Le Bureau des légendes - Saison 2 (2016) : le test complet du DVD

Réalisé par Eric Rochant
Avec Mathieu Kassovitz, Brad Leland et Jean-Pierre Darroussin

Édité par Studiocanal

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Le 17/06/2016
Critique

Le bureau des légendes - Saison 2

Guillaume Debailly, surnommé Malotru, est un agent clandestin de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure. Sous le nom de Paul Lefebvre, professeur au lycée français, il a été détaché à Damas où il a noué une liaison avec une femme mariée, Nadia El Mansour, universitaire spécialisée dans la géopolitique. Sa couverture éventée, il est rapatrié à Paris, au Bureau des légendes, chargé des clandestins, de leur créer une nouvelle identité et de forger leur histoire fictive, leur « légende ». Il y retrouve Nadia, impliquée dans des négociations entre le régime de Bachar El Assad et l’opposition. Elle rejette l’offre que lui a faite Guillaume de collaborer avec la DGSE, avant d’avouer à ses supérieurs que son amant est un agent de cette organisation. Ce qui lui vaut d’être emprisonnée en Syrie pour trahison. Guillaume propose à la CIA de lui donner des renseignements en échange de la libération de Nadia. Marina Loiseau, une nouvelle recrue, part en mission clandestine à Téhéran pour recueillir des informations sur le programme nucléaire iranien…

Le Bureau des légendes a été créé par Éric Rochant, également showrunner de la série, producteur et réalisateur des premiers épisodes. L’espionnage était déjà le thème de son troisième long métrage, Les Patriotes, l’histoire du jeune Ariel qui quitte Paris pour s’engager dans le Mossad.

Les divers chapitres qui composent la série s’articulent autour de deux arcs narratifs principaux : la tentative d’exfiltration d’Algérie d’un clandestin enlevé, tout au long de la saison 1, et la capture d’un bourreau français de Daech dans la saison 2.

Le Bureau des légendes évite les pistes du genre brillamment tracées par 24 heures chrono qui soumettait à une suite d’épreuves, toutes plus spectaculaires les unes que les autres, son héros Jack Bauer, dernier rempart contre plusieurs menaces apocalyptiques, une par saison.

Le bureau des légendes - Saison 2

Tout à l’opposé, Le Bureau des légendes opte pour le réalisme. Les décors construits dans les studios de la Cité du cinéma à Saint-Denis sont fidèlement inspirés de ceux de la DGSE installés dans l’ancienne caserne du boulevard Mortier, surnommée « la piscine ». La façade des bâtiments a été photographiée et reproduite sur de grandes toiles déroulées en arrière-plan de certaines scènes. Ce cadre, sans meubles ni machines hi-tech, avec des écrans d’ordinateurs vraisemblables, des machines en panne, crédibilise la série.

« À quoi reconnaît-on un espion ? À ce qu’il n’a aucun signe distinctif. »

Les personnages n’ont aucune des caractéristiques exceptionnelles que le cinéma prête le plus souvent aux héros des films d’espionnage : aucun d’eux ne fait penser à James Bond. Pas d’Aston Martin pour Guillaume qui se déplace en taxi, sur un scooter et prend même le métro. Et des états d’âme, il en a, qu’il confie au spectateur en noircissant un journal.

Le Bureau des légendes contient quelques scènes d’action, dans les rues de Paris ou à l’étranger, en Iran, en Algérie ou en Syrie (scènes tournées au Maroc). Mais l’essentiel du métrage est filmé à l’intérieur des bureaux. Les scénaristes ont, habilement, saisi l’occasion de l’accueil d’une nouvelle recrue, le docteur Balmes, psychiatre, pour présenter, dès l’ouverture de la série, la mission et l’organisation de la DGSE. L’apparition dans le générique de fin du logo du ministère de la défense est probablement le signe visible d’une certaine authenticité.

Le contexte géopolitique est véridique : l’implantation de Daech en Syrie, les efforts des puissances occidentales pour contenir le développement d’un armement nucléaire de l’Iran, les prises d’otages, les attentats contre la population civile… tous ces éléments créent une toile de fond qui ancre la série dans l’actualité.

Les choix de distribution sont cohérents avec ce parti pris de réalisme : Mathieu Kassovitz interprète Malotru avec la sobriété requise, comme Jean-Pierre Daroussin Duplot, le directeur du Bureau. Sara Giraudeau incarne avec justesse Marina, la jeune polytechnicienne qui se fait embaucher au tout début de la saison 1 avant de partir en mission à Téhéran pendant la saison 2.

Le Bureau des légendes est une série intelligente, prenante, avec des dialogues d’une excellente tenue. Une des meilleures séries françaises de ces dernières années avec Engrenages.

Le bureau des légendes - Saison 2

Généralités - 3,0 / 5

Le Bureau des légendes, dont la saison 2 a la même durée que la saison 1 (10 x 52 minutes), tient sur quatre DVD-9 logés dans un coffret trop volumineux (la saison 1 était également disponible dans un coffret de 3 Blu-ray). Le menu animé et musical propose deux versions audio : Dolby Digital 5.1 et 2.0 stéréo, avec sous-titres automatiques imposés pour les dialogues en langue étrangère.

Bonus - 3,0 / 5

Les coulisses d’une création originale (21’) s’ouvre sur une séance de lecture des dialogues de la saison 2, en septembre 2015, avec des accents promotionnels : « on monte d’une cran ! » Puis on nous montre quelques scènes de tournage : Téhéran est reconstituée à Casablanca et Marrakech, dans quelques rues dont les devantures et enseignes ont été maquillées. L’écriture de la saison 3, nous dit-on, a commencé avec le tournage de la saison 2.

Une journée avec le showrunner (7’). Éric Rochant guide la visite de la salle d’écriture aux murs tapissés de feuilles autoadhésives de plusieurs couleurs, détaillant la structure d’un épisode et le plan de montage. Il nous parle ensuite de la préparation minutieuse du tournage, nécessaire en raison d’un temps strictement limité.

Le bureau des légendes - Saison 2

Image - 4,0 / 5

L’image (1.78 :1) donne le meilleur de ce que peut offrir le DVD : une excellente résolution, des contrastes fermes, une lisibilité parfaite dans toutes les conditions d’éclairage. Juste quelques faiblesses passagères dans l’étalonnage des couleurs des visages, occasionnellement trop rouges.

Le bureau des légendes - Saison 2

Son - 4,5 / 5

Les deux versions (Dolby Digital 5.1 et stéréo) font jeu à peu près égal dans les scènes d’intérieur avec une restitution claire des dialogues. Le format multicanal s’impose dans les scènes tournées en extérieur où il procure une sensation d’immersion convaincante.

Le bureau des légendes - Saison 2

Crédits images : © The Oligarchs Productions, Federation Entertainment

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 17 juin 2016
Le Bureau des légendes nous propose d’entrer, clandestinement, dans les couloirs de la DGSE. La mission de ce service rattaché au ministère de la défense : glaner tous les renseignements sur les États ou les groupes armés qui pourraient menacer la sécurité du pays. Éric Rochant s’est sérieusement documenté sur le sujet avant de créer cette série résolument ancrée dans l’actualité.

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Le Bureau des légendes - Saison 2
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