Eugénie de Sade + Justine de Sade (1969) - DVD

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Pays : Italie, Lichtenstein, Allemagne

Eugénie de Sade + Justine de Sade (Pack) - DVD

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Synopsis : Plongez dans l’imagination perverse du Marquis de Sade avec ce bipack qui comprend les films « Eugénie de Sade » et « Justine de Sade ».

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Aventi Distribution

EAN

3530941023303

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Avis et critiques

Il y a 2 avis sur cette œuvre  :

Les Avis des Lecteurs

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Guillaume
Le 28 juin 2006
Eugénie de Sade :
Deuxième film du réalisateur espagnol Jess Franco avec la contribution de Soledad Miranda comme actrice. Sorti peu après Count Dracula en 1970 (avec Soledad dans un second rôle), ce film fait parti de la trilogie des thrillers érotiques qui vont suivre, tournés en majeure partie au Liechtenstein (Eugénie de Sade, Nightmares Come at Night, et Sex Charade) dans lesquels on retrouve un casting d’acteurs à peu près semblable.
Inspiré de la nouvelle tragique « Eugénie de Franval » du Marquis de Sade, le film raconte l’histoire d’Eugénie Radeck (interprétée par Soledad Miranda qui utilisera comme pseudo Susann Korda) qui vie dans un faubourg de Berlin avec son beau-père. Un soir, elle découvre le véritable caractère sadique de ce dernier. Par amour incestueux, la jeune fille commettra avec lui toute une série de crimes jusqu’à ce qu’elle s’éprend d’une de ces futures victimes choisies par son père. Mais, il sera trop tard (…). Jess Franco (toujours aussi énigmatique), interprète le rôle d’un écrivain (Attila Taner) qui va tenter de démêler l’historique des deux protagonistes. C’est Eugénie en train de mourir qui raconte à ce dernier (Attila) sa propre histoire.
On retrouve également dans ce film les acteurs Paul Müller, Andrés Monales, Greta Schmidt et Alice Arno. La musique est signée Bruno Nicolai.
Il s’agit d’un film majeur dans la filmographie de Jess Franco (en dehors des différents navets à oublier qu’il a pu écrire à partir de la fin des années 70’), même si je considère « Count Dracula » comme l’un de ces plus réussi. On retrouve dans Eugénie de Sade » les différents éléments habituels utilisés dans le cinéma de Jess Franco: incessants « shooting footage », voix-off, ambiance hallucinatoire, baroque, parfois kitsh ainsi que la touche érotique cher à ce Jess Franco.
L’actrice Soledad Miranda apporte dans ce film une touche onirique que l’on retrouve aisément dans « Vampyros Lesbos » ou « She Killed in Ecstasy ». Soledad apparaît dans « Eugénie de Sade » le teint blâme, souvent recroquevillée sur elle-même, apeurée, avec un regard sombre, poignant et d’une délicate beauté. Bref, un film relativement fort réussi pour les amateurs du genre mais qui n’aurait pas eu cette envergure sans la présence de Soledad Miranda.

Justine de Sade :
Ce dernier est amplement différent dans l’approche cinématographique et quand au dénouement final. On ne retrouve ni l’ambiance glauque du précédent ni son côté « sexadélique ». Sur le plan artistique Justine de Sade est nettement mieux réussi. Il s’agit d’un film en costume tourné en décors naturels. La réalisation est nettement supérieure à celle d’Eugénie de Sade. Inspiré lui aussi des écrits du marquis de Sade, le film raconte l’histoire de deux jeunes filles Justine et Juliette qui doivent quitter l’orphelinat. Filmer sans réel fil conducteur (un peu à la « road movies ») on y voit les différent méandres que subira Justine une fois confrontée au monde extérieur. La musique est également signée Bruno Nicolai.
On retrouve notamment dans ce film les acteurs Klaus Kinski, Jack Palance et Romina Power.
Concernant Klaus Kinski, je pensais qu’il jouerait un rôle plus important dans ce film. Dommage car les brèves apparitions de ce dernier interprétant les différents états d’esprit du marquis de Sade écrivant sa nouvelle « Justine de Sade » sont excellentes. « Jack the ripper » de Jess Franco lui offrira la possibilité de s’exprimer davantage. Enfin je préfère tout de même voir jouer ce formidable acteur dans un film de W.Herzorg dans lequel ces talents sont davantage mis en exergues.
Par contre Jack Palance qui joue le rôle de guru d’une confrérie sadique est nul à souhait. Howard Vernon (que l’on retrouve dans la plus part des Franco de l’époque) n’est également guère mieux dans ce film.
Concernant, Romina Power, touchante par son charme naturel, elle interprète à merveille le rôle qui lui a été attribué. Pour ceux qui connaissent la filmographie de Jess Franco, elle est très proche de Susann Hemingway que l’on retrouve dans « love letters of a Portuguese nun » (1977) par le coté pure et innocent qu’elle incarne via ce rôle.
Un film fort réussi, plus accessible qu’Eugénie de Sade et qui pourrait constituer une meilleure entrée en matière pour ceux qui souhaitent découvrir la filmographie de Jess Franco
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Josquin
Le 14 mars 2006
Ma note vaut uniquement pour Justine, car Eugénie est une adaptation de Sade reléguée à la fin des 60's, avec tout un lot de détails malsains et pervers. Justine, elle, est plus abordable pour les âmes sensibles.
Plus on regarde les films de Jess Franco, plus on remarque son attirance pour les jeunes et jolies brunettes desservies par un corps mince et de longs cheveux épousant un minois innocent. Choix d'autant plus intéressant que n'importe quel homme s'y retrouve : absence de sous-vêtements, plans très aguicheurs, en particulier sur les jambes et les pieds nus, soulignés par des dialogues non moins débridés. Loin de se vautrer dans une perversité aigue ( alors qu'il s'agit là d'une adaptation de Sade ), Jess Franco montre la nudité sous un angle purement jouissif pour le regard et avec un naturel langoureux, un peu comme à la recherche de la dernière Eve, sans ignorer les mauvaises filles. La mise en scène, la réalisation, les costumes, les décors ( rues pavées, château, auberge, prison, terrain en friche... ) sont vraiment excellents. A aucun moment, la patte " studio " ne se fait sentir.
La présence de Klaus Kinski en ce cher marquis est un pur régal pour le cinéphile. Nous ne le voyons pas à l'oeuvre, car Justine est une de ces nouvelles écrites en prison. Mais la folie et le désespoir du personnage y sont admirablement interprétés. La prestation de Jack Palance est en revanche pitoyable. Je n'ai jamais vu un acteur se la jouer " crispation faciale " à ce point-là. Peut-être son apparente ébriété ne relevait-elle pas de la comédie. Heureusement, ce grand acteur jouant mal n'y a qu'un petit rôle.
L'accroche en couv' ( désirs, plaisirs pervers, etc... ) est injustifiée car "Justine" se situe dans la lignée de "Cartouche" : même époque, mêmes voleurs, un rien plus sournois, fougue et discours acerbe des persos. Ce qui change, c'est la nudité d'une vierge s'attirant malgré elle les malintentions des hommes, et aussi l'aspect sérieux du sujet, cette transpiration de l'interdit qui est envers l'héroïne mise en scène sous forme d'images superposées, ombragées. Néanmoins, y figure une séquence avec poignets encordés et fouet. Mais en définitive, plus sadien que sadique.
Jess Franco s'était vraiment surpassé sur ce coup-là.

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