L'Autre rive (2009) : le test complet du DVD

Gagma napir

Réalisé par George Ovashvili
Avec Tedo Bekhauri, Tamar Meskhi et Archil Tabukashvili

Édité par Solaris découverte

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Le 17/03/2011
Critique

A 12 ans, Tedo, vit avec sa jeune mère dans un taudis près de Tsiblissi, en Georgie, depuis que la guerre a ravagé leur province natale, l’Abkhazie, suite à l’effondrement de l’Union Soviétique. Tedo travaille comme apprenti dans un garage, traîne avec d’autres gamins et s’arrange de petits vols pour ramasser un peu d’argent et éviter à sa mère de se prostituer. Un jour il décide de partir à la recherche de son père, resté sur « l’autre rive », au-delà de la frontière, en Abkhazie…

Voilà un film sans fard, brut de décoffrage, le premier long métrage de George Ovashvili, un regard froid sur son pays, la Géorgie, récemment secoué par des affrontements ethniques.

Les premières scènes de L’autre rive, dans la banlieue de Tbilissi donnent le ton : cabanes de planches et de tôle ondulée, autour de quelques immeubles en dur, certains dont la construction a été laissée en plan et d’autres abandonnés à l’état de ruine, routes défoncées parcourues par des autocars décrépis, gosses livrés à eux-mêmes.

Tedo ne supporte plus que sa mère se prostitue. C’est décidé, il part seul vers la province d’Abkhazie, à Tkvarcheli, chercher son père, resté là-bas il y a sept ans, en plein nettoyage ethnique.

Traversée d’une terre désolée sous les ciels blafards de l’hiver, rencontre avec toutes sortes de personnages étranges, parfois inquiétants, qui parlent une autre langue, mais qui l’aideront dans sa lente progression vers le pont, celui qui enjambe la rivière qui marque la frontière.

Et quand les choses sont trop dures à regarder, Tedo (il louche terriblement !) ferme les yeux, très fort. C’est comme ça qu’il finira par voir les zèbres et les girafes qui, son copain le lui avait bien dit, vivent sur cette terre mythique où vit son père…

L’autre rive est un autre film dépaysant venu de Géorgie, petit pays dont le cinéma géorgien réserve d’autres oeuvres qui gagneraient à être distribuées sur DVD, comme les deux films de Nana Dzhordzhadze : Les mille et une recettes du cuisinier amoureux et L’été de mes 27 baisers.

Technique - 6,5 / 10

L’image du DVD de L’autre rive est propre et respecte le léger grain argentique.

Le son mono DD 2.0 est clair et met en valeur la belle musique de Iosif Bardanashvili. Il est cependant nécessaire de monter le niveau volume, assez faible. Version originale : géorgien, abkhaze, plus un poil de russe, avec sous-titres français optionnels.

Comme pour les cinq autres titres de la collection Solaris Découverte, le bonus se limite à la bande-annonce, ici étirée en hauteur, faute d’un recadrage de 1,85 à 1,78.

L’éditeur a choisi de constituer un catalogue de films d’auteur dont la diffusion intéressera surtout les cinéphiles curieux, à l’affût d’oeuvres qui n’arrivent pas souvent en tête du box office et on lui sait gré de favoriser la diffusion d’un film passé relativement inaperçu en France avec une sortie limitée à sept salles !

On ne lui en voudra donc pas trop d’économiser sur les bonus. Toutefois, quelques lignes sur L’autre rive, sur le réalisateur, les resituant dans son environnement culturel, auraient été appréciées et n’auraient entraîné qu’un surcoût minime.

Configuration de test
  • Vidéo projecteur InFocus IN76
  • Denon DVD-3910
  • Denon AVR-3806
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918 (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080i - Diagonale image 270 cm
Note du disque
6,5 / 10
Avis

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Philippe Gautreau
Le 17 mars 2011
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