Brillantissime : le test complet du DVD

2018. Réalisé par Michèle Laroque
Avec Michèle Laroque, Kad Merad et Françoise Fabian

Édité par Studiocanal

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Le 09/08/2018
Critique

Brillantissime

Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle. Le choc ! Angela n’a plus d’autre choix que celui de se reconstruire… et ce n’est pas simple avec une mère tyrannique, une meilleure amie hystérique et un psy aux méthodes expérimentales.

Depuis plus de trente ans, Michèle Laroque fait partie du panorama télévisuel et cinématographique français. Remarquée à la fin des années 1980 dans l’émission culte de Guy Lux, La Classe, elle y fait la rencontre déterminante de Muriel Robin et de Pierre Palmade. Très vite, les propositions s’enchaînent au cinéma et au théâtre. On la croise aussi bien chez Patrice Leconte (Le Mari de la coiffeuse, [PROGRAM(tango_leconte)]), que chez Gérard Jugnot (Une Epoque formidable… …), Coline Serreau (La Crise), Claude Sautet (Nelly et Mr. Arnaud), Gabriel Aghion (Pédale Douce) et Francis Veber (Le Placard). Si le registre dramatique l’a déjà attiré, comme dans Passage à l’acte de Francis Girod ou Ma vie en rose d’Alain Berliner, la comédie française n’a de cesse de la rappeler, tandis que la comédienne cartonne au théâtre. En 2009, elle met elle-même en scène et interprète seule la pièce Mon brillantissime divorce de Geraldine Aron, grand succès au Théâtre du Palais-Royal. Plus discrète sur les écrans dans les années 2010, Michèle Laroque revient avec Brillantissime, l’adaptation cinématographique de la pièce précédemment citée, pour laquelle est créditée en tant que réalisatrice, coscénariste et évidemment actrice principale.

Financée en partie grâce au lancement d’une campagne participative (400.000 euros récoltés), alors que l’argent était au préalable destiné pour un film évoquant le terrorisme (avant les événements qui ont frappé la France en janvier et novembre 2015, puis en juillet 2016), Brillantissime n’a malheureusement de clinquant que son titre et ne parvient jamais à s’élever au-dessus du tout-venant de la comédie française, malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour la comédienne.

Brillantissime

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Michèle Laroque a voulu inviter ses potes, Kad Merad, qui lui avait aussi offert le rôle principal dans son premier long métrage Monsieur Papa (2011), Gérard Darmon, Pascal Elbé, sa propre fille Oriane Deschamps, Michaël Youn et bien sûr Pierre Palmade dans une petite apparition. Tout ce beau petit monde est réuni sous le ciel bleu de Nice, où est née et a grandi Michèle Laroque. D’emblée une voix-off envahissante qui renvoie à la pièce originale alourdit le récit. Michèle Laroque se démène comme à son habitude, campe un personnage atta-chiante et montre par la même occasion qu’elle est encore très sexy, mais ses partenaires sont malheureusement à la traîne. Pas une réplique de Kad Merad ne tombe juste et sa prestation devient même particulièrement gênante. Tout tourne évidemment autour d’Angela, plongée dans la crise de la cinquantaine, dont le charme pétillant va momentanément s’éteindre suite au départ de son mari, mais qui va renaître petit à petit grâce au soutien de ses amis, de sa fille et de son psy.

Bon, hormis quelques fautes de très mauvais goût, comme celle de convier quatre membres de la malheureuse Bande à Fifi ou bien encore un enterrement avec une chanson de Bénabar en fond, Michèle Larque assure le show comme elle le peut, avec l’énergie qui la caractérise souvent. Mais tout cela ressemble quand même à un trip pour flatter son propre ego, jusque dans l’affiche, l’actrice (qui chante, qui danse, qui fait du sport) est partout, de tous les plans ou sa voix souligne les (rares) scènes dans lesquelles elle n’apparaît pas. Ce n’est pas que le résultat soit « déshonorant », c’est juste que ce téléfilm de luxe, mis en musique par Alex Beaupain au passage, ne parvient jamais vraiment à capter l’attention et peine surtout à faire sourire en raison d’une écriture vraiment trop pauvre qui s’apparente surtout à un enchaînement de sketches trop inégaux. Au suivant.

Brillantissime

Généralités - 3,5 / 5

En dépit de son relatif succès dans les salles avec plus de 600.000 entrées, Brillantissime n’est disponible qu’en DVD chez Studiocanal. Le menu principal est fixe et musical.

Bonus - 2,5 / 5

Si vous êtes devenus allergiques à la chanson La Vie au ras du sol pendant le film, alors évitez les suppléments puisqu’elle est tout simplement partout, à l’exception des scènes coupées (7’). Ces « morceaux » de séquences plutôt, semblent avoir été laissés sur le banc de montage pour des questions de rythme. Nous retiendrons quand même une scène de méditation durant laquelle le personnage de Kad Merad essaye de se rincer l’oeil pendant qu’Angela essaye de se relaxer.

Trois versions différentes de la chanson signée Alex Beaupain et interprétée par Michèle Laroque et Oriane Deschamps sont ensuite proposées ! Un clip version pop (3’), un autre version acoustique (2’30) et un dernier version « Coprods » (3’30) qui compile les images des participants au crowdfunding.

Outre un bêtisier (5’) peu drôle, l’éditeur joint également un module réalisé dans le but de lancer la campagne participative (15’) durant laquelle Michèle Laroque se filme en compagnie de ses amis les stars de la chanson, du football…

Brillantissime

Image - 4,0 / 5

Nous ne sommes pas en présence d’une édition HD mais le résultat est très appréciable et ce DVD de Brillantissime s’avère lumineux. Le piqué est acéré, les couleurs chatoyantes, le relief est indéniable et les contrastes affichent une belle densité. N’oublions pas la profondeur des noirs, l’aspect clinquant de l’ensemble et le rendu des matières qui demeure assez bluffant. Quelques baisses de la définition, mais rien d’important.

Son - 4,0 / 5

La spatialisation profite surtout à la bande originale du film. Les voix sont nerveuses sur la centrale, les ambiances naturelles ne manquent pas et l’ensemble demeure suffisamment dynamique. Le mixage stéréo se révèle également riche même si les effets latéraux manquent évidemment à l’appel. L’éditeur joint une piste Audiodescription ainsi que des sous-titres anglais et français destinés au public sourd et malentendant.

Brillantissime

Crédits images : © Céline Brachet - Nolita Cinema

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
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