Guy (2018) : le test complet du DVD

Réalisé par Alex Lutz
Avec Alex Lutz, Tom Dingler et Pascale Arbillot

Édité par Studiocanal

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Le 07/02/2019
Critique

Guy

« Comme je vous le disais, c’est une série de portraits où je filme les gens dans leur intimité. » Gauthier propose à Guy Jamet, un chanteur oublié qui connut ses heures de gloire dans les années 60-70, de tourner un documentaire sur lui. Après la mort sa mère, Gauthier avait trouvé une lettre dans laquelle elle lui confiait que Guy Jamet était son père biologique. Elle lui interdisait toutefois de jamais lui en parler. Mais pas de tourner un film…

Guy, le deuxième film de l’humoriste et acteur Alex Lutz, avec le Prix du film singulier francophone décerné le 28 janvier 2019 par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma et une nomination aux Césars, a reçu un meilleur accueil que Le Talent de mes amis, sorti en 2015, boudé par la critique et le public, avec seulement 110 000 entrées.

Guy

Guy, sur une idée originale d’Alex Lutz, développée par un scénario coécrit par lui en collaboration avec Anaïs Deban et Thibault Ségouin, propose un enchaînement de situations assez variées pour chasser la monotonie, telle cette scène sur un plateau d’Europe 1 où le personnage est confronté à la grossière insolence d’une journaliste. Alex Lutz aurait-il des comptes à régler ?

La crédibilité du chanteur imaginé et interprété par Alex Lutz est soutenue par une succession scènes qui le montrent en déplacement entre deux shows dans des sous-préfectures, sur la scène face à un public de seniors, en répétition avec son petit orchestre (et même avec Julien Clerc). Sa ringardise est solidement étayée par la niaiserie de son plus grand succès, un duo ressassé tout au long du film : « - Te souviens-tu de notre première fois ? - Je m’en souviens, on n’oublie pas ces choses-là ! - Te souviens-tu de notre chanson d’autrefois ? - Notre refrain, dou-da-dou-di-dou-da. » Son comportement stéréotypé face à la caméra, révèle une fausse assurance mêlée de dédain, cachant mal l’amertume engendrée par la solitude à laquelle l’a relégué l’abandon de son public et par de possibles regrets… trop tardifs.

Guy

Le thème du faux documentaire (baptisé mockumentary en anglais), sans toute la verve de Woody Allen dans Prends l’oseille et tire-toi (Take the Money and Run! , 1969), plutôt bien exploité, peut aisément tromper le spectateur non averti. Le réalisme du maquillage d’Alex Lutz est stupéfiant : on parierait gros qu’il est septuagénaire, même à l’épreuve de nombreux gros plans de son visage. La manière de filmer, avec des cadrages hésitants, l’utilisation fréquente du zoom avant-arrière, et, surtout, l’insertion de fausses archives rendues plus vraies que vraies par un travail sur l’image (flou, instabilité, délavage des couleurs, affaiblissement des contrastes, addition de bruit…) confortent l’illusion.

Guy doit beaucoup à la performance d’acteur d’Alex Lutz : il donne une réelle présence à un personnage qui l’a manifestement inspiré. À défaut d’être inoubliable, le film fait passer un assez bon moment.

Guy

Technique - 7,5 / 10

Guy (97’ minutes), édité par StudioCanal, occupe tout l’espace libre d’un DVD-9 logé dans un boîtier non fourni pour le test, effectué sur check disc.

Le menu animé et musical propose le choix entre deux formats audio : Dolby Digital 5.1 ou 2.0 stéréo.

Piste d’audiodescription DD 2.0 et sous-titres pour malentendants.

Pas de bonus vidéo, juste quatre courts teasers d’une durée cumulée de 4 minutes.

L’image (1.85:1), avec une bonne résolution (permettant de vérifier dans les gros plans l’extraordinaire qualité du maquillage qui vieillit Alex Lutz d’une bonne trentaine d’années), offre des couleurs naturelles, bien étalonnées. Les nombreux inserts de fausses archives, souvent au format 1.33:1, ont été délibérément abîmés pour faire plus vrai.

Le son Dolby Digital 5.1 (ou DD 2.0 stéréo) restitue clairement les dialogues et les passages musicaux dans lesquels revient maintes fois le tube de Guy, « Te souviens-tu de notre première fois… ». La très discrète impression d’immersion dans l’ambiance atténue les différences entre les deux formats disponibles.

Guy

Crédits images : © Studiocanal

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
7,5 / 10
Avis

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Philippe Gautreau
Le 8 février 2019
Guy doit beaucoup à la performance d’acteur d’Alex Lutz : il donne une réelle présence à un personnage qui l’a manifestement inspiré et nous fait passer un bon moment.

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