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Ronin et les « service releases » de la Zone 2

Par Giuseppe Salza | Publié le
Ronin et les « service releases » de la Zone 2

Mgm/UA a réagi rapidement aux problèmes de Ronin. Le label (distribué par Warner Home Vidéo) vient d’annoncer aux revendeurs qu’une version corrigée du disque sera livrée dans la deuxième moitié de la semaine

. Ce nouvel pressage (qui n’apporte aucun élément supplémentaire) a pour but de corriger les bogues qui troublent la lecture du film sur certaines machines. Nous invitons les personnes disposant d’une copie « à problème » de Ronin à se renseigner auprès de leur revendeur pour procéder à un échange standard. Ces pépins ne concernent en aucun cas les possesseurs d’un lecteur d’une marque où le DVD ne pose aucun problème (Sony pas exemple). Comme disent les américains, « if it ain’t broke, don’t fix it ! ».

Ronin est loin d’être le seul disque à recourir à un nouveau pressage pour éliminer des problèmes de lecture. Avant lui, on a eu par exemple des soi-disantes « service releases » de Le Cinquième Elément (impossibilité de lecture sur DVD-Rom), Vol au-dessus d’un nid de coucou (mauvais masquage sur le pressage original), Godzilla (problèmes sur les lecteurs Philips), ou Six jours sept nuits (le pressage original était multizone). Selon certaines sources, GCTHV s’apprêterait à sortir aussi une autre version de Hudson Hawk, où la piste audio québécoise sera remplacée par une VF de France métropolitaine. Ces nouvelles versions sont distribuées très discrètement aux réseaux de vente, et elles ne disposent à priori d’aucun signe extérieur qui permette de les distinguer des anciens pressages. Il faut toutefois souligner que, la pluspart du temps, ces « fix » corrigent uniquement des bogues applicables à un nombre très limité de machines.

En attentant une nouvelle version, certains éditeurs proposent même des contournements aux consommateurs. Confronté à des graves problèmes de lecture de The Mask sur certains modèles Pioneer, l’éditeur PFC explique que dans les cas concernés, il faut configurer le lecteur en mode large (« wide »), avant d’introduire le DVD du film. Selon nos premiers renseignements, cette solution fonctionne correctement.

Les problèmes d’incompatibilité du software avec certains matériels sont familiers dans l’informatique, mais certainement pas dans l’homevidéo, où les produits sont censés être « stables ». A qui la faute, donc ? Aux éditeurs et aux laboratoires d’authoring/pressage, ou aux fabricants de lecteurs ?

Hélas, il n’y a pas un responsable unique dans chaque cas, ce qui équivaut à dire que les « fautes » sont souvent partagées entre les différentes forces en présence. Du coté du hardware, un DVD ne se limite pas à dialoguer avec le Bios du lecteur stocké dans le lecteur. Plusieurs autres éléments rentrent en jeu : l’accès direct au répertoire racine du disque, le traitement du flux MPEG-2, la gestion du changement de couche (certains lecteurs sont plus « rapides » que d’autres, mais pas sur les mêmes disques), sans oublier la mécanique elle-même. Toute déviation minimale du processus inscrit sur le disque peut entraîner des conséquences graves.

De façon analogue, le principal reproche adressé aux éditeurs consiste à dire qu’un contrôle de qualité plus soigné aurait permis de déceler à temps les éventuels problèmes. Ce qui est sans doute vrai. Mais les éditeurs se défendent en arguant que le nombre des lecteurs DVD en circulation rends quasiment impossible un contrôle exhaustif sur chaque modèle. Les fabricants ne se limitent en effet pas à produire des versions différentes des Bios pour les différents modèles de leur gamme : le même modèle peut avoir aisément une demi-douzaine de Bios différents, selon l’ancienneté de la machine. Difficile dans ce cas de garantir une compatibilité à toute épreuve.

Bref, s’il y avait un coupable à désigner, ce serait sans doute la spécification 1.0 du DVD-Video, pour son manque de flexibilité. C’est d’ailleurs ce qu’affirment de nombreux développeurs dans le domaine. Mais tous ajoutent que ces défauts de jeunesse pourront être surmontés. Comme cela est souvent le cas dans le secteur des jeux vidéo, les expériences acquises permettront de ne pas refaire deux fois la même erreur.

Maintenant, si seulement les éditeurs pouvaient adopter une politique de transparence vis à vis des DVD à problèmes… Les sites Web servent aussi à ça !

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