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Introduction à l'Ultra HD Blu-ray

Par Stéphane Leblanc | Publié le | Mis à jour
Introduction à l'Ultra HD Blu-ray

En espérant que le nouveau support optique sera mieux vendu dans nos contrées que son grand frère Blu-ray, voici une présentation détaillée (en anglais) de l’Ultra HD Blu-ray…

Ultra HD Blu-ray - Comparaison SD HD UHD

Quelques images et graphiques signés de la Blu-ray Disc Association, entendent bien vous donner le goût de l’Ultra HD et de son vaisseau amiral l’Ultra HD Blu-ray.

Au sein d’un site de présentation (en anglais uniquement pour le moment), l’association présente les principales caractéristiques du support dans un langage plutôt clair et à renfort de graphiques, images d’exemple et autres comparaisons interactives.

4 grands avantages sont mis en avant :

Définition

Avec sa définition de 3840 pixels de large sur 2160 de hauteur, l’UHD promet donc mathématiquement, une définition 4x supérieure à la HD proposée actuellement sur nos téléviseurs et par le support Blu-ray. Il faudra bien évidemment changer de lecteur et de téléviseur ou projecteur pour en profiter.

Palette de couleurs et HDR

Également en coopération avec les nouvelles capacités d’afffichage des téléviseurs, l’UHD promet une palette de couleurs bien plus riche avec une promesse de reproduction de 75% du spectre visible par l’oeil humain contre 35% avec la HD.

Sous les lettres HDR (High Dynamic Range) se cache également la possibilité d’augmenter les capacités de contraste de l’image. Des blancs plus blancs, des noirs plus noirs, pour une image beaucoup plus vivante.

Ultra HD Blu-ray - HDR

Fluidité

« Limitée » à 24 images par seconde, la HD peut, dans certains cas de travellings latéraux, présenter des saccades. L’UHD permet de monter jusqu’à 60 images par seconde, éliminant ainsi les saccades et donnant plus de naturel et de réalisme à ces mouvements.

Capacité de stockage et compatibilité

Enfin, avec une capacité allant jusqu’à 100 Go sur 3 couches, l’Ultra HD Blu-ray s’assure bien d’être le seul support capable d’accueillir les films encodés en UHD. Une façon pour le support physique de mettre de la distance avec les services de VOD qui ne pourront pas suivre ce rythme dans l’immédiat étant donné l’état général des réseaux domestiques.

Il faudra donc bien évidemment investir dans un nouveau lecteur (en plus d’un diffuseur 4K), sachant qu’il sera toujours compatible avec votre vidéothèque actuelle de DVD et Blu-ray.


Site original : INTRODUCING ULTRA HD BLU-RAY

Commentaires
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Falastus
Le 5 décembre 2015 à 17:36

Stéphane, je te poserais une seule question. Tu écris "En espérant que le nouveau support optique sera mieux vendu dans nos contrées que son grand frère Blu-ray"

Est-ce que tu y crois ? Est-ce qu'une seule personne qui bosse chez DVDFr y croit ? En toute sincérité ?

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Stéphane Leblanc
Le 7 décembre 2015 à 09:11

À partir du moment où il y a une marge de progression concernant la façon de faire et étant donné que l'on va atteindre un moment crucial où ces sociétés vont vraiment être en danger, oui, je me permets d'espérer et de croire que les choses peuvent changer, même si cette fameuse marge de manoeuvre est d'une extrême finesse...

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Falastus
Le 8 décembre 2015 à 19:34

Le marché de la vidéo physique a atteint son point culminant en 2004, atteignant un chiffre d'affaire de 2 milliards d'euros. En 2014, ce chiffre d'affaire n'était plus que de 800 millions d'euros.

 

Stéphane, les gros éditeurs que sont Warner, Paramount, Universal et compagnie reposent sur un trésor financier immense, qui leur permet de combler les pertes dû à ce marché de la vidéo physique en baisse. Leur marge de manoeuvre s'est certes largement réduite, mais je pense que leurs coussins ne sont pas complétement usés. Mais combien de temps vont-ils encore pouvoir tenir ?

Pour autant, je ne me fais aucun souci pour eux. En revanche, tous mes regards se portent sur les éditeurs indépendants, qui prennent en pleine figure cet état du marché de la vidéo physique. Plus intéressés par l'art cinématographique que par le mercantilisme, les éditeurs indépendants doivent avoir un bilan en fin d'année qui leur permet juste de survivre. J'espère me tromper, mais je pense qu'il y aura d'autres Neo Publishing. Ou alors, ils vont devoir s'unir en une seule et même entité pour continuer leur route sereinement.

Pour finir, à moins de revoir leur politique concernant les prix des blu-ray, les éditeurs n'en vendront pas plus et le blu-ray 4K, successeur du blu-ray, sera un échec. Et pour inciter les gens à consommer encore de la vidéo physique, les éditeurs vont devoir redoubler d'imagination pour démontrer que la vidéo physique a toujours une vraie valeur ajouté par rapport au dématérialisé, qui, lui, est en progression constante.

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Ludo_88
Le 11 décembre 2015 à 15:26

Mais est-ce que les éditeurs (hormis deux ou trois) veulent vraiment continuer dans le support physique ? Le dématerialisé est tellement autrement plus rentable...

Un éditeur motivé soigne ses éditions Blu-Ray et les vends pas très cher (Gaumont), souvent avec beaucoup moins de moyens que les grosses majors. Quand on voit comment Disney soigne maintenant ses éditions.

Ensuite, le 4K... Oui, c'est bien, mais pour des sources adaptées, genre 70mm ou natif 4K. Pour le 16 ou 35mm, le Blu-Ray suffit déjà (voyez les films en 70mm sur Blu-Ray, la différence saute de suite aux yeux). Le seul vrai apport sera le HDR avec plus de couleurs et de dynamique. Mais cela interessera t-il le consommateur lambda, a qui le plus souvent le DVD suffit (par manque d'information comparative) ! Surtout que les spécialistes après tests disent que la différence sur un téléviseur, même OLED est minime entre du 2K et du 4K... Alors si cela se voit que sur un vidéoprojecteur...

Le 4K sera encore plus un marché de niche que le Blu-Ray, avec un risque de voir les édition française plus pauvre en bonus et bande son HD... A moins qu'il ne remplace non pas le DVD, mais le Blu-Ray classique...

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Guillaume (DVDFr)
Le 11 décembre 2015 à 16:29

Ludo 88 et Falastus je suis complètement d'accord avec vous. Le support physique, qu'il soit Blu ray ou 4K vend de belles promesses mais faute de marketing des éditeurs, par attrait pour la SVOD (et gourmandise...) cela restera probablement un marché de niche. Comme Stéphane j'espère me tromper mais ne soyons pas dupes : le marché de la vidéo physique ne retrouvera jamais ses niveaux précédents.

Est-ce que pour autant la SVOD est la panacée universelle ? Je ne pense non. Tout le monde n'a pas le débit pour du 4K et c'est pas le plan THD qui va changer ça même s'il y a du mieux. Le consommateur également se fiche de la résolution, du débit, du HDR, du son multi canaux... de toutes façons les médias sont de plus en plus consommés sur tablette voir smartphone (en tout cas les jeunes) qui ont certes des écrans Full HD pour certains mais pour lesquels du 720p est déjà très largement suffisant ! Et ceux qui veulent du grand spectacle retournent au cinéma.

Quelques gros titres sortiront dans de belles éditions, des éditeurs de niche investiront peut-être ce marché si le ticket d'entrée est pas trop élevé (j'en doute, déjà à cause des coûts de la licence bluray et des codecs).

Et dans quelques années, quand la chronologie des médias aura explosé, la vidéo subira le même sort que l'audio : nivellement par le bas et on accusera le vilain piratage internet alors qu'ils n'ont jamais su démocratiser le support (ce qui passe par un prix de vente identique à celui du DVD, du marketting, etc.)

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