La Dernière piste (2010) : le test complet du DVD

Meek's Cutoff

Réalisé par Kelly Reichardt
Avec Michelle Williams, Bruce Greenwood et Will Patton

Édité par Studiocanal

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Le 10/08/2012
Critique

1845, Oregon. Une caravane composée de trois familles engage le trappeur Stephen Meek pour les guider à travers les montagnes des Cascades. Parce qu’il prétend connaître un raccourci, Meek conduit le groupe sur une piste non tracée à travers les hauts plateaux désertiques. Ils se retrouvent perdus dans un désert de pierre. La faim, la soif et le manque de confiance dans l’instinct de survie de chacun d’entre eux sont autant d’obstacles qui se dressent sur leur chemin.

Après s’être fait remarquer en France avec les magnifiques Old Joy et Wendy et Lucy, la cinéaste Kelly Reichardt signe avec La Dernière piste son quatrième long-métrage et retrouve pour l’occasion la comédienne principale de son précédent film, la précieuse Michelle Williams. La réalisatrice ressuscite le genre du western et met en scène un film réaliste inspiré de faits réels survenus en 1845. Avec son habituel sens de l’épure, sans esbroufe, Kelly Reichardt privilégie l’authentique au spectaculaire, prend son temps d’instaurer une tension palpable en usant d’un réalisme presque documentaire sur le quotidien des pionniers, exploite habilement le cadre restreint du format 1.33 et des extraordinaires décors, fait durer les plans et les regards pour mieux faire ressentir le désarroi des personnages.

Par petites touches, l’espoir d’un avenir meilleur et les paysages magnifiques laissent place aux désillusions et au désert accablant, tandis que les femmes s’affairent aux corvées quotidiennes (faire à manger, cuire le pain, nourrir les animaux, monter et démonter la tente) et les hommes confrontent leurs opinions quant à la route à emprunter. Comme dans ses oeuvres précédentes, la cinéaste se penche sur l’illusion du rêve américain en se penchant sur ses origines et remet ici en question le célèbre mythe de la conquête de l’Ouest. Soutenu par un casting brillant où brille de mille feux la grande Michelle Williams, La Dernière piste impose définitivement Kelly Reichardt dans le cercle des meilleurs réalisateurs contemporains.

Généralités - 3,5 / 5

Le menu principal est classique, animé et musical.

Bonus - 2,0 / 5

En guise d’interactivité, nous ne trouvons qu’un making of de 10 minutes qui s’apparente surtout à un condensé d’instantanés de tournage. C’est ici l’occasion de voir l’envers du décor, les problèmes liés à l’acheminement de la machinerie dans des coins reculés, et surtout les comédiens à l’oeuvre. La bande-annonce est également disponible.

Image - 4,0 / 5

La réalisatrice a fait le choix du format plein cadre 1.33. Les partis-pris sont respectés avec un report magnifique de la colorimétrie sèche et aride. Les couleurs sont parfois désaturées, la clarté probante, le bleu cyan du ciel tranche avec les verts délavés de la végétation et l’ocre des pierres. Le relief est très appréciable, la profondeur de champ étonnante et n’oublions pas le relief qui flatte constamment la rétine sur les scènes diurnes. Les séquences sombres entrainent quant à elles une baisse de la définition (les noirs demeurent poreux), des détails et du piqué.

Son - 4,5 / 5

L’immersion est totale tant en anglais qu’en français, les deux langues jouissant des pistes stéréo et Dolby Digital 5.1. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui nous intéressent le plus et force est de constater que l’éditeur a mis le paquet pour plonger le spectateur dans l’ambiance du film. Les effets latéraux sont légion (un courant d’eau, les roues qui grincent, le vent qui souffle de partout), fluides et naturels, l’ouverture frontale est percutante et le report de la musique saisissant. Sans surprise, la version originale l’emporte sur son homologue du pont de vue homogénéité et le spectateur aura vraiment l’impression de prendre place dans une caravane en plein désert. Evoquons brièvement les deux stéréo, vives et riches, qui satisferont amplement ceux qui ne seraient pas équipés sur la scène arrière.

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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