My Kid (2020) : le test complet du DVD

Here We Are

Réalisé par Nir Bergman
Avec Shai Avivi, Noam Imber et Smadi Wolfman

Édité par Blaq Out

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Le 03/08/2022
Critique

Une subtile description de la communication qu’ont réussi à établir un père et son fils autiste et de leur affection. Émouvant !

My Kid

Aaron a consacré sa vie à élever son fils autiste Uri. Ensemble, ils vivent dans une routine coupée du monde réel. Mais Uri est à présent un jeune adulte, avec de nouveaux désirs et de nouveaux besoins. Alors qu’ils sont en route vers l’institut spécialisé qui doit accueillir Uri, Aaron décide de s’enfuir avec lui, convaincu qu’il n’est pas prêt pour cette séparation.

My Kid (Heen’e Anachnu ; titre international : Here We Are), sélectionné dans la section Les Nouveaux venus du festival de Cannes en 2020, annulé en raison de la pandémie, sorti dans nos salles en décembre 2021, est le sixième long métrage de l’Israélien Nir Bergman, un des scénaristes de la série BeTipul qui sera déclinée dans plusieurs pays, notamment aux USA : En analyse (In Treatment, 2008-2021, 130 épisodes) et en France : En thérapie (2021, 70 épisodes à ce jour). Deux de ses films ont été édités en vidéo : Broken Wings (Knafayim Shvurot, 2002), l’histoire d’une mère de quatre enfants dont la vie est bouleversée par la mort soudaine de son mari, et La Grammaire intérieure (Hadikduk HaPnimi, 2010), l’histoire d’un adolescent qui décide d’arrêter de grandir pour ne pas devenir comme ses parents.

My Kid

My Kid, bien documenté, sonne juste. Dana Idisis, la scénariste, sait de quoi elle parle, avec un frère autiste. Et l’interprète d’Uri, le fils du directeur d’un centre spécialisé, a côtoyé des autistes pendant toute sa jeunesse. Le film montre subtilement, avec une remarquable économie de dialogues, comment Aaron a réussi à créer un langage et une gestuelle qui lui permettent de communiquer facilement et à installer une relation fusionnelle avec Uri, faiblement relié au réel, par le visionnage sur une tablette de films de Charles Chaplin et par l’attention qu’il porte à ses trois poissons rouges. Les acteurs transmettent avec une délicate sobriété les émotions des deux personnages. Le réalisme du scénario est renforcé par une photo naturaliste, sans effets recherchés.

Un film autrement plus authentique et touchant que le surfait Rain Man (Barry Levinson, 1988), pourtant salué par quatre Oscars.

My Kid

Généralités - 1,5 / 5

My Kid (91 minutes) et son supplément (23 minutes) tiennent sur un DVD-9 logé dans un boitier non fourni pour le test.

Le menu animé et musical propose le film dans sa version originale, en hébreu, avec sous-titres imposés, et le choix entre deux formats audio, Dolby Digital 5.1 ou 2.0 stéréo.

Bonus - 2,5 / 5

Entretien avec le réalisateur Nir Bergman (23’, anglais, sous-titré). L’idée du film lui est venue quand la scénariste Dana Idisis lui a dit qu’elle écrivait un scénario inspiré par la peur qu’elle avait sur le sort de son frère autiste lorsqu’il serait séparé de son père. Il s’est, dès lors, immiscé dans l’écriture du scénario exploitant le thème de la paternité, un sujet qui le hante depuis qu’il est devenu père, il y a 18 ans. Comment trouver le juste équilibre entre assurer la protection d’un enfant et lui laisser l’autonomie dont il a besoin. Le film fait référence au cinéma muet de Charlie Chaplin et ne montre que le monde que voient les deux personnages. Le choix de Noam Imber s’est vite imposé en raison de ses relations avec des autistes. Une recherche a permis d’étudier la connexion particulière qui s’établit entre les autistes et leurs parents. Au cours de l’écriture du scénario, l’attitude du père et de la mère d’Uri a été progressivement nuancée.

My Kid

Image - 5,0 / 5

L’image numérique, au ratio 1.85:1, lumineuse, agréablement contrastée, déploie des couleurs naturelles, soigneusement étalonnées. La résolution est au meilleur de ce que peut offrir le standard DVD.

Son - 4,5 / 5

Le son Dolby Digital 5.1 (avec une alternative 2.0 stéréo pour les équipements basiques) assure la clarté des dialogues, bien prioritisés. Une bonne dynamique et une répartition harmonieuse du signal sur les cinq voies créent une discrète, mais cohérente, impression d’immersion dans l’ambiance.

Crédits images : © Spiro Films

Configuration de test
  • Vidéo projecteur SONY VPL-VW790ES
  • Sony UBP-X800M2
  • Denon AVR-4520
  • Kit enceintes/caisson Focal Profile 918, CC908, SR908 et Chorus V (configuration 7.1)
  • Diagonale image 275 cm
Note du disque
Avis

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Philippe Gautreau
Le 4 août 2022
Sélectionné à Cannes, un film israélien sur l’autisme, bien documenté, autrement plus authentique et touchant que le surfait Rain Man.

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