Sinister (2012) : le test complet du DVD

Réalisé par Scott Derrickson
Avec Ethan Hawke, Juliet Rylance et Fred Dalton Thompson

Édité par Wild Side Video

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Le 24/04/2013
Critique

Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ? Ellison va tenter de répondre à ces questions tandis que le tueur présumé, une entité surnaturelle présente sur les films, menace de plus en plus sa famille.

Au milieu des saucisses et des chaussettes, ou plutôt des Saw 6 et Saw 7 (Saw 3D : Chapitre Final), des films tournés au caméscope avec pour rebondissement la flamme d’une bougie qui vacille ou une porte qui claque (les Paranormal Activity), voilà que déboule sans crier gare un pur film de genre, de mise en scène et d’effroi, Sinister, réalisé par Scott Derrickson, auteur du très remarqué L’Exorcisme d’Emily Rose et du « sinistre » remake du Jour où la Terre s’arrêta.

Dès l’ahurissante première séquence, le spectateur est happé et hypnotisé par ce qui se déroule à l’écran. De mémoire, il faut remonter à loin pour avoir connu de pareils sursauts au cinéma, probablement depuis L’Orphelinat. La peur et l’angoisse pure sont bien présentes dans Sinister, oeuvre chiadée, à la photographie splendide, soutenue par l’interprétation intense d’Ethan Hawke, pourtant dans un rôle foncièrement antipathique et ambigu.

Film hybride entre enquête policière et film d’horreur, Sinister refuse toute effusion de sang et repose entièrement sur les effets de lumière, le cadre, le montage, les couleurs, l’énorme travail sur le son, la musique et le malaise s’instaurant progressivement jusqu’à la terrifiante scène finale déjà anthologique. Un futur classique en devenir.

Généralités - 3,5 / 5

Le test a été réalisé sur check-disc comme d’habitude avec Wild Side. Le menu principal est efficacement bruité et animé.

Bonus - 2,5 / 5

5 minutes de scènes coupées, commentées ou non selon votre envie par le réalisateur Scott Derrickson, mettent en scène le personnage d’une voisine curieuse (jouée par Angela Bettis) qui voit Ellison fureter dans le jardin où ont eu lieu les pendaisons, et vient l’inviter à prendre un café.

S’ensuit un passionnant entretien avec le réalisateur Scott Derrickson (26’). Sans langue de bois, notre interlocuteur revient sur l’expérience peu probante de son incursion dans le système hollywoodien avec le remake du Jour où la Terre s’arrêta, où il n’a pas pu faire ce qu’il souhaitait. Sinister lui a permis de retrouver son entière liberté avec un budget restreint de 5 millions de dollars. Scott Derrickson revient sur la genèse du projet, les partis-pris esthétiques, la préparation d’Ethan Hawke qui s’est d’ailleurs largement inspiré du metteur en scène pour construire son personnage.

L’interactivité se clôt sur la bande-annonce, les credits du DVD et des liens internet.

Image - 4,0 / 5

Pour la photo léchée de son film, Scott Derrickson a demandé à son chef opérateur Chris Norr de recréer les mêmes noirs que dans Klute, le chef-d’oeuvre d’Alan J. Pakula. Armé de sa caméra numérique Arri Alexa, prenant comme partis-pris de restreindre le champ visuel, en usant des bords noirs comme dans une toile du Caravage (autre inspiration), le directeur de la photographie plonge ainsi les personnages dans une pénombre froide et angoissante. Si nous devons vous donner un conseil, c’est de visionner Sinister dans une pièce très sombre afin de jouir des volontés artistiques originales et surtout afin de mieux plonger dans l’ambiance. Le DVD immaculé édité par Wild Side restitue habilement la profondeur des contrastes, même si le résultat est forcément moins probant qu’en HD. Par ailleurs, certaines séquences apparaissent plus poreuses et l’on perd parfois en détails. Malgré ces menus défauts, le piqué reste ferme, les fourmillements limités. Ce master SD s’en tire avec les honneurs et contentera ceux qui ne seraient pas passés à la Haute Définition.

Son - 4,5 / 5

C’est étrange, seule la version française dispose d’un mixage DTS 5.1 alors que la piste anglaise ne bénéficie que d’une acoustique Dolby Digital 5.1. Il n’empêche que cette dernière satisfait amplement et fera sursauter plus d’un spectateur grâce à ses effets latéraux et frontaux particulièrement puissants. Le caisson de basses a fort à faire, les dialogues sont exsudés avec force sur la centrale et les ambiances naturelles et dérangeantes ne manquent pas, surtout durant la projection des films Super 8. Mais il faut bien avouer que la DTS 5.1 française lui dame le pion du point de vue richesse, ardeur et spatialisation. Cette version est également disponible en Stéréo, pour le moins fracassante dans son genre. Le changement de langue est impossible pendant le visionnage.

Crédits images : © Wild Side

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

Moyenne

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ouioui
Le 20 mai 2018
Pas de commentaire.
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Sabrina Piazzi
Le 6 mai 2013
Pas de commentaire.

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