Love Coach (2012) : le test complet du DVD

Playing for Keeps

Réalisé par Gabriele Muccino
Avec Gerard Butler, Jessica Biel et Uma Thurman

Édité par Metropolitan Vidéo

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Le 23/01/2014
Critique

Un ancien joueur de football professionnel revient en Virginie pour se rapprocher de sa famille. Fauché et sans emploi, il s’improvise entraîneur de l’équipe junior de son fils. Mais toutes ses années en ligue internationale consacrées à affronter les meilleurs joueurs au monde ne l’ont pas préparé à gérer les sollicitations incessantes des séduisantes mamans qui se découvrent un intérêt soudain pour le ballon rond et le célèbre coach des enfants.

Le cinéaste italien Gabriele Muccino doit son arrivée à Hollywood à Will Smith qui avait remarqué son film Juste un baiser et qui cherchait une sensibilité européenne pour son film A la recherche du bonheur. Enorme carton mondial (mérité), cet excellent drame qui offrait au comédien un de ses meilleurs rôles a poussé les deux hommes à se retrouver deux ans plus tard pour un nouveau mélo, moins réussi certes mais très original, intitulé Sept vies. Si le succès a été moins foudroyant, le film a engrangé suffisamment de billets verts pour conforter la place de Gabriele Muccino aux Etats-Unis au rang des « techniciens occasionnels ».

Le réalisateur est ensuite revenu dans son pays natal pour mettre en scène Encore un baiser (la suite de son premier hit), avant de repartir à Hollywood pour diriger Gerard Butler, Catherine Zeta-Jones, Uma Thurman, Jessica Biel, Dennis Quaid et Judy Greer dans Playing for Keeps, rebaptisé chez nous Love Coach, bien que le film ne soit jamais sorti dans les salles.

Cette oeuvre est représentative du tout-venant du cinéma américain, dans le sens où le cinéaste n’a eu aucun droit de regard sur le scénario (cousu de fil blanc), les acteurs, les lieux de tournage puisque Love Coach est une oeuvre de commande basique entièrement contrôlée par les producteurs, qui n’a aucune autre prétention que celle d’appâter les spectateurs en misant sur un casting très attractif, dans l’espoir de remplir un maximum de caisses au box-office.

Le film fonctionnel de Gabriele Muccino est bourré de bons sentiments qui dégoulinent, les personnages ne sont que des archétypes et les comédiens se battent pour essayer de les faire exister. Et bien pourtant, cela fonctionne. D’abord parce-que Gerard Butler est un comédien cool que l’on aime retrouver dans ses petits films (Chasing Mavericks et Machine Gun sont hautement recommandables) pour lesquels il s’investit toujours à fond, parce-que Jessica Biel n’a qu’à sourire pour nous faire soupirer, parce-qu’Uma Thurman, bien que sous-exploitée, est toujours géniale dans les scènes comiques, parce-que Judy Greer nous ravit toujours quand elle apparaît à l’écran.

Love Coach déroule tranquillement son récit, sans se presser, en rendant tous les personnages très attachants grâce aux sourires étirés sur des dents blanches, une moue boudeuse quand ils sont tristes, des violons grinçants à l’arrière, la larme aux coins des yeux, avec efficacité et savoir-faire. Et hop, 90 minutes de passées !

Généralités - 3,5 / 5

Le test a été réalisé sur check-disc. Le menu principal est animé et musical.

Bonus - 2,0 / 5

L’éditeur propose 9 minutes de scènes coupées. Pas grand-chose à signaler si ce n’est des bouts de séquences qui prolongent encore la relation de George avec son fils.

Nous trouvons ensuite deux featurettes entièrement promotionnelles (15 minutes au total) composées d’images de tournage, d’interviews des producteurs, du scénariste et des comédiens qui jouent à celui qui dira le plus de compliment sur ses collaborateurs en très peu de temps. Gabriele Muccino n’a pas été convié pour s’exprimer devant la caméra, mais a l’air de bien s’amuser avec ses acteurs.

L’interactivité se clôt sur un lot de bandes-annonces et des liens internet.

Image - 4,0 / 5

Faites confiance à Metropolitan pour assurer le service après-vente, même si pour le coup le film de Gabriele Muccino arrive directement dans les bacs, sans passer par la case cinéma ! Love Coach se trouve choyé par l’éditeur. A défaut d’une édition HD, le master SD tient toutes ses promesses, la colorimétrie est vive et chatoyante, la clarté éblouissante, les contrastes denses, les détails ciselés (merci au cadre large) et le relief omniprésent. Que l’action se déroule en extérieur ou en intérieur, de jour comme de nuit, la définition demeure optimale, le piqué tranchant et la photo du chef opérateur Peter Menzies Jr. (Le 13ème guerrier, L’Incroyable Hulk) est admirablement restituée, le léger grain original étant également conservé.

Son - 3,5 / 5

Ne vous attendez pas à des ambiances explosives, même si la balance frontale des pistes anglaise et française (québécoise pour le coup) encodées en DD 5.1 est bien équilibrée. La spatialisation est essentiellement musicale, les effets latéraux sont rares. Sur les deux versions, les voix prédominent et les basses soulignent efficacement la partition de Andrea Guerra (Hôtel Rwanda, A la recherche du bonheur).

Crédits images : © Metropolitan

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm

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