Au-delà de demain : le test complet du DVD

Beyond Tomorrow

1940. Réalisé par A. Edward Sutherland
Avec Harry Carey, C. Aubrey Smith et Charles Winninger

Édité par Artus Films

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Le 09/04/2018
Critique

Au-delà de demain

Trois industriels riches mais âgés constatent que leurs invités ne daignent pas faire acte de présence le soir de Noël 1940. Dépités mais humanistes, ils décident de tenter le sort et d’inviter ceux suffisamment honnêtes pour leur rapporter trois portefeuilles contenant quelques dollars et leur carte de visite. Un jeune homme texan et une jeune new-yorkaise sont les élus de la soirée : ils tombent amoureux l’un de l’autre. Les trois hommes qui étaient devenus leurs bienfaiteurs, meurent dans un accident d’avion. Ils reviennent sur Terre comme fantômes pour assister, impuissants, à la séduction du jeune homme par une star d’Hollywood qui l’amène à sa perte.

Au-delà de demain (Beyond Tomorrow) (USA 1940) de A. Edward Shuterland était inédit en France au cinéma. Il débute comme une comédie, se poursuit en comédie surréaliste et fantastique, s’achève en mélodrame fantastique.

Mise en scène et montage assez dynamiques, direction impeccable des acteurs : on frôle parfois le style de Howard Hawks ou celui de Ernst Lubitsch, le budget en moins et aussi le fait que Sutherland n’est ni Hawks ni Lubitsch. Les nombreux plans des fantômes (en transparences superposées) sont cependant parfaitement réalisés. A noter que Dieu parle (on entend sa voix-off) aux fantômes, que les fantômes se parlent entre eux et s’aperçoivent sans difficulté (ce qui ne laisse pas de les surprendre eux-mêmes) mais qu’ils ne sont, en revanche, ni vus ni entendus par les êtres humains qu’ils peuvent observer et écouter mais qu’ils ne peuvent absolument pas influencer, contrairement à ce que laissent entendre les divers résumés de l’intrigue publiés ou imprimés depuis des années.

Au-delà de demain

Curiosité historique davantage que classique mais curiosité qui vaut le détour, outre son démentiel scénario et certains plans fantastiques visuellement mignons, en raison de son non moins délirant casting. La domestique russe est jouée par Maria Ouspenskaya qui dirigeait un école d’art dramatique et sera l’année suivante la gitane qui annonce son sort tragique à Lon Chaney Jr. dans Le Loup-garou (USA 1941) de George Waggner et tente de l’aider à guérir dans Frankenstein rencontre le loup-garou (USA 1943) de Roy William Neill; le chanteur texan qui devient une vedette de la radio est interprété par Richard Carlson, futur réalisateur et acteur de classiques du cinéma fantastique des années 1950-1955.

Carlson tourna pratiquement la même année deux autres comédies fantastiques qui doivent valoir aussi le détour et qu’il faudrait aussi un jour rééditer  : Le Mystère du château maudit (The Ghost Breakers) (USA 1940) de George Marshall aux côtés de Paulette Goddard et Bob Hope, Fantômes en vadrouille (Hold That Ghost!) (USA 1941) d’Arthur Lubin aux côtés d’Abbot et Costello.

Au-delà de demain

Technique - 4,25 / 10

1 DVD Artus Films de la collection « Les Classiques », édité le 05 décembre 2017. Format 1.37, image N&B, son mono VOSTF uniquement. Bande-annonce générale Artus de la collection (extraits de Au-delà de demain, Scandale à Paris, Le Fils du pendu, Les 5 survivants, L’Etrange Mr Slade, Le Carnaval des âmes).

Aucun supplément.

Image au format 1.37 N.&B. compatible 16/9. Copie argentique en état inégal, sans surprise car c’est tout de même le plus ancien de cette sélection. Le panneau générique du titre original Beyond Tomorrow avait été transformé par la Fox au moment de la sortie du DVD américain en 2004, devenant Beyond Christmas ! Ce qui explique que les lettrines vidéo de ce titre ne soient pas du même style ni de la même texture que le restant du générique argentique original. Numérisation correcte. La mention de Lee Garmes comme directeur de la photographie, au verso de la jaquette, est erronée : il est ici producteur mais c’est un nom beaucoup moins connu que le sien qui signe la photo au générique d’ouverture. On peut cependant légitimement supposer qu’il a supervisé de près le travail de son employé.

Son Dolby Mono d’origine 2.0 VOSTF. : pas de VF d’époque à regretter car elle n’a jamais existé. Le film est inédit au cinéma en France. Piste originale américaine bien restaurée, compte tenu de son âge respectable, mais un peu de souffle et grésillements inévitables.

Au-delà de demain

Crédits images : © Artus Films

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Panasonic FullHD
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Sony
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p

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