Apocalypse - La 1ère Guerre Mondiale : le test complet du DVD

2013. Réalisé par Isabelle Clarke

Édité par France Télévisions Distribution

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Le 06/08/2014
Critique

Le sacrifice d’une génération entière aurait-il pu être évité ? Comment un conflit aussi cruel et total a-t-il été possible ? Comment les hommes et les femmes ont-ils pu supporter cette horreur pendant quatre longues années ? La série Apocalypse - La 1ère Guerre mondiale répond à ces questions fondamentales par une approche stratégique et globale, mais aussi et surtout par un regard intime et sensible, à hauteur d’homme. Réalisée à partir de plus de 500 heures d’archives cinématographiques, souvent inédites et mises en couleur, elle nous emmène sur les champs de bataille, dans la tête des gouvernants et des soldats, mais aussi dans le quotidien des civils à l’arrière. Nous allons des tranchées du nord de la France aux fronts moins connus de Russie, de Serbie, de Turquie, de Palestine. Des millions de soldats, venus des cinq continents vont mourir ou être blessés dans leur chair et leur esprit. La narration porte les voix, les souvenirs et les expériences de ces hommes et femmes afin de mieux comprendre et ressentir ce qui a conduit à l’apocalypse.

Apocalypse - La 1ère Guerre mondiale, une coproduction franco-canadienne de 6 millions d’euros, est encore plus achevée que l’oeuvre conjointe de Daniel Costelle et Isabelle Clarke Apocalypse - La 2ème Guerre Mondiale, sortie à l’automne 2009. Les cinq épisodes couvrent l’ensemble d’une guerre d’une ampleur sans précédent, depuis l’enchaînement d’événements suscité par un fait divers, l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand par un jeune terroriste à Sarajevo en octobre 1914, jusqu’au traité de Versailles dont les conditions humiliantes ont favorisé la montée du nazisme et le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Le montage intègre des archives officielles, notamment tournées par le service cinématographique des armées, créé en 1915 et aussi des films d’amateurs. Ces souvenirs intimes, comme la lecture de lettres ou carnet écrits dans les tranchées, font encore mieux ressentir les déchirements causés par le conflit au sein des familles.

Certaines séquences se terminent par un plan fixe sur un regard qui en dit plus long que tous les mots sur les souffrances entraînées par la tourmente.

L’enchaînement des hostilités est clairement exposé, par un commentaire concis dit par Mathieu Kassovitz pour la version française, et par nombre cartes montrant les déplacements du front des combats.

Le montage met aussi en lumière des épisodes qui nous sont moins familiers, comme les efforts démesurés des troupes italiennes pour établir une ligne de tranchées dans les Alpes, à très haute altitude.

La forte présence de toutes ces images fait parfois oublier que toute cette horreur remonte à cent ans.

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, à la onzième heure du onzième jour du onzième mois, la signature de l’armistice symbolise la fin d’une guerre aux conséquences inimaginables : 10 millions de soldats et 20 millions de blessés ; les populations civiles ont, elles aussi, payé un lourd tribut avec 8 millions de morts.

Plus jamais ça ! Et pourtant, une vingtaine d’années plus tard…

Technique - 8,5 / 10

Test effectué sur check discs.

Les trois DVD sont vendus dans un coffret ; les deux disques de l’édition Blu-ray sont logés dans un boîtier bleu.

Le menu animé et sonorisé propose le choix entre la version originale en français, DD 2.0 stéréo ou DD 5.1 et une version en anglais, parfaitement dite par l’acteur québécois François Arnaud, dans les mêmes formats.

Audiodescription et sous-titres pour malentendants.

Les suppléments correspondent aux attentes.

Un Documentaire sur la réalisation (52’) donne une bonne idée de la somme de travail investie dans l’entreprise, notamment dans la sélection des images parmi 500 heures d’archives filmées, le soin apporté à la bande son qui restitue avec un réalisme surprenant, particulièrement dans le format multicanal, ce que devait être le tonnerre des combats. Je serais plus réservé sur la colorisation, en dépit des recherches faites sur la couleur des uniformes. Moins essentielle, elle a quelques effets indésirables, notamment celui d’assombrir la photo et de baver un peu. Chapeau, néanmoins, pour le résultat du travail d’étalonnage des images provenant de 250 sources différentes !

Suit un intéressant documentaire de 12’, Les secrets de l’ECPAD, un service du ministère de la défense qui assure, au fort d’Ivry-sur-Seine, la sauvegarde et la conservation du patrimoine audiovisuel et photographique des Armées : 2.000 titres de films, 110.000 plaques de verre, 570 autochromes (les premières photographies en couleurs).

La qualité de l’image est, bien entendu, très variable, parfois d’une netteté surprenante. Le fort impact des images sélectionnées fait vite oublier les stigmates du temps.

Le son mono (DD 5.1 et 2.0 stéréo) assure une parfaite intelligibilité du commentaire dans les deux langues. Le son multicanal, correctement spatialisé, ajoute une immersion saisissante dans les scènes de combat.

Crédits images : © CC&C, Ideacom international, ECPAD

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm

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