L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné (2020) : le test complet du DVD

The Salisbury Poisonings

Réalisé par Saul Dibb
Avec Rafe Spall, Anne-Marie Duff et Judah Cousin

Édité par Koba Films

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Le 17/11/2021
Critique

La relation très fidèle et prenante de l’empoisonnement, en Angleterre en 2018, d’un ancien membre des services secrets russes.

L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné

Le 4 mars 2018, un ancien membre des services secrets russes et agent double du contre-espionnage britannique MI-6, Sergei Skripal, et sa fille, sont trouvés dans le coma sur un banc public de Salisbury. L’hôpital diagnostique un empoisonnement au Novitchok (« nouveau venu » en russe), la plus puissante neurotoxine connue, développée par l’Union soviétique dans les années 1970-80. Nick Bailey, le policier chargé de relever des indices au domicile des victimes, présente, lui aussi, les mêmes symptômes. En dépit des mesures prophylactiques drastiques prises pour éviter la dissémination de la toxine par Tracy Daszkiewicz, directrice de la santé du comté de Wiltshire, le 30 juin, Charlie Rowley et sa compagne Dawn Sturgess sont retrouvés inconscients à quinze kilomètres de là. On découvrira dans leur maison un petit flacon de parfum rempli de Novitchok.

L’Affaire Skripal, l’espion empoisonné (The Salisbury Poisonings), minisérie de trois heures, diffusée en trois épisodes seulement deux ans après les événements par BBC One, puis en France par Arte, en juin 2021, en quatre épisodes, a été mise en scène par Saul Dibb, notamment réalisateur de Men of Honor (Journey’s End, 2017) et de deux épisodes de Dublin Murders (créée par Sarah Phelps en 2019).

L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné

L’Affaire Skripal relate fidèlement l’affaire : les faits sont précisément rapportés et l’identité des protagonistes respectée (ils apparaissent brièvement pendant les crédits à la fin du dernier épisode). L’aspect documentaire est renforcé par des inserts d’apparitions télévisées de Theresa May, alors Prime Minister, et de Boris Johnson, à la tête du Foreign Office.

L’Affaire Skripal bénéficie d’une solide distribution avec, pour incarner Tracy Daszkiewicz, Anne-Marie Duff, titulaire du rôle-titre de La Reine vierge, Elisabeth 1ère (The Virgin Queen, Coky Giedroyc, 2005). Nick Bailey est interprété par Rafe Spall, le William Shakespeare de Anonymous (Roland Emmerich, 2011), et le chef de la police de Salisbury par Darren Boyd, acteur récurrent de la série [PROGRAM(lucky_man)] (Stan Lee’s Lucky Man, créée par Neil Biswas en 2016).

Theresa May avait sommé la Russie d’endosser la responsabilité des deux tentatives d’assassinat. Les dénégations de Vladimir Poutine ont d’autant moins convaincu que le parlement de la Russie avait, en 2006, légalisé l’exécution de dissidents sur le sol étranger, et qu’Alexander Litvinenko avait été empoisonné au polonium-210 en novembre 2006.

L’Affaire Skripal, grâce à un scénario bien structuré et un montage rigoureux, entretient la tension dramatique et la place donnée à des personnages secondaires, notamment la famille de Tracy Daszkiewicz et de Nick Bailey, implique émotionnellement le spectateur.

L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné

Généralités - 3,5 / 5

L’Affaire Skripal, l’espion empoisonné (quatre épisodes de 45 minutes) tient sur deux DVD-9 logés dans un boîtier de 14 mm.

Le menu animé et musical propose les épisodes dans leur version originale, en anglais, avec sous-titres imposés, et dans un doublage en français, les deux au format audio Dolby Digital 2.0 stéréo.

Une édition Blu-ray est sortie au Royaume Uni et en Allemagne.

Bonus - 0,5 / 5

Aucun complément, juste L’Espace découverte Koba Films avec, sur le DVD1, la bande-annonce ou un court extrait des miniséries Des (Lewis Arnold, 2020), Meurtres à White House Farm (Paul Whittington, 2019), Dublin Murders (créée par Tara French, 2019) Bodyguard (créée par Jed Mercurio, 2019) et, sur le DVD2, Charité (créée par Dorothée Schön, 2019) et De Gaulle, l’éclat et le secret (François Velle, 2020), puis des films L’Enfer sous terre (The War Below) (The War Below, J.P. Watts, 2021), Monsters of Man (Mark Toia, 2020), Dark Web : Cicada 3301 (Alan Ritchson, 2020) et Level 16 (Danishka Esterhazy, 2018).

L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné

Image - 4,0 / 5

L’image numérique (2.00:1), avec une fine résolution et des contrastes fermes, déploie une palette de couleurs naturelles, soigneusement étalonnées.

On regrette l’absence d’une édition Blu-ray.

Son - 4,0 / 5

Le son Dolby Digital stéréo de la version originale restitue clairement les dialogues. Une dynamique moyenne et une faible séparation des deux canaux limitent la sensation d’immersion dans l’ambiance.

Le doublage en français place trop en avant des dialogues manquant de naturel.

Crédits images : © BBC, Dancing Ledge Productions

Configuration de test
  • Vidéo projecteur SONY VPL-VW790ES
  • Sony UBP-X800M2
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • Diagonale image 275 cm
Note du disque
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Philippe Gautreau
Le 19 novembre 2021
Cette minisérie britannique, avec un scénario et au montage au soutien de la tension dramatique, dévoile, précisément et méthodiquement, tous les détails de l’empoisonnement d’un ex-espion russe et de sa fille à Salisbury, en 2018. Une affaire qui avait ému le Royaume Uni et la communauté internationale.

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L'Affaire Skripal : l'espion empoisonné
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