Il était une fois les gènes (2020) : le test complet du DVD

The Gene : An Intimate History

Réalisé par Barak Goodman

Édité par ARTE ÉDITIONS

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Le 11/01/2021
Critique

Une présentation claire de l’état des recherches en génétique, des espoirs qu’elles suscitent, des questions qu’elles posent.

Il était une fois les gènes

Francis Collins était à la tête du Projet du génome humain, un projet international visant à séquencer le génome humain.

Ce film retrace l’extraordinaire histoire de la science génétique, des premières théories de l’hérédité au XIXe siècle aux récentes découvertes sur la modification de l’ADN. Ces dernières sont révolutionnaires et porteuses d’immenses espoirs pour nombre de patients atteints de maladies rares. La génétique dicte nos destins, tel un code gravé dans chacune de nos cellules. C’est ce code qui nous fait grandir, contracter nos muscles ou qui détermine la forme de notre visage ou de nos yeux. Pourtant, les mots comme ADN, hérédité, eugénisme, thérapie génique… intriguent et parfois inquiètent. À la fois récit historique, cours de biologie et études de cas, Il était une fois les gènes décrypte les principales découvertes de la génétique qui comptent parmi les grandes réalisations de l’histoire des sciences.

Il était une fois les gènes (The Gene: An Intimate History) est inspiré par le livre éponyme publié en 2016 par l’oncologue et chercheur américain Siddhartha Mukherjee. Réalisé par le documentariste Barak Goodman, le film est divisé en deux parties de 52 minutes, Comprendre le génome et Modifier le génome.

Les questions sur l’hérédité, posées, dès l’antiquité par Pythagore et Aristote, ont fait un grand bond en avant avec les recherches du moine Gregor Mendel sur sept caractères distinctifs des petits pois, sur leur croisement, sur la distinction entre traits dominants et traits récessifs, publiées en 1866.

Il était une fois les gènes, dans une succession d’entretiens avec des chercheurs et d’archives filmées, retrace les avancées scientifiques. Après avoir observé qu’il était possible d’intervenir pour obtenir des vaches donnant plus de lait, des poules pondant plus d’oeufs, on établira que les informations sont contenues à l’intérieur du noyau de la cellule dans ce qu’on appellera le gène. Sans pouvoir être décrit, il restera un concept abstrait jusqu’à ce que les expériences de Morgan sur les drosophiles établissent, en 1910, la nature physique des gènes.

Puis viendra la découverte de l’ADN, l’acide désoxyribonucléique, qui transmet les gènes, dont la structure en double hélice fut décrite par James Watson et Francis Crick, salués en 1962 par le Prix Nobel de médecine. Les recherches ultérieures aboutiront au séquençage du génome humain, à l’identification de gènes pathogènes et, avec la thérapie génique, à la possibilité de les remplacer par des gènes sains en utilisant comme vecteur un virus ou une bactérie.

Il était une fois les gènes illustre les enjeux de ces découvertes par le cas d’enfants atteints de la maladie de Huttington ou d’amyotrophie spinale.

L’ADN n’est pas seulement un code génétique, c’est aussi un code moral

Il était une fois les gènes évoque aussi des questions d’éthique soulevées par ces avancées porteuses d’espoir pour la prévention ou le traitement de maladies rares, mais aussi des cancers. Utilisées sans barrières, elles peuvent favoriser l’eugénisme, encourager des manipulations pouvant conduire à la sélection ou à la création d’humains « augmentés ». Jusqu’à des dérives qui eurent cours en plein milieu du XXème siècle, aux USA avec des stérilisations forcées, dans l’Allemagne nazie avec l’élimination des moins aptes… Un autre problème est attaché au monopole que donnerait la découverte d’une thérapie génique à son inventeur, un risque que réduirait l’obligation de publier le résultat de toutes les recherches dans ce domaine.

Il était une fois les gènes donne, au prix d’une attention soutenue, une vue d’ensemble sur l’état actuel des découvertes dans le domaine de la génétique. Il permet aussi de réaliser que, quels que soient les acquis, cette science n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Il était une fois les gènes

Le Dr Wendy Chung (à droite) parle à sa patiente Susannah (à gauche) et essaie de trouver un remède pour la petite fille.

Généralités - 2,0 / 5

Il était une fois les gènes (104 minutes) tient sur un DVD-9 logé dans un boîtier de 14 mm, glissé dans un étui.

Le menu animé et musical propose le film au format audio Dolby Digital 2.0 stéréo.

Bonus - 0,0 / 5

Aucun bonus.

Image - 4,5 / 5

L’image (1.78:1), avec une résolution correcte, agréablement contrastée, propose des couleurs naturelles, bien étalonnées.

Son - 4,0 / 5

Le son dolby Digital 2.0 stéréo restitue clairement le commentaire en français et la traduction simultanée des interventions en anglais et en allemand, qu’on aurait cependant préférées sous-titrées. Une faible séparation des deux voies donne néanmoins une certaine ampleur à l’accompagnement musical.

Crédits images : © The Gene: An Intimate History, Getty Images

Configuration de test
  • Vidéo projecteur JVC DLA-X70BRE
  • OPPO BDP-93EU
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 275 cm
Note du disque
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Philippe Gautreau
Le 12 janvier 2021
Il était une fois les gènes donne, au prix d’une attention soutenue, une vue d’ensemble sur l’état actuel des découvertes dans le domaine de la génétique. Il permet aussi de réaliser que, quels que soient les acquis, cette science n’en est encore qu’à ses balbutiements.

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