Die Hard 5 : Belle journée pour mourir : le test complet du Blu-ray

A Good Day to Die Hard

Combo Blu-ray Version Longue + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook

2013. Réalisé par John Moore
Avec Bruce Willis, Jai Courtney et Sebastian Koch

Édité par 20th Century Fox

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Le 28/06/2013
Critique

L’inspecteur John McClane, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, se rend à Moscou porter secours à son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, la situation va vite dégénérer et les deux McClane vont devoir apprendre à travailler ensemble… ou presque.

Encouragée par le succès international de Die Hard 4 - Retour en enfer malgré les critiques négatives, la 20th Century Fox décide de relancer l’une de ses plus fructueuses franchises pour un cinquième volet intitulé Die Hard : Belle journée pour mourir. Le problème, c’est que ce nouvel opus est réalisé par John Moore, coupable de navets et de nanars inénarrables comme En territoire ennemi, Le Vol du Phoenix et surtout Max Payne. C’est peu dire que cette cinquième aventure de John McClane ne partait pas sous les meilleurs auspices.

A partir d’un postulat de départ quasi-inexistant, Bruce Willis se retrouve donc à Moscou, encore une fois au mauvais endroit et au mauvais moment, et commence à détruire les rues de la ville rouge au bout d’un quart d’heure durant une course-poursuite de dix minutes, sans raison ni aucune crédibilité, sans gêne ni soucis dramatiques.

En secouant sa caméra dans tous les sens, usant des lens flare à tire-larigot, John Moore transforme John McClane en véritable personnage de dessin animé ou plutôt de jeu vidéo (mission : aller tout droit en flinguant ou en explosant tout ce qui nous empêche d’avancer, pendant 90 minutes), lui fait faire moult tonneaux en voiture et s’en relève sans égratignure, cherchant à emprunter un autre véhicule pour continuer la poursuite, tandis que Marco Beltrami, guère réputé pour ses partitions légères, s’emporte en convoquant toutes les basses possibles et imaginables pour illustrer ce grand n’importe nawak.

Ne cherchez pas, il n’y a plus une once de psychologie dans Die Hard 5 : Belle journée pour mourir : seulement des calibres toujours plus gros, des hélicoptères toujours plus perfectionnés, des méchants de pacotille, une surenchère pyrotechnique aussi irritante que consternante. Si Jai Courtney s’en sort plutôt bien dans le rôle du fiston de l’inspecteur McClane, Bruce Willis est en mode automatique tout du long et paraît même s’endormir en débitant des dialogues auxquels il ne croit pas, surtout ses blagues pas drôles chopées dans le premier Carambar venu. Ce n’est pas le Yippie-Kai-Yay final totalement gratuit et murmuré pour faire plaisir aux fans de la première heure qui rattrape le coup.

Certes, le cinéma d’action a évolué entre les 25 ans qui séparent le premier et le dernier Die Hard, mais transformer John McClane en surhomme qui survit à toutes les explosions, les chutes de centaines de mètres et même aux radiations de Tchernobyl dans une improbable dernière partie n’était franchement l’approche à adopter à l’heure où même les Batman, James Bond et Superman semblent évoluer dans un monde cinématographique à tendance « réaliste » pour créer un élément fondamental au cinéma et que ne parvient jamais à inspirer ce Die Hard 5 : Belle journée pour mourir, l’empathie.

Généralités - 4,5 / 5

Cette édition Blu-ray limitée comprend un boîtier SteelBook élégant, avec le film en version longue ou en version cinéma, des bonus exclusifs aux supports HD, ainsi que le DVD du film ne comprenant que les scènes coupées en guise d’interactivité. La jaquette reprend le visuel de l’affiche du film, tout comme la sérigraphie du Blu-ray. Le menu principal est sobrement animé et musical.

Bonus - 5,0 / 5

Tout d’abord, l’éditeur annonce fièrement une version longue de Die Hard 5 : Belle journée pour mourir. On l’enclenche, consternation. Quatre minutes semblent différencier les deux montages et fait en plus disparaître totalement le personnage de Lucy McClane de l’histoire, au début à l’aéroport, au téléphone en Russie et lors de la dernière séquence lors du retour des héros sur le sol américain. Cette version ne change rien au montage sorti dans les salles, mise à part une séquence un poil plus longue quand Jack McClane force une voiture pour se rendre à Tchernobyl. On peut d’ailleurs voir un aperçu de cette scène dans la section des scènes coupées. Les extraits vus dans la bande-annonce que nous ne retrouvions pas au cinéma, ne sont donc pas présents dans cette version longue.

Afin de bien faire comprendre aux spectateurs que ce Die Hard 5 : Belle journée pour mourir fait bel et bien partie de la franchise, un petit montage de 3 minutes constitué des répliques et extraits des précédents volets rend un petit hommage à la gloire de John McClane.

Nous trouvons ensuite un commentaire audio (VOST) du « réalisateur » John Moore accompagné de son premier assistant Mark Cotone, disponible uniquement sur la version « longue ». On ne pourra pas reprocher à ce binôme d’être drôle et enjoué en disant que ce commentaire, enregistré avant la sortie du film dans les salles et la volée de bois vert (à laquelle ils s’attendent), n’intéressera probablement que ceux qui ont aimé le film (« une des dix personnes qui ont vu Max Payne » dit John Moore), ou plutôt quelques passages.

Ce commentaire devient drôle quand le cinéaste explique que cet épisode est sans nul doute le plus complexe de la saga ou que Bruce Willis a toujours su préserver les intérêts de la franchise qui a contribué à faire de lui une star internationale. Le reste du temps, les deux collaborateurs s’expriment sur les effets visuels, les cascades, les flingues (John Moore est incollable mais se défend d’aimer ces gros jouets), la course-poursuite (fièrement comparée à celle de French Connection), les explosions, les fusillades, le tournage sur fond vert - en même temps il n’y a pas grand-chose d’autre à analyser - les problèmes de sudation d’un comédien, le casting, et les idées de scénario écrites sur une serviette de table (véridique).

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le bousin, ou plutôt le tournage de Die Hard 5 : Belle journée pour mourir à travers un making of d’une heure divisé en quinze chapitres centrés sur les cascades, les hélicoptères, les effets spéciaux, les armes, les prises de vue à Budapest, la photographie du film, la reconstitution de Tchernobyl, le montage, l’étalonnage des couleurs, la musique, etc…

Toute l’équipe répond présent le sourire aux lèvres en montrant fièrement tout ce qu’ils ont fait exploser à travers moult images de tournage. John Moore s’éclate, Bruce Willis fait la moue en disant qu‘« il s’agit d’un bon gros Die Hard », Jai Courtney est branché en mode promo avec ses bras gonflés à l’hélium, les producteurs ont des dollars à la place des pupilles, le green-screen est omniprésent et permet de régler le contraste des verts de notre LCD, tandis que Marco Beltrami dirige son orchestre avec un gourdin à la place d’une baguette. Ce documentaire n’aborde jamais le scénario (et pour cause…) et réjouira tous les adeptes des dessous de tournage puisque seul l’aspect technique y est abordé.

Afin de bien vous faire rentrer dans la tête la manière dont a été réalisée la course-poursuite dans les rues de Moscou, un module de 26 minutes analyse point par point les différentes étapes de sa confection. Nous retrouvons donc la même clique que précédemment, s’enthousiasmant devant toutes les voitures écrasées, pulvérisées, explosées, les 300 mètres de green-screen (un record) utilisés pour une séquence en particulier, ainsi que les véhicules mis à disposition pour déclarer la guerre à Vladimir Poutine. Abrité derrière une console, John Moore déclare avoir réalisé la poursuite ultime, on y évoque Bullitt, Ronin et La Vengeance dans la peau avec modestie en disant qu’il faudra désormais compter sur celle du cinquième Die Hard.

N’attendez pas de voir la belle Yuliya Snigir ouvrir sa combinaison de moto (que l’on voyait dans la bande-annonce) parmi les sept scènes coupées proposées (14’). Ces dernières n’apportent rien d’original à part une introduction différente mais ratée de John McClane, un achat compulsif de gros calibres de McClane (qui doit piocher dans sa caisse de retraite pour payer) et de son rejeton dans une armurerie russe, ainsi qu’une bagarre entre les deux McClane et des tchétchènes avant de se diriger vers Tchernobyl.

Cet épisode repose sur l’introduction du fils de John McClane, évoqué dès Piège de cristal, dans l’action aux côtés de son paternel. Un segment de huit minutes (Les deux font la paire) se focalise sur la relation père-fils à l’écran et sur le plateau de Jai Courtney et Bruce Willis, évoquant un possible passage de flambeau.

John McClane est au centre du supplément intitulé Retour à l’action (7’) durant lequel les comédiens s’expriment sur la figure mythique de l’antihéros par excellence de l’histoire du cinéma.

Que les méchants du film se rassurent, un documentaire de sept minutes leur est consacré. Les acteurs incarnant le « mal » de cette cinquième aventure de John McClane interviennent avec tous les superlatifs possibles pour dire à quel point ils sont heureux d’intégrer la saga. C’est beau…

Douze minutes d’animatiques rendent compte des prévisualisations effectuées avant le tournage. Nous y voyons également les images animées de deux introductions prévues mais finalement abandonnées, une centrée sur le vol d’un wagon plombé par un hélicoptère dans le grand froid soviétique, une autre se déroulant visiblement dans le désert avec le vol d’un camion. Une autre animation montre que nous avons échappé à quelques séquences gratinées lors de la course-poursuite à Moscou, dont une se déroulant sur une patinoire et une autre dans un parking.

Un petit montage sympathique (muet, ça repose) d’un peu plus de cinq minutes décortique les effets visuels et les images composites de différentes scènes d’action du film.

L’interactivité se clôt sur deux films-annonces (avec des plans alternatifs), une très belle galerie de dessins préparatoires (130 planches), 87 storyboards plutôt moches dont celui de la scène d’introduction abandonnée.

Image - 5,0 / 5

Le chef opérateur français Jonathan Sela avait déjà collaboré avec John Moore sur La Malédiction et Max Payne. Il n’est donc pas étonnant de le retrouver à nouveau sur Die Hard 5 : Belle journée pour mourir. Les partis pris esthétiques « stylisés » du directeur de la photographie trouvent en Blu-ray un magnifique écrin, restituant merveilleusement la colorimétrie froide et désaturée, le grain prononcé (dû à l’usage de pellicules Fuji), des noirs denses, des contrastes léchés, une clarté jamais démentie (le crâne de Bruce Willis renvoie la lumière comme jamais auparavant), un relief appréciable et des détails qui ne manquent pas, notamment sur les plans larges.

Les volontés artistiques flattent continuellement la rétine, le vert façon enseigne de pharmacie, les lens flare bleutés de Tchernobyl, les spots rouge et orange sont riches et variées, les séquences extérieures sont lumineuses. La compression AVC affermit les prises de vue parkinsoniennes de John Moore, la définition demeure exemplaire et le cadre affiche une superbe profondeur de champ. Du bel ouvrage HD qui ferait presque croire que le film est réussi !

Son - 5,0 / 5

Comme c’est souvent le cas avec ce genre de spectacle assourdissant, votre Home Cinéma est mis à rude épreuve avec Die Hard 5 : Belle journée pour mourir et nous vous conseillons une fois de plus de visionner ce Blu-ray en pleine journée ou dans un bunker afin d’éviter les ennuis avec votre voisinage.

La piste anglaise bénéficie d’un mixage DTS-HD Master Audio 7.1 explosif qui exploite le moindre recoin de votre installation dans un tourbillon acoustique aussi retentissant que renversant. Toutes les enceintes distillent un lot d’effets violents et percutants en tous genres durant 1h30 (la course-poursuite, l’attaque du repaire et celle de l’hélicoptère contre le bâtiment, jusqu’au point d’orgue de l’assaut à Tchernobyl), la musique est particulièrement servie par une éblouissante spatialisation et les dialogues ne manquent jamais de punch ni de fluidité sur la centrale. Les ambiances naturelles, le fracas des tôles froissées, les explosions, les fusillades aux calibres divers et variés, les klaxons, le survol des hélicoptères, se déploient avec ardeur.

N’oublions pas la piste française, qui bien que livrée en DTS 5.1, demeure tapageuse à souhait.

Crédits images : © 20th Century Fox

Configuration de test
  • Téléviseur 16/9 Sony LCD Bravia KDL-32W5710
  • Sony BDP-5350
  • Ampli Pioneer VSX-520
  • Kit enceintes/caisson Mosscade (configuration 5.1)
  • TEST EN RÉSOLUTION 1080p - Diagonale image 81 cm
Note du disque
Avis

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ouioui
Le 5 août 2015
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Baptiste
Le 7 mai 2014
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Giuseppe Salza
Le 20 juillet 2013
Pas de commentaire.

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