventures qui prend parfois des allures de western, en particulier dans la longue scène de l’épisode 6 où les héros, fuyant dans un chariot bâché, tentent d’échapper aux cavaliers du « Sanglier des Ardennes » qui les poursuivent à cheval avec force « yaaah ! » et coups de rênes de part et d’autre de l’encolure de leur monture en rythme avec un accompagnement musical à la Dimitri Tiomkin !

Une belle brochette d’acteurs français où se distingue particulièrement Michel Vitold dans son incarnation de Louis XI, aux côtés duquel évoluent Amadeus August, et Marie-France Boyer - profil de médaille, blonde comme les blés - tous deux plus remarquables par l’éclat de leur beauté que par la qualité de leur jeu. Les péripéties et rebondissements réussissent cependant à capter l’attention.

Si Quentin Durward, héros créé par Sir Walter Scott, a été peu exploité au cinéma (le seul long métrage est celui réalisé par Richard Thorpe en 1955, avec Robert Taylor dans le rôle-titre et Kay Kendall dans celui d’Isabelle), un autre a eu plus de succès sur les écrans, grands et petits, Ivanhoe, dont le meilleure mouture est celle de 1952 par Richard Thorpe avec Robert Taylor - déjà complices ! - avec Elizabeth Taylor. Les autres personnages de Walter Scott, dont Rob Roy, auront inspiré plus de 60 films ou téléfilms, et n’oublions pas Lucia di Lammermoor, la tragique héroïne de l’opéra de Gaetano Donizetti.

Technique - 4 / 10

L’image souffre d’un fourmillement très visible sur grand écran, particulièrement sur les surfaces claires et unies ; il altère aussi la définition des arrière-plans. Une dominante bleue et des couleurs légèrement délavées : les marques du temps sont là…

En revanche, le son est assez clair avec peu de souffle ; quelques saturations dans la musique ne nuisent pas à la compréhension des dialogues.

Bonus assez spartiates, avec toutefois d’utiles repères historiques, allant de la naissance de Louis XI, en 1423, à sa mort en 1483, balisant les temps troublés par la guerre de cent ans, qui virent s’affermir le royaume de France.

À côté de cela, une biographie de Walter Scott et une filmographie sélective de Gilles Grangier, qui a réalisé douze films avec Jean Gabin et de nombreux téléfilms à partir de 1970, puis la filmographie de sept acteurs.

Dans une « découverte de Mémoire de la Télévision », un bout de scène extrait de trois autres mini-séries, Les Compagnons de Jehu, Lagardère avec Jean Piat et Les Borgia ou le sang doré.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm
Note du disque
4 / 10
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Philippe Gautreau
Le 2 juin 2010
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