ACTUALITÉ

Silent Running : SF écolo vintage

Par Stéphane Leblanc | Publié le | Mis à jour
Silent Running : SF écolo vintage

Bien calé entre 2001 l’odyssée de l’espace et le premier Star Wars, Silent Running vient de fêter ses 44 ans. Wild Side offre une édition spatiale au film culte de Douglas Trumbull.

Silent Running

La SF qui pense

Le cinéma regorge de noms peu connus du grand public qui sont pourtant à l’origine d’images ou de films entiers qui ont marqué les esprits. Parmi eux, Douglas Trumbull, repsonsable des effets visuels spectaculaires de 2001 : l’odyssée de l’espace, Rencontres du troisième type, Star Trek : Le film, Blade Runner et plus récemment The Tree of Life (L’arbre de vie)… rien que ça !

Éternel passionné de l’image et des ses possibilités technico-narratives, Trumbull n’a cependant tenté que deux fois l’expérience du long métrage avec le saisissant Brainstorm en 1983 et bien évidemment Silent Running en 1972, sa toute première réalisation (il a également à son actif des courts métrages expérimentaux et autres films pour attractions à sensation fortes comme le « ride » Retour vers le Futur des studios Universal). Totalement débutant et devant jongler avec un budget modeste, Trumbull reçu l’aide d’étudiants (dont un certain John Dykstra qui enchaînera juste après sur Star Wars - Episode IV : Un nouvel espoir) et dû faire preuve d’ingéniosité pour fabriquer la maquette du vaisseau « Valley Forge », longue de 8 mètres et composée d’acier, de bois, de plastique et des pièces détachées de 650 maquettes de tanks militaires du commerce. Quant aux trois attachants robots-drones, il s’agit de combinaisons « habitées » par des acteurs amputés de leurs deux membres inférieurs et marchant sur les mains… il fallait y penser.

Silent Running

Ni film d’action, ni plongée philosophique, Silent Running fait partie de cette catégorie assez restreinte de la SF dite « intelligente », dans le sens où l’imagination n’est pas source d’un délire visuel tourbillonnant, mais où elle se met plutôt au service d’une réflexion sur le devenir de l’homme ou sur certaines dérives déjà en cours. On parle alors plutôt de « film d’anticipation ». Anticipation, écrite ici par Michael Cimino (Voyage au bout de l’enfer, La Porte du paradis) et Steven Bochco (New York Police Blues, Columbo), qui est malheureusement fortement d’actualité aujourd’hui puisqu’il est question de sauvegarder les derniers vestiges végétaux de notre planète dans d’immenses vaisseaux spatiaux nurseries…

Mais malgré sa forme et son fond saisissants, la performance inoubliable de Bruce Dern (Nebraska, Le Retour, Les 8 salopards) et son passage remarqué au tout premier festival d’Avoriaz, Silent Running est de ses films dont la réputation et le culte se sont installé au fil des années, grâce aux éditions vidéo notamment.

Silent remastering

En France, c’est en 2002 qu’une édition DVD est sortie en catimini, au sein d’une opération de fonds de catalogue à petit prix, chez Universal. Master terne et non-anamorphique, pistes 1.0 et la bande-annonce pour seul bonus… les fans furent assez peu satisfaits. Et puis, le 6 juillet 2016, ce sera déjà Noël grâce au chat hirsute de Wild Side qui revient avec un nouveau MediaBook collector de Silent Running contenant le Blu-ray du film, le DVD et un livre exclusif de 74 pages rédigé par Frédéric Albert Lévy (‘FAL’, membre fondateur de la revue Starfix) et illustré de photos d’archive rares.

Silent Running - Blu-ray/DVD

Profitant du nouveau master signé Universal pour l’édition US en 2015, la galette Blu-ray de cette édition s’annonce comme un bain de jouvence pour la photographie et les effets spéciaux et un bond qualitatif énorme face à l’édition DVD.

Image 1 : DVD (2002) / Image 2 : Blu-ray (2015)

Outre le transfert anamorphique et en plus du gain évident de définition, le Blu-ray apporte ici une colorimétrie moins bleue, des contrastes renforcés, une luminosité plus affirmée et un cadrage plus large avec un gain d’image en haut, à gauche et à droite.

Image 1 : DVD (2002) / Image 2 : Blu-ray (2015)

Mêmes constatations avec cette seconde comparaison, auxquelles on peut ajouter la levée d’un certain voile terne présent sur l’image de l’édtition DVD.

Côté son, les pistes VF et VOST seront proposées en DTS-HD Master Audio 2.0mono sur le Blu-ray. Le DVD accueillera quant à lui la VOST en DTS 2.0mono et la VF en Dolby Digital 2.0mono.

Le livre de 74 pages ne sera pas le seul bonus, puisque l’ensemble des suppléments présents sur l’édition Blu-ray américaine seront au rendez-vous (à part le commentaire audio de Douglas Trumbull et Bruce Dern) :

  • un making of d’époque
  • un entretien avec Douglas Trumbull
  • un entretien avec Bruce Dern
  • un module intitulé « Hier, aujourd’hui et demain par Douglas Trumbull »

La merveille est d’ores et déjà disponible à la pré-commande chez Amazon (24,99 €).

Commentaires

Personne n'a encore réagi à cet article. Soyez le premier !

Ajouter un commentaire

Pour commenter, connectez-vous à l'aide de votre compte DVDFr ou Facebook

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, l'affichage de vidéos ou encore le partage sur les réseaux sociaux.

OK En savoir plus