Tales of Tomorrow (1951) : le test complet du DVD

Réalisé par Leonard Valenta
Avec Veronica Lake, Boris Karloff et Lon Chaney Jr.

Édité par Bach Films

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Le 23/07/2015
Critique

Tales of Tomorrow

Tales of Tomorrow, une série de science-fiction, nous ramène aux premières années de la télévision, en 1951.

Tales of Tomorrow comprend 86 épisodes de 26 minutes dont la production a été cofinancée par un fabricant de bracelets pour montres. Elle fut diffusée de 1951 à 1953 par le réseau ABC, puissant aujourd’hui, mais qui était alors à ses débuts dans la télévision.

La modicité des effets spéciaux trahit les moyens limités de la production qui était filmée en direct dans des décors minimalistes : les faux pas ou balbutiements des acteurs arrivaient directement dans les chaumières, sans possibilité de rattrapage !

Il faut aussi se souvenir que les magnétoscopes n’étaient pas encore arrivés. Ce qui explique que la quasi-totalité des programmes du début des années 50 a disparu. Seuls ont été conservés ceux qui ont été enregistrés à l’aide d’un kinétoscope, c’est-à-dire filmés sur pellicule (généralement de 16 mm) par une caméra placée devant un moniteur vidéo.

C’est grâce à ce procédé que Tales of Tomorrow a pu être sauvegardé.

Tales of Tomorrow est la première série de science-fiction visant un public adulte, le genre étant jusque-là destiné aux enfants ou aux adolescents. Précurseur du genre, elle annonce La Quatrième dimension (The Twilight Zone, 1959-1964) et Au-delà du réel (The Outer Limit, 1963-1965).

La plupart des épisodes sont des adaptations de la littérature de science-fiction. Frankenstein fait partie du lot avec Lon Chaney Jr. dans le rôle de la créature (on dit qu’il était ivre-mort pendant le tournage, ce qui reste à démontrer). Le bizarre Œuf de cristal, dans lequel se cache tout un monde extra-terrestre, par exemple, est tiré d’une nouvelle de H.G. Wells. Jules Verne n’a pas été oublié : 20 000 lieues sous les mers, en deux épisodes (qui ne figurent pas dans la sélection du coffret).

La série a attiré nombre de stars installées au firmament ou finissantes, outre Lon Chaney Jr., Veronica Lake, Thomas Mitchell ou Boris Karloff. Et des stars naissantes, comme Paul Newman qui apparaît pour la première fois à la télévision dans l’épisode Ice from Space ou James Dean dans l’épisode The Evil Within.

Une belle invitation à la découverte adressée aux amateurs de science-fiction et aux amateurs de séries.

Technique - 5,5 / 10

La sélection de 23 épisodes (sur un total de 86) tient sur quatre DVD-9 disposés dans un beau digipack. Un menu fixe et musical donne seulement accès à la sélection des épisodes et, sur le premier disque, au supplément.

Une erreur relevée : le coffret ne contient pas les 24 épisodes annoncés, mais seulement 23. L’épisode « Vol d’essai », mentionné sur l’étui du coffret et sur l’étiquette du disque, est absent.

Les épisodes sont tous présentés en anglais, avec sous-titres français malheureusement incrustés dans l’image, d’une taille raisonnable, mais placés un peu trop haut.

Nous pardonnerons volontiers ces petits écarts à Bach Films, l’un des éditeurs sans lesquels beaucoup d’oeuvres du cinéma ou de la télévision resteraient introuvables dans nos bacs.

En supplément, un entretien de 10 minutes avec Stéphane Bourgoin, auteur de nombreux ouvrages sur les tueurs en série. Il souligne l’originalité de la série et sa rareté, près de 80% de la production télévisée du début des années 50 n’ayant pas été archivée. Il rappelle aussi que la Tales of Tomorrow a vu le jour grâce à Theodore Sturgeon, président de la Science Fiction League of America qui a proposé au producteur George F. Foley Jr. de puiser dans un vivier de plus de 2 000 ouvrages l’inspiration d’adaptations pour la télévision.

L’image (noir et blanc, 1.33:1) est d’une qualité variable, l’enregistrement par kinétoscope n’arrangeant pas le rendu des dégradés de gris. Son bon état de conservation permet toutefois un visionnage assez confortable de ces précieuses archives des débuts de la télévision qui n’allait se répandre assez largement dans les foyers américains qu’à partir de 1953.

Le son (Mpeg 1.0), au spectre très étroit, est parfois légèrement haché mais, dans l’ensemble, assez propre. Le niveau de qualité est suffisant pour permettre la compréhension de tous les dialogues.

Crédit image : © Bach Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
5,5 / 10
Avis

Moyenne

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5
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1
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Philippe Gautreau
Le 23 septembre 2018
Une belle invitation à découvrir la première série télévisée de science-fiction destinée aux adultes, grâce à une copie miraculeusement sauvegardée. Elle annonce "La Quatrième dimension" (The Twilight Zone, 1959-1964) et "Au-delà du réel" (The Outer Limit, 1963-1965).

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